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Magazine de Caritas n°19/Septembre 2010 disponible : Bâtir un Congo plus beau qu’avant: c’est toujours possible! PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 01 Octobre 2010 15:59

Couverture du magazine n°019Kinshasa, le 1er octobre 2010 (caritasdev.cd) : réaliser le rêve de bâtir un pays plus beau qu’avant est toujours possible. Pourvu que toute la communauté nationale s’y implique. L’enjeu est de taille, maintenant que la République Démocratique du Congo (RDC) vient de totaliser 50 ans depuis son indépendance. Il faut donc raviver l’espérance de tout le peuple congolais.

Veuillez cliquer ici pour télécharger ce magazine "Lève-toi et marche n°019, couvrant la période allant de Juin à Septembre 2010 et contenant des informations nationales intéressantes, tant dans les domaines de la santé, du développement et des urgences, que sur les activités du Réseau national de la Caritas Congo Asbl.

 

 

 

 

 Lundi 13 septembre 2010, le Secrétaire Général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), Révérend Abbé Léonard Santedi, a procédé à la bénédiction de la grotte de la Sainte Vierge Marie  - Mère de l’Espérance, au Centre Interdiocésain de Kinshasa, siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo. C’était à l’issue de la célébration eucharistique mensuelle qui réunit tous les Agents des Services Centraux de la CENCO. La vierge du Centre interdiocésain, Notre Dame de Banneux, sera appelée Notre Dame de l'espérance. « Marie, mère de Dieu et notre mère, est notre modèle dans l'espérance... L'espérance chrétienne ne déçoit jamais. Voilà ce qui a motivé le choix du nom de cette grotte », a indiqué l’Abbé    Santedi. C’est dans ce contexte qu’il a demandé à l’assemblée d’espérer en un Congo nouveau.

Cette recommandation devrait dépasser l’auditoire restreint réuni autour de son auteur pour interpeller tout Congolais. Elle devrait guider chaque Congolais, au-delà de simples déclarations d’intention, à poser des actes qui concourent à l’objectif d’un Congo nouveau, d’un Congo plus beau qu’avant.

L’opinion nationale commence à noter heureusement plusieurs signes qui vont dans le sens de ce renouveau. Dieu merci ! Des avancées notables pourraient ainsi maintenir l’espérance au sein du peuple et le pousser en définitive à agir positivement. Car, l’espérance est à l’âme ce que l’oxygène est pour l’organisme humain. Lorsque l’espérance manque, l’âme tend à se dessécher, dit-on !

C’est ici que le comportement des Gouvernants, des mandataires publics et d’autres leaders des forces vives est des plus important. Le résultat de leurs actions déclenchera une onde de choc sur l’ensemble des citoyens. Ces derniers sont restés longtemps partagés entre la paresse et l’indifférence devant les enjeux nationaux, au point de capituler parfois face à leurs droits et devoirs civiques pour se résigner dans un spiritualisme à outrance. « Nzambe akosala ! », entendez, «Dieu y pourvoira ! ». Or, Dieu nous a déjà donné l’intelligence et suffisamment des potentialités naturelles que nous n’avons qu’à exploiter rationnellement et à transformer pour le grand bonheur de tous les Congolais et des étrangers vivant en RDCongo.

Ouvrant la session ordinaire de septembre du sénat, son Président, Léon Kengo wa Dondo, n’a pas pu s’empêcher de verser dans l’espérance. Citant le communiqué conjoint des Bureaux du Sénat et de l’Assemblée Nationale, il a évoqué les retombées de l’effacement de près de 11 milliards de dollars US de la dette de la RDC et la possibilité d’atteindre 6,10% de croissance économique en 2010, sur un objectif initial de 5,4%. « Cet espoir est d’autant plus fondé que, depuis le 1er juillet dernier, notre pays a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE ; ce qui a permis la réduction du stock de la dette extérieure de 13,7 à 2,7 milliards de dollars américains », a souligné  Kengo wa Dondo. Ainsi, dans ce communiqué les deux Bureaux « ont exhorté le Gouvernement à prendre en compte les sacrifices de la population, en allouant des ressources supplémentaires et substantielles aux secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi qu’aux secteurs porteurs de croissance, en vue de créer des foyer de richesse et de réduire la pauvreté ».

