Notre Revue de presse du lundi 09 mars 2026
Les médias consultés pour notre Revue de presse de ce lundi 09 mars 2026 proposent les titres ci-après :
- Lualaba : la justice populaire fait 6 morts et 2 blessés à Fungurume à cause d'un prétendu vol "mystique" de sexe masculin;
- Environ 28 tonnes de cacao exportées en 2025 à la Tshopo;
- RDC – Santé maternelle et néonatale : lancement officiel du projet « Bomoyi ya Mama na Mwana »;
- Taux de change indicatifs du lundi 09 mars 2026 de la BCC ;
- 8 mars en RDC : Judith Suminwa défend l’autonomisation des femmes comme droit fondamental ;
- Est de la RDC : plus de 1 500 victimes de violences sexuelles liées au conflit en 2025, le M23 principal responsable (BCNUDH)
- Guerre au Moyen-Orient: Israël annonce mener de nouvelles frappes à Beyrouth et en Iran;
- Le Pape craint que la guerre au Moyen-Orient ne s’élargisse.
- URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Actualité.cd : Lualaba : la justice populaire fait 6 morts et 2 blessés à Fungurume à cause d'un prétendu vol "mystique" de sexe masculin: La tension reste vive dans la commune de Fungurume, dans la province du Lualaba, où des suspicions d'un vol mystérieux de sexe masculin continuent de semer la psychose au sein de la population. En l’espace de deux semaines, au moins six personnes ont été tuées et deux autres blessées dans des cas de justice populaire, après avoir été accusées d’être impliquées dans ces pratiques supposées. Selon Gauthier Kavwamba, coordonnateur du cadre de concertation de la société civile locale, les accusations reposent souvent sur de simples soupçons, entraînant des réactions violentes de la population. Il affirme que ce vendredi 06 mars, une nouvelle scène dramatique s’est produite. « Hier encore, nous avons vécu une situation similaire. La personne accusée a malheureusement été tuée. Lorsque la police est arrivée sur les lieux, c’était déjà trop tard », explique-t-il. Les deux personnes blessées lors de ces incidents sont actuellement prises en charge dans des structures sanitaires de la place. Au regard de cette situation, la société civile appelle les autorités à renforcer la rapidité d’intervention des forces de sécurité afin d’éviter d’autres drames. Elle invite également la population à éviter la justice populaire et à privilégier le recours aux services de sécurité. « Lorsqu’une personne affirme avoir été victime d’un tel acte, il faut vérifier et conduire toutes les parties concernées à la police au lieu de se faire justice soi-même », insiste Gauthier Kavwamba.
Radio Okapi: Environ 28 tonnes de cacao exportées en 2025 à la Tshopo: L’Alliance Productive de Kisangani (APK) a annoncé avoir exporté 28 tonnes de cacao au cours de l’année 2025 dans la province de la Tshopo. Ce chiffre a été présenté samedi 7 mars lors d’un point de presse tenu à Kisangani, marquant une avancée notable dans la relance de la filière cacao dans cette partie du pays. Selon Dominique Kasimba, coordonnateur de l’APK, ces premières exportations constituent une étape déterminante vers la concrétisation d’ambitions beaucoup plus élevées. « Tout ce que nous avons déjà mis en place va nous permettre d’ici 2030 de produire ou d’exporter près de 1 000 tonnes de cacao par an », a-t-il déclaré. Cette perspective est soutenue par plusieurs actions déjà engagées dans l’encadrement des producteurs, l’amélioration des plantations et la structuration de la chaîne de valeur. Malgré ces avancées, le coordonnateur a tiré la sonnette d’alarme concernant les obstacles qui freinent le développement de la filière. Il déplore notamment la multiplicité de taxes, souvent difficilement traçables, imposées aux opérateurs économiques. « On ne peut pas avoir un bon climat des affaires si les producteurs doivent toujours faire face à une multitude de taxes qu’ils ne peuvent pas retracer. Nous demandons l’harmonisation et la centralisation des paiements pour éviter le matraquage fiscal », a insisté Dominique Kasimba.
