Notre Revue de presse du mercredi 28 janvier 2026
Notre revue de presse de ce mercredi 28 janvier 2026 tourne autour des titres d’actualités traités par les médias ci-après :
- Chute de Goma : un an après, les familles déplacées à Beni entre espoir et incertitude;
- Kongo Central : des avancées notables du programme SECAL III de Caritas à Kasangulu ;
- Haut-Katanga : l’encouragement et la protection de l’allaitement maternel sollicité aux personnels de santé;
- Taux de change indicatifs du mercredi 28 janvier 2026 de la BCC
- Guerre dans l’Est : le gouvernement fait de la mémoire un front national;
- Kananga : Félix Tshisekedi inaugure l’Université de Kananga, un joyau de l’enseignement supérieur;
- Syrie : les forces russes évacuent progressivement leurs positions;
- Kinshasa : l’Archidiocèse dément la vente d’hosties en supermarché et appelle à la vigilance.
- URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Radio Okapi: Chute de Goma : un an après, les familles déplacées à Beni entre espoir et incertitude: Un an après l’occupation de Goma par l’AFC/M23, des milliers de ses habitants qui ont fuient la guerre et vivent loin de leurs foyers, dispersés dans d’autres villes congolaises ou à l’étranger. À Beni, devenue chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, les déplacés tentent de rebâtir leur quotidien malgré la séparation familiale, la précarité et une incertitude persistante. Une femme hébergée dans une famille d’accueil à Beni déplore sa séparation d’avec ses enfants et son mari, dispersés dans d’autres villes. Elle lance un cri du cœur : « Les armes doivent se taire. Nous devons retrouver nos enfants, nos époux, nos maisons et les chemins abandonnés à mi-chemin. Nous sommes des humains. » Un autre déplacé, épuisé par l’attente et les négociations interminables, interpelle les autorités : « Leurs discussions ont trop duré. Plus le temps passe, plus la précarité s’aggrave. Qu’ils arrêtent d’abord la guerre et trouvent des solutions rapides pour nous aider à revivre. » Pour les déplacés internes, chaque jour à Beni ravive la douleur de l’exode et l’espoir d’un retour. Ils affirment que la paix reste lointaine, transformant leur refuge provisoire en un lieu de survie précaire.
Caritasdev.cd: Kongo Central : des avancées notables du programme SECAL III de Caritas à Kasangulu. Dans les villages du Territoire de Kasangulu, les visages des paysans s’illuminent. Depuis le lancement en 2023 de la troisième phase du programme SECAL III, financé par NORAD via Caritas Norvège et mis en œuvre par Caritas Kisantu, la vie de plus de 3.391 ménages a pris une nouvelle tournure. Pendant longtemps, l’accès à la terre était un casse-tête. Les grands concessionnaires gardaient des hectares inexploités, laissant les petits producteurs sans espace. Grâce au plaidoyer du programme, plusieurs propriétaires ont accepté de céder des parcelles pour les cultures vivrières et même pluriannuelles comme le bananier et l’ananas. « Aujourd’hui, nos ménages n’ont plus de problème d’accès à la terre », se réjouit Freddy Masakidi Mambo, ingénieur agronome et chargé du programme. À Mvululu, un général a offert 100 hectares pour l’apiculture. Les ruches s’installent, et les familles découvrent une nouvelle source de revenus. Non loin de là, une trentaine de ménages se lancent dans l’élevage de chenilles, introduit en 2024. Une pratique qui enrichit l’alimentation en protéines et ouvre des perspectives économiques inédites. Les jeunes couples osent désormais cultiver tomates, aubergines, et poivrons en pleine saison des pluies, défiant les habitudes locales. Les méthodes agroécologiques paillage, zéro labour, cultures en savane remplacent peu à peu le brûlis. Dans certains villages, des comités ont déjà reboisé 16 hectares, preuve que la conscience environnementale progresse. Au-delà des champs, SECAL III s’attaque aussi à l’accès à l’eau. Des sources aménagées dans les secteurs de Luila et Kasangulu desservent aujourd’hui plus de 2.250 ménages, membres ou non du programme. Un geste qui change la vie quotidienne des familles.
ACP: Haut-Katanga : l’encouragement et la protection de l’allaitement maternel sollicité aux personnels de santé: Les personnels de santé, dont médecins gynécologues, pédiatres, sages-femmes nutritionnistes, ont été appelés à encourager et à protéger l’allaitement maternel, au cours d’une séance de sensibilisation sur le code congolais de commercialisation des substituts du lait maternel (CCCSLM) organisée mardi à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), par le Programme nationale de nutrition (PRONANUT) en partenariat avec l’UNICEF. « Les personnels de santé sont des acteurs principaux dans la réussite de l’allaitement maternel, ils doivent encourager et protéger cette pratique pour le bien de l’enfant, de la mère, du père et de la société. Le code congolais de commercialisation des substituts du lait maternel (CCCSLM) n’autorise pas le personnel de santé à faire la publicité ou le marketing des substituts du lait maternel dans leur milieu professionnel, ils ne doivent en aucun cas porter un blouson, utiliser les prescripteurs et le stylo qui portent la marque de n’importe quels substituts du lait maternel car cela est prohibé », a déclaré M. Bruno Kosangu, chef de section planification au PRONANUT. Il a précisé que les structures sanitaires publiques ou privées sont tenues de prendre des mesures appropriées pour encourager et protéger l’allaitement maternel afin de promouvoir le code congolais de commercialisation des substituts du lait maternel.
BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : mercredi 28 janvier 2026
1 USD = 2 236,7625 CDF
1 EUR = 2 655,9357 CDF
1 CFA = 4,0429 CDF
- POLITIQUE ET SOCIETE
Info27: Guerre dans l’Est : le gouvernement fait de la mémoire un front national: Ce n’était ni un rituel protocolaire ni une simple cérémonie du souvenir. Mardi 27 janvier, à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, le gouvernement congolais a fait de la mémoire des victimes de la guerre dans l’Est un acte politique à part entière. Présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, la « Journée de mémoire de Bunagana à Uvira » a mêlé recueillement, débats d’experts et messages de fermeté contre « l’agression rwandaise ». Humanitaire, économique, diplomatique : l’exécutif assume désormais une lecture globale du conflit, dénonçant une stratégie de prédation des ressources et promettant justice, souveraineté et intégrité territoriale. Autour de quelques ministres clés et de parlementaires, Kinshasa cherche à institutionnaliser la mémoire comme levier de mobilisation nationale. À l’Académie des Beaux-Arts, la solennité le disputait à la gravité. Dans la grande salle, diplomates, représentants de la Monusco, étudiants, membres de la société civile et autorités politiques ont observé un moment de recueillement avant l’ouverture des travaux. La scène traduisait la volonté affichée de faire de cette journée autre chose qu’une commémoration symbolique : un acte d’État. Présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, la « Journée de mémoire pour saluer la résistance, la résilience et l’unité du peuple congolais » a réuni quelques membres du gouvernement – Patrick Muyaya (Communication), Daniel Mukoko (Économie nationale), Guillaume Ngefa (Justice) et Julien Paluku (Commerce extérieur) ainsi que des parlementaires, dont le député national Eric Tshikuma, intervenu parmi les panélistes. Les ministres de la Culture, Yolande Elebe, et du Genre, Micheline Ombae, étaient également présentes.
La Référence plus: Kananga : Félix Tshisekedi inaugure l’Université de Kananga, un joyau de l’enseignement supérieur: Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a inauguré ce mardi l’Université de Kananga (UNIKAN), située au quartier Katambayi. La cérémonie a réuni les ministres John Banza Lunda (Infrastructures et Travaux publics) et Thérèse Esambo (Enseignement supérieur), ainsi que les autorités provinciales et académiques.Construite par SRP Construction, l’Université de Kananga s’inscrit dans la politique nationale de développement des infrastructures publiques. Le campus centralise les facultés et le bâtiment administratif, offrant un cadre moderne pour les étudiants et enseignants. Parmi les infrastructures principales : 16 auditoires de 200 places chacun, 14 laboratoires, une salle informatique, une bibliothèque, un restaurant universitaire et des homes pour étudiants. La capacité actuelle est de 3 200 étudiants par vacation, extensible à 6 400 en double vacation. L’université compte actuellement environ 2 500 étudiants et propose 7 facultés, dont Médecine, Droit et Polytechnique, ainsi que 3 grandes écoles, dont Santé publique et Criminologie.
- AFRIQUE ET MONDE
Africa news: Syrie : les forces russes évacuent progressivement leurs positions: Les forces russes ont commencé à se retirer de leurs positions dans le nord-est de la Syrie. Ces dernières possédaient encore des équipements dans une base située près de l’aéroport de Qamishli. Ahmed Ali, un combattant des Forces démocratiques syriennes (FDS), déployé dans cette base, a déclaré que les forces russes avaient commencé à évacuer leurs positions autour de l'aéroport il y a cinq ou six jours, retirant leur équipement à bord d'un avion-cargo. « Les forces russes ont commencé à se retirer et à évacuer la base de l'aéroport de Qamishli il y a cinq ou six jours, mais elles restent à Qamishli. Elles ont emporté leur équipement par avion et par voie terrestre, mais nous ne savons pas s'il est destiné à la base aérienne de Hmeimim (dans la province côtière syrienne de Lattaquié) ou à la Russie. Mais elles sont toujours présentes à Qamishli à l'heure actuelle et évacuent l'aéroport petit à petit. », a déclaré Ahmed Ali, combattant des FDS. Cette zone est toujours contrôlée par les FDS dirigées par les Kurdes, malgré l’offensive des forces gouvernementales qui leur a fait perdre la majeure partie de leur territoire.
- EGLISE
Actualité.cd : Kinshasa : l’Archidiocèse dément la vente d’hosties en supermarché et appelle à la vigilance: L’Archidiocèse de Kinshasa a formellement démenti les informations largement relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’une prétendue vente d’hosties consacrées dans des supermarchés de la capitale congolaise. Dans un communiqué officiel signé par Monseigneur Carlos Ndaka Salabisala, Évêque auxiliaire et Vicaire général de Kinshasa, l’Église catholique apporte des clarifications, afin de dissiper toute confusion et de préserver la vérité des faits. À l’origine de la polémique, une image diffusée massivement sur les plateformes numériques, présentée comme la preuve d’une commercialisation d’hosties dans des supermarchés de Kinshasa. Cette publication a suscité de vives réactions, notamment au sein de la communauté catholique, soulevant des inquiétudes quant au respect des normes liturgiques et des valeurs religieuses. « Après vérification, il ressort que l’image diffusée ne provient pas de la ville de Kinshasa », précise l’Archidiocèse de Kinshasa dans un communiqué daté du 25 janvier.
Cellule de Communication Caritas Congo Asbl
