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Kinshasa : Le souhait du Coordonnateur de Caritas-Développement Kinshasa est que les Caritas paroissiales s’organisent bien et aillent de l’avant PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 28 Mars 2011 08:09

Kinshasa, le 28 mars 2011 (caritasdev.cd) : « Mon souhait est que  les Caritas paroissiales s’organisent bien et qu’elles aillent de l’avant. J’émets le vœu qu’existe une bonne collaboration entre le curé, les membres de l’équipe paroissiale de la Caritas, les fidèles et nous dans la Structure diocésaine (…) », affirme monsieur l’Abbé Bruno Nzungu, dans une interview (à lire ci-dessous) qu’il vient d’accorder à la Cellule de  Communication de Caritas Congo Asbl. Le Coordonnateur de Caritas Développement Kinshasa émet le vœu qu’existe une bonne collaboration entre le curé, les membres de l’équipe paroissiale de la Caritas, les fidèles et  la Structure diocésaine, rapporte caritasdev.cd

 

 

Question : Parlez-nous des Caritas paroissiales à Kinshasa, du point  de vue de leur nombre et des questions se posant dans leur fonctionnement ?

Réponse : Les Caritas paroissiales doivent être autant qu’il y a des paroisses dans l’Archidiocèse de Kinshasa.  Toutes les paroisses n’ont cependant pas de Caritas. Actuellement, on compte 142 paroisses, sans faire allusion aux succursales. Sur ces 142 paroisses,  on en dénombre au moins 34 où Caritas-Développement fonctionne comme une seule  Commission. Nous avons déjà demandé aux responsables décanaux et aux présidents des Caritas qu’ils s’entendent pour faire fonctionner les deux séparément. Ces institutions sont des structures bien distinctes. Le Développement ne peut pas s’occuper  des urgences, de  la visite auprès des malades, de la distribution de l’assistance humanitaire par exemple. Ce travail relève  de la compétence de la Caritas. Faire fonctionner ensemble ces deux institutions  n’est pas une sinécure, quand bien même on parlerait de Caritas-Développement.  Nous nous prononçons, s’agissant des paroisses à Kinshasa, pour un fonctionnement séparé des structures Caritas et de la structure Développement, suivant la directive en la matière donnée par la Commission Episcopale Caritas-Développement.

 

Question : Qu’est-ce qu’il en est de la collaboration entre la Structure centrale de la Caritas-Développement à Kinshasa et les Caritas dans les  paroisses ?

Réponse :   Je suis très satisfait du travail accompli par nos Caritas paroissiales, de la façon dont celles-ci collaborent avec notre Bureau de Caritas-Développement Kinshasa, notamment  avec notre Service d’accompagnement des malades à domicile (AMD) et des Communautés ecclésiales vivantes de base. Les membres  des Caritas collaborant avec notre Service sont des volontaires. Le travail réalisé dans ce cadre est donc satisfaisant.  Les failles ne manquent cependant pas dans certaines paroisses. Les Caritas paroissiales  travaillent avec le Bureau de la Caritas Développement de Kinshasa dans l’esprit de nous compléter, afin que  l’action au profit des vulnérables soit menée à partir de la base, de nos Communautés Ecclésiales Vivantes de Base.

 

Question : Quel est finalement, selon vous, le travail que réalisent les Caritas paroissiales ?

Réponse : La Caritas Kinshasa a pris son ampleur en 1975. En dépit de leur fonctionnement de  manière séparée ou ensemble, les Commissions Caritas-Développement de l’Archidiocèse ont abattu un travail digne d’éloges à partir de l’année 1975.  Certains  curés dans leurs paroisses  semblent prendre des distances vis-à-vis  de leurs Caritas paroissiales, s’imaginant que celles-ci ne savent que leur amener des demandes d’assistance. Ces Caritas dans les paroisses se distinguent lors des temps forts de la vie de l’Eglise – Avent, Carême, Journée Mondiale des Malades et actuellement la Journée diocésaine de la Caritas – par des activités non négligeables. Elles sont importantes pour l’Eglise. Elles nous mettent au courant de ce qui se passe à la base, dans les paroisses, en nous fournissant des données utiles.

 

Question : La collaboration des Caritas paroissiales vous est donc d’une grande utilité … Y a-t-il des cas concrets à citer dans ce cadre ?

Réponse : Les présidents décanaux     sont en contact permanent avec le Bureau Diocésain de la Caritas et ils prennent part aux réunions quand cela s’impose, en vue de notre travail. Les initiatives et les dispositions   arrêtées lors des réunions sont mises en pratique dans les paroisses. Chacune d’elles compte dans les structures de sa Caritas un président, un vice-président, un secrétaire et un trésorier. Ceux-ci collaborent, en grande partie comme des volontaires, avec notre Bureau au niveau des urgences, de la santé,  du développement et viennent nous informer quand des cas dans ces domaines nécessitent une intervention imminente. Sans la collaboration de la base et celle des curés, il nous est difficile de saisir les problèmes, les cas des nécessiteux et d’autres besoins dans les paroisses.