7sur7: RDC – Santé maternelle et néonatale : lancement officiel du projet « Bomoyi ya Mama na Mwana » : Le Conseil national de la couverture santé universelle (CN-CSU), en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et la Fondation Vodacom, ont lancé officiellement, ce samedi 7 mars 2026, le projet « Bomoyi ya Mama na Mwana ». Une initiative dédiée au renforcement de la santé maternelle et néonatale dans le cadre du programme de la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né en RDC. Pour le coordonnateur du CN-CSU, le Dr Mbongani Kabila Polydor, ce projet traduit concrètement l’engagement de l’État congolais à renforcer l’accès équitable à des soins de santé de qualité, tout en consolidant la coordination des acteurs. « La couverture santé universelle repose sur un principe fondamental : garantir les soins de santé à tous, sans discrimination ni exclusion. Le programme de gratuité de la maternité constitue un pilier majeur de notre politique d’action », a-t-il souligné. De son côté, la présidente de la Fondation Vodacom, Pamela Ilunga, a indiqué que ce programme est le résultat d’un travail acharné et d’une volonté partagée d’améliorer la vie des Congolais, car chaque décès maternel est un échec qu’il faut prendre à cœur, et chaque accouchement sécurisé est une victoire à célébrer ensemble. « Nous renforcerons les capacités du personnel de santé et nous déploierons une application de suivi de la santé maternelle qui permettra aux sages-femmes d’anticiper les complications, aux femmes enceintes de s’informer et de suivre l’évolution de leurs grossesses grâce à des outils et à des informations qui seront mis à jour. La Fondation Vodacom, avec ses partenaires, a déjà rénové quatre hôpitaux de référence, dont Lubumbashi, Kipushi, Likasi et Kolwezi, avec 180 sages-femmes formées et plus de 1 000 accouchements sécurisés. Ces résultats en sept mois témoignent de ce que nous pouvons accomplir lorsque nous unissons nos efforts. Notre objectif, en tant que fondation, est d’améliorer chaque année la prise en charge de plus de 50 000 femmes enceintes en RDC », a-t-elle expliqué.
BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : lundi 09 mars 2026
1 USD = 2162.1442 CDF
1 EUR = 2512.4706 CDF
1 CFA = 3.8302 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
Info27: 8 mars en RDC : Judith Suminwa défend l’autonomisation des femmes comme droit fondamental: À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes célébrée le 8 mars à Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais en faveur de l’égalité et de l’autonomisation des femmes. Aux côtés de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité de faire des droits des femmes un pilier central de l’action publique. Devant une large assemblée réunie au stade Tata Raphaël, elle a rappelé que l’autonomisation des femmes et des filles ne relève ni d’une faveur ni d’un privilège, mais constitue « un droit fondamental », indispensable au développement et à la cohésion sociale de la République démocratique du Congo. La République démocratique du Congo a célébré dimanche 8 mars la Journée internationale des droits des femmes dans une atmosphère de mobilisation et de réflexion autour de la place des femmes dans la société. À Kinshasa, la cérémonie officielle s’est tenue dans la salle des conférences du stade Tata Raphaël, sous l’égide du ministère du Genre, Famille et Enfant. La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, y a pris part aux côtés de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, devant une assistance composée de femmes venues de différents horizons : responsables politiques, représentantes de la société civile, maraîchères, membres d’organisations féminines et représentantes des confessions religieuses. Placée sous le thème national « Droits garantis, autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles », la célébration s’inscrit dans la dynamique du thème international de cette année : « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles ».
