Notre Revue de presse du lundi 16 février 2026
Voici les principaux sujets traités par les médias que nous vous proposons pour notre Revue de presse de ce lundi 16 février 2026 :
- RDC: la prison centrale de Makala à Kinshasa touchée par une épidémie de choléra ;
- L’Exécutif valide la création d’un tribunal pénal économique et financier ;
- Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo ;
- RDC: Tshisekedi et Lourenço pour l’activation «urgente» du mécanisme de vérification du cessez-le-feu ;
- Acceptation de Cessez-le-feu dans l’Est : Washington salue l’engagement de la RDC et exige l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification convenu à Doha ;
- Fin du sommet de l’Union africaine: « Aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels » ;
- Signature d’un nouveau protocole renouvelant le partenariat entre l’Église catholique africaine et l’UA.
- URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
- RFI : RDC: la prison centrale de Makala à Kinshasa touchée par une épidémie de choléra. En République démocratique du Congo, l’épidémie de choléra gagne du terrain jusqu’à atteindre la plus grande prison du pays : Makala, à Kinshasa. Des décès y ont été signalés. Plusieurs cas sont confirmés parmi les détenus. Les autorités judiciaires annoncent des mesures d’urgence pour tenter d’endiguer la propagation. Le garde des Sceaux tire la sonnette d’alarme. L’épidémie de choléra frappe désormais le plus grand pénitencier de la RDC. La prison centrale de Makala, prévue pour 1 500 détenus, en accueille près de huit fois plus. Une surpopulation qui favorise la propagation des maladies hydriques. À ce stade, treize cas positifs ont été confirmés. Quatre détenus sont déclarés guéris. Quinze autres cas suspects sont également signalés par les services sanitaires. Pour éviter un drame, les autorités prennent des mesures exceptionnelles. Toute nouvelle admission de prisonniers est interdite jusqu’à nouvel ordre et les visites sont suspendues ou strictement limitées, avec obligation de respecter les règles d’hygiène. Un dispositif médical renforcé a été annoncé avec le déploiement d’équipes sanitaires, un approvisionnement en médicaments essentiels et produits de désinfection et matériels de prévention.
- Ouragan.cd : L’Exécutif valide la création d’un tribunal pénal économique et financier. Un nouveau pas franchi dans la modernisation du système judiciaire congolais. Lors de la réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 13 février 2026 et présidée par le chef de l’État Félix Tshisekedi, le Gouvernement a approuvé le projet d’ordonnance-loi instituant un tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet national spécialisé.
- BCC : Taux de change indicatifs du jour – Lundi 16 février 2026 – Banque Centrale du Congo (BCC) : 🇺🇸 1 USD = 2 247,7750 CDF🇪🇺 1 EUR = 2 664,9799 CDF🇨🇳 1 CNY = 325,3502 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
- ACP : RDC: Tshisekedi et Lourenço pour l’activation «urgente» du mécanisme de vérification du cessez-le-feu ; Les Présidents congolais et angolais ont évoqué l’urgence d’activer le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, pour la résolution pacifique de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un entretien bilatéral, dimanche à Addis-Abeba en Ethiopie, d’après la Présidence congolaise. «Les deux Chefs d’Etats ont évoqué l’urgence et la nécessité d’opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha, dont l’objectif est d’assurer une cessation effective, contrôlée et durable des hostilités, à travers un dispositif structuré de suivi et de traitement des incidents», a indiqué la source. Félix Tshisekedi et João Lourenço ont eu un entretien bilatéral dans le cadre des efforts continus menés par l’Angola pour parvenir à une paix durable et vérifiable dans l’Est de la RDC, à l’issue de la 39ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Pour les deux personnalités, a ajouté la source, « le respect et la mise en œuvre du cessez-le-feu sont une condition indispensable pour le retour d’une paix durable en RDC et le renforcement de la présence de l’État dans les zones martyrisées par la guerre ».
- Actualite.cd : Acceptation de Cessez-le-feu dans l’Est : Washington salue l’engagement de la RDC et exige l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification convenu à Doha. La République démocratique du Congo a répondu favorablement à la proposition de l’Angola, acceptant officiellement le principe d’un cessez-le-feu dans l’est du pays. Selon la Présidence de la République, cette acceptation du cessez-le-feu à partir du 18 février prochain s’inscrit « dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit ». Sans pour autant s’inscrire dans le schéma angolais, qu’elle dit ne pas reconnaître, la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, a de son côté également réaffirmé son engagement à mettre en œuvre, sans délai et de bonne foi, le mécanisme de cessez-le-feu convenu dans le cadre du processus de Doha. Selon les dirigeants de ce mouvement rebelle, cette démarche s’inscrit dans une logique de responsabilité politique et dans une volonté sincère d’aboutir à un règlement négocié, durable et inclusif du conflit. En réaction, les États-Unis, l’un des médiateurs de la crise sécuritaire qui secoue la région des Grands Lacs, par le biais de Massad Fares Boulos, conseiller principal pour l’Afrique au Département d’État américain, insistent sur l’effectivité du cessez-le-feu sur le terrain. Consciente de la réalité sur le terrain, la position de Washington est perçue comme une interpellation, d’autant plus qu’il ne s’agit pas de la première fois que les parties expriment leur volonté de respecter un cessez-le-feu souvent violé dans la pratique.