Le 11 février par exemple a eu lieu la fête de la Journée Mondiales des Malades. Nous avons organisé des sessions dans les Communautés Ecclésiales Vivantes de Base pour leur expliquer ce qu’est la prise en charge des malades, quel est le rôle des chrétiens catholiques dans un tel engagement et ce que ceux-ci doivent attendre de leur Commission ad hoc dans la paroisse.

L’année  passée, c’est-à-dire en 2010, a été organisée une messe et avec l’argent récolté lors des offrandes nous avons fait soigner  deux enfants, dont un souffrant de cancer.

Nous avons préparé la Journée diocésaine de  la Caritas qui a été fixée le 20 mars dans toutes les paroisses dans l’Archidiocèse. Je sais que Son Eminence  a rendu publique un mandement pour la toute première fois dans l’histoire de l’Archidiocèse  sur la pratique de la charité comme dimension incontournable de la vie chrétienne.

 

Question : Le fonctionnement des Caritas paroissiales est-il facile ? Le Cardinal-Archevêque s’implique-t-il dans ce travail ?

Réponse : Nous comptons au niveau des paroisses un certain nombre de curés qui ne collaborent pas avec les membres de la Caritas paroissiale. « Débrouillez-vous », lancent des curés à leurs Caritas paroissiales. Tel est le cas surtout quand celles-ci viennent demander de l’argent devant provenir de la caisse paroissiale. Au niveau de la base, les chrétiens n’entendent pas soutenir les personnes vulnérables. Plusieurs chrétiens dans nos paroisses s’imaginent que  la Caritas est une sorte de vache laitière qui doit chaque fois tout donner. Ils ne se  posent pas la question de savoir d’où proviennent les  ressources que fournit la  Caritas. Ils laissent tout à la charge du président de leur Caritas paroissiale, pour que celui-ci se débrouille seul.  Dans chaque paroisse, je souligne que la Commission Caritas-Développement existant a pour mission de rappeler aux chrétiens qu’ils doivent se prendre en charge pour améliorer la qualité de leur existence. Les chrétiens sont appelés à apprendre, à s’imprégner  du rôle de la Caritas paroissiale et à comprendre d’où proviennent les ressources de celle-ci. S’ils soutiennent leurs Caritas paroissiales, celles-ci seront capables de s’occuper des vulnérables et notre Bureau diocésain sera lui aussi à même de mieux collaborer avec le réseau diocésain de Caritas. Le Cardinal-Archevêque y tient. Nous faisons  tout notre possible pour l’intéresser du reste  à tout ce qui se passe dans nos Caritas paroissiales, afin de voir ce qu’il peut à son niveau apporter ou faire.  Son Eminence  est déjà intervenue personnellement dans plusieurs cas, quand nous lui avons donné des informations  à temps : assistance à des malades, paiement des frais de loyer pour des indigents,  aide sur le plan scolaire…

 

Question : Peut-on, à la fin de cette interview, vous demander de parler de l’implication des volontaires des Caritas paroissiales dans les trois régions apostoliques de l’Archidiocèse et de vos souhaits  concernant ces structures caritatives de la base à Kinshasa ?

Q : Nos volontaires se sont impliqués au niveau des trois régions apostoliques en vue de l’identification des enfants devant subir des interventions concernant des cas de cécité, de surdité, de fente labiale et autres cas d’handicap additionnel. Les mêmes volontaires sont intervenus sur le plan de la sensibilisation, de l’accompagnement, des soins et de suivi, et ce jusqu’à ce jour. Le 10 décembre 2010, les enfants orphelins et vulnérables au nombre de 400 ont reçu des kits de réinsertion professionnelle lors d’une journée consacrée à eux, activité réalisée par  le Service OEV (Orphelins et Enfants Vulnérables). Les Caritas paroissiales se sont investies dans cette activité. Celles-ci ont aidé le Bureau diocésain en vue de l’identification des enfants dans les trois régions apostoliques de l’Archidiocèse afin qu’un service de celui-ci leur apprenne un métier.  Ces jeunes ont été regroupés à Dumi (Plateau des Batéké), après l’identification au niveau des  Caritas paroissiales, dans le cadre du projet de coopération agricole initié par le Cardinal Laurent Monsengwo. Une vingtaine ont suivi jusqu’au  bout leur formation sous l’encadrement d’un chargé de projet du Bureau Diocésain de Caritas Kinshasa. Mon souhait est que  les Caritas paroissiales s’organisent bien et qu’elles aillent de l’avant. J’émets le vœu qu’existe une bonne collaboration entre le curé, les membres de l’équipe paroissiale de la Caritas, les fidèles et nous dans la Structure diocésaine  afin que nous allions de l’avant, afin que nous puissions travailler la main dans la main pour ce qui est de la base et du Bureau. Nous serons ainsi  capables d’aboutir à l’autonomie et de prendre efficacement  en charge les vulnérables. Sans les Caritas paroissiales, nous  n’avons pas de raison d’exister comme Bureau technique. Les fruits de toute notre action profitent à la base.

 

 

Propos recueillis par JOSEPH KIALA

 
 
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