Actu30: Est de la RDC : plus de 1 500 victimes de violences sexuelles liées au conflit en 2025, le M23 principal responsable (BCNUDH): Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a, à travers un communiqué daté du 8 mars 2026, tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur des violences sexuelles liées au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, dénonçant notamment l’esclavage sexuel imposé à des femmes et des filles ainsi que le sort dramatique des enfants nés du viol. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le bureau onusien indique avoir documenté 887 cas de violences sexuelles en 2025, ayant fait 1 534 victimes, dont une majorité de femmes et de filles. Parmi elles figurent 854 femmes et 672 mineures, illustrant la vulnérabilité particulière des populations féminines dans les zones de conflit. L’est du pays reste l’épicentre de ces violences, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qui concentrent à elles seules près de 80 % des cas documentés. Selon le BCNUDH, les groupes armés sont responsables de 75 % des victimes recensées. Le Mouvement du 23 mars (M23) arrive en tête avec 439 victimes, suivi notamment par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), la milice Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), plusieurs groupes Mai-Mai et les Forces démocratiques alliées (ADF). Le bureau onusien note également avec préoccupation l’implication d’acteurs étatiques dans 19 % des cas recensés, citant notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la Police nationale congolaise (PNC) et l’Agence nationale de renseignements (ANR). Le rapport met par ailleurs en lumière des pratiques d’esclavage sexuel, où des femmes et des filles sont maintenues en captivité pendant de longues périodes, soumises à des viols répétés et à des grossesses forcées.
III. AFRIQUE ET MONDE
RFI: Guerre au Moyen-Orient: Israël annonce mener de nouvelles frappes à Beyrouth et en Iran: Israël a annoncé ce lundi 9 mars, au petit matin, mener de nouvelles frappes en Iran contre « des infrastructures du régime », et à Beyrouth, au Liban, contre des cibles du Hezbollah. L'Iran continue de répliquer par des attaques dans la région du Golfe. Dimanche soir, l'Assemblée des experts de la République islamique d'Iran a nommé le fils d'Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, comme nouveau guide suprême. Dans la nuit de dimanche à lundi, des combats au sol entre le Hezbollah et des troupes israéliennes débarquées par hélicoptères étaient en cours dans l'est du Liban. Depuis le samedi 28 février, Israël et les États-Unis continuent de mener des frappes contre la capitale iranienne, Téhéran. Donald Trump a dit qu'il n'y aura aucune négociation avant que « l'Iran ne représente plus une menace pour les États-Unis et que les objectifs de l’opération "Fureur épique" auront été remplis », a communiqué la Maison Blanche. L'Assemblée des experts de la République islamique d'Iran a nommé dimanche soir Mojtaba Khamenei nouveau guide suprême, pour succéder à son père, l'ayatollah Ali Khamenei, tué dans une attaque samedi 28 février. Israël a indiqué lundi matin avoir lancé une vague de frappes contre des « infrastructures du régime de terreur iranien » au centre de l'Iran. Il s'agit de la première depuis l'annonce de l'élection du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei. Des frappes israéliennes ont également ciblé des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth, où des explosions ont retenti.
IV. EGLISE
Vatican News: Le Pape craint que la guerre au Moyen-Orient ne s’élargisse : Après la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, Léon XIV a renouvelé ses craintes d’un élargissement de la guerre débutée il y a huit jours contre l’Iran. Il a de nouveau appelé au dialogue afin que la voix des peuples soit entendue. En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, il a évoqué l’engagement des chrétiens envers une égale dignité entre l’homme et la femme, dénonçant les discriminations et les violences dont les femmes sont toujours victimes. «De l’Iran et de tout le Moyen-Orient, des nouvelles qui suscitent une profonde consternation, continuent d’arriver»: après la prière de l’Angélus, en ce troisième dimanche de Carême, le Pape est revenu comme la semaine passée sur la guerre en cours entre les États-Unis, Israël et l’Iran et qui a débuté il y a huit jours. La crainte la plus grande qu’éprouve le Saint-Père est celle d’un élargissement du conflit qui ne fait que s’ajouter «aux épisodes de violence et de dévastation, et au climat diffus de haine et de peur». Léon XIV craint surtout que le Liban, et d’autres pays de la région, «puissent s’enfoncer de nouveau dans l’instabilité». Depuis lundi dernier, en effet, Israël, en réponse à des tirs de roquettes et de missiles du Hezbollah sur son territoire, a repris à bombarder massivement le Liban, le sud, mais aussi l’est, et la banlieue sud de Beyrouth dont les habitants ont été appelés à évacuer, provoquant l’exode de plusieurs centaines de milliers de personnes. En outre, l’Iran, en représailles aux bombardements américains et israéliens, a ciblé dès le début de la guerre, des installations et les intérêts américains dans les pays du Golfe.
Cellule de Communication Caritas Congo Asbl