Dans la même circonstance, le Président de la chambre basse du parlement considère aussi qu’ « il y a aujourd’hui des signes qui justifient pleinement nos espérances. Il me faut dire qu’il est plus que temps de changer le visage de notre pays ; chaque jour qui passe nous convainc que désormais tout est possible pour la République Démocratique du Congo ». Et Evariste Boshab de poursuivre: « le chemin à parcourir reste bien évidemment encore long, mais petit à petit, nous y avançons, ayant à l’esprit le grand dessein qui nous attend et qui nous condamne à la cohésion nationale ».

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire aussi espère en un Congo nouveau, débarrassé des pseudo-medecins qui prestent sans passer par une période approprié et réglementaire des stages, causant ainsi des cas des décès évitables. D’où la fermeture de Cinquante deux pour cents d’établissements d’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) organisant des filières d’études médicales en RDC, déclarés non viables, sur décision du gouvernement central communiquée samedi 11 septembre 2010 par le ministre.

Bâtir un Congo plus beau qu’avant est donc toujours possible. Le Chef de l’Etat s’y investit. C’est du moins ce qui transparaît dans des actes qu’il vient de poser ces dernières semaines. Il parcourt tout le pays, pour la plupart, au volant de sa jeep, pour se rendre compte des préoccupations du Congo profond. Il en est ainsi arrivé notamment à décréter la gratuité, bien qu’encore partielle, de l’enseignement fondamental,  la suspension de  l’exploitation des minerais dans l’ex-Kivu, etc. Tout ce train de mesures devrait porter leur fruit pour changer positivement les conditions de vie des Congolais.
 
Le Ministre de la Justice et Droits Humains tente  pour sa part d’appliquer la volonté du Chef de l’Etat contre l’impunité, exprimée à travers le slogan « Tolérance zéro ». Il a dernièrement transmis au Procureur Général de la République plusieurs dossiers en vue d’établir ou non des cas des détournements des deniers publics.

Les Evêques Catholiques, réunis au sein de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ont aussi pour leur part livré un message d’espérance à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du pays. « (…)En effet, malgré les graves problèmes auxquels la RD Congo est confrontée, malgré une évaluation en majeure partie négative, nous sommes convaincus que les hommes et les femmes de ce pays sont capables aujourd’hui de surmonter les handicaps de notre situation et de construire un Congo plus beau qu’avant. Un objectif majeur est donc de raviver l’espérance. « Celui qui a l’espérance, vit différemment : une vie nouvelle lui a déjà été donnée »..L’espérance chrétienne, on le sait, est l’antidote à toutes les fatalités et à tous les pessimismes. Elle enseigne qu’avec Dieu quelque chose de nouveau peut toujours advenir. Cette nouveauté interpelle la responsabilité des croyants. Cette espérance chrétienne qui ne nous dédouane pas de nos responsabilités, mais qui nous pousse à oser, à agir. Nous dénonçons les formes de religiosité et de spiritualité qui déresponsabilisent le Congolais et le détournent de sa mission de construire la cité terrestre »….

Cette espérance recommandée par la CENCO a guidé particulièrement l’engagement de l’Eglise Catholique en RD Congo pour le civisme fiscal (une Convention ad hoc a été signée avec le Ministère des Finances)  et la bonne gestion des ressources minières, au point de créer toute une Commission Episcopale ad hoc.

Autant de signaux positifs donc qui forcent l’espérance. Pourvu qu’ils soient capitalisés !

Par Guy-Marin Kamandji

 

 

 

 
 
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