III. AFRIQUE ET MONDE
- RFI : Fin du sommet de l’Union africaine: « Aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels ». Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine est à présent terminé. Pendant deux jours, les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation panafricaine ont discuté des principales crises qui touchent le continent. Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, qui a pris, à l’occasion de ce sommet, la présidence tournante de l’UA, et le président de la Commission, le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, en ont présenté, ce dimanche 15 février, les principales conclusions lors d’une conférence de presse finale. L’Union africaine n’aura « aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels », a déclaré le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, alors que les généraux guinéen Mamadi Doumbouya et gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema ont participé à ce sommet et que des processus de transition sont en cours en Guinée-Bissau et à Madagascar, suivis par des « envoyés spéciaux » de l’UA. Sur les pays de l’Alliance des États du Sahel – Mali, Niger et Burkina – l’Union africaine entend maintenir le dialogue avec les régimes militaires putschistes en place et, sans les réintégrer au sein de l’Union, soutenir leur combat contre les groupes terroristes. La création d’une « plateforme commune » de dix-huit pays sur les questions de sécurité a ainsi été annoncée pour « les prochaines semaines ».
- L’Union africaine se dit également « déterminée à faire taire les armes ». Tous les conflits qui ensanglantent le continent n’ont pas été évoqués. Pas un mot sur le Soudan, notamment. Interrogés sur la guerre à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le nouveau président de l’UA Évariste Ndayishimiye a rappelé l’importance d’une application des accords de paix de Washington, et le président de la Commission Mahmoud Ali Youssouf a estimé que l’Union africaine était « dans la posture » de « piloter » la médiation, sans la laisser aux partenaires extérieurs. Les dirigeants de l’Union africaine ont enfin reconnu la colonisation comme « crime contre l’humanité », réaffirmé leur solidarité avec le peuple palestinien et annoncé qu’une résolution qualifiant la traite des esclaves africains comme « le plus grave crime contre l’humanité » serait soumise au vote aux Nations unies.
IV. EGLISE
- Vatican News : Signature d’un nouveau protocole renouvelant le partenariat entre l’Église catholique africaine et l’UA. Un nouveau protocole d’accord marquant le renouvellement du partenariat stratégique entre l’Eglise catholique d’Afrique et l’Union africaine (UA) a été signé samedi à Addis-Abeba en Ethiopie, par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, en République démocratique du Congo, et le comité directeur de l’UA. « Nous avons signé un nouveau protocole d’accord marquant le renouvellement du partenariat stratégique initialement conclu en août 2015 entre l’Eglise catholique d’Afrique et l’Union africaine, qui vise à renforcer la collaboration sur des questions d’intérêt commun, notamment la gouvernance, le développement humain intégral et la coopération en faveur des populations africaines », a déclaré le cardinal Ambongo, président du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar. Cette signature est intervenue 10 ans après la première entente, témoignant de la volonté des parties de consolider leur engagement commun face aux défis sociaux, politiques et humanitaires du continent africain.
« La prévention des conflits et la médiation, l’observation électorale et l’éducation civique, la réconciliation et la cohésion sociale, le dialogue inter-religieux et l’application de toutes les questions de droits humains ainsi que la bonne gouvernance, font partie des composantes de ce nouveau protocole d’accord qui font de l’Eglise catholique un partenaire social dont le travail est basé sur les valeurs morales », a spécifié l’ordinaire du lieu de Kinshasa.
« C’est le travail que fait l’église sur terrain malgré l’absence, dans certains pays, d’un cadre de collaboration reconnu pour que notre travail soit reconnu, valorisé et soutenu par les Etats. Dommage, dans certains pays, malheureusement, ça donne l’impression que l’Eglise est en relation de concurrence. Nous voulons éviter ce genre d’interprétation », a-t-il expliqué.
L’Archevêque métropolitain de Kinshasa a rappelé, par ailleurs, que ce protocole d’accord relève d’abord d’une « déclaration de bonne intention », pas du droit dans le sens que l’Eglise peut se prévaloir vis-à-vis d’un pays ou d’un État.
Cellule de Communication de Caritas Congo Asbl
