Le Nord-Ubangi accueille sans moyens conséquents plus de 20.000 réfugiés centrafricains
Yakoma, le 19 janvier 2021 (caritasdev.cd) : La province congolaise du Nord-Ubangi continue à accueillir des milliers de réfugiés centrafricains, fuyant l’insécurité, au lendemain des élections présidentielles en RCA. Plus de 20.000 réfugiés centrafricains sont ainsi déjà enregistrés sur le territoire congolais ; hélas, sans moyens conséquents. « Nous constatons un afflux massif de réfugiés centrafricains qui ne cessent de fuir d'éventuels troubles en perspective de la publication des résultats de la présidentielle centrafricaine par leur Cour suprême », avait souligné le Gouverneur de la province du Nord-Ubangi Izato Nzege, samedi à Top Congo FM. Il sied de signaler que la victoire du Président sortant Faustin Archange Touadéra à l'élection présidentielle du 27 décembre dernier a été confirmée hier lundi par la Cour Suprême centrafricaine. Celle-ci a rejeté les recours en annulation pour « fraudes massives » introduits par des candidats malheureux, faisant craindre encore une escalade de violences.
Yakoma, le 19 janvier 2021 (caritasdev.cd) : La province congolaise du Nord-Ubangi continue à accueillir des milliers de réfugiés centrafricains, fuyant l’insécurité, au lendemain des élections présidentielles en RCA. Plus de 20.000 réfugiés centrafricains sont ainsi déjà enregistrés sur le territoire congolais ; hélas, sans moyens conséquents. « Nous constatons un afflux massif de réfugiés centrafricains qui ne cessent de fuir d'éventuels troubles en perspective de la publication des résultats de la présidentielle centrafricaine par leur Cour suprême », avait souligné le Gouverneur de la province du Nord-Ubangi Izato Nzege, samedi à Top Congo FM. Il sied de signaler que la victoire du Président sortant Faustin Archange Touadéra à l'élection présidentielle du 27 décembre dernier a été confirmée hier lundi par la Cour Suprême centrafricaine. Celle-ci a rejeté les recours en annulation pour « fraudes massives » introduits par des candidats malheureux, faisant craindre encore une escalade de violences.
En effet, la reprise des hostilités, depuis la fin de l'année dernière a fait fuir près de 60.000 Centrafricains selon l’ONU, en direction notamment de la RD Congo.
Ainsi, appelant au secours le Gouvernement central, le Gouverneur du Nord-Ubangi a reconnu que « le vrai problème est la prise en charge des populations qui viennent trouver notre population déjà meurtrie et appauvrie. Donc, il y aura un problème de denrées et d'espaces ».
La matrice d’alerte N°92 de la « Veille Humanitaire » de la Caritas avait déjà fait état d’une nouvelle traversée le 02 janvier 2021 de 16.906 réfugiés centrafricains sur les sites suivants : Ndayo, Ngazamba, centre de Yakoma sur les ilots. « Présentement, le nombre des réfugiés passe de 16.000 à 20.500 », relevait la matrice d’alerte, indiquant que d’autres viennent de la province du Bas-Uélé. Dans le Territoire de Bosobolo, le nombre de ces réfugiés dépassait déjà les 2.000. « Leur prise en charge n’est pas encore effective sur tous ces sites », faisait observer la matrice d’alerte de la Caritas.
L’appel de la paix des Evêques centrafricains
Le retour de la paix en République Centrafricaine est donc à souhaiter pour mettre fin à cet afflux des réfugiés. A l’issue d’un conclave de plusieurs jours, les Evêques centrafricains ont publié dimanche 17 janvier 2021 un message intitulé "Lève-toi et marche".
"Nous appelons à un dialogue sincère et franc, fraternel et constructif pour trouver une paix juste et durable en repoussant la haine, la violence et l'esprit de vengeance. Arrêtons de nous nuire collectivement, arrêtons de créer des divisions qui sont contraires à l'esprit de notre devise, arrêtons de faire bénéficier les richesses de notre pays à une minorité selon son appartenance politique ou ses affinités tribales. Arrêtons de nous autodétruire. Notre pays a trop souffert de complot extérieur avec des complicités locales", a déclaré l'Abbé Cédric Rodrigue Kongbo Gbassinga, le Secrétaire Général des Evêques de Centrafrique, cité par Deutsche Welle.
Guy-Marin Kamandji
