Notre Revue de presse du vendredi 24 avril 2026
Notre Revue de presse de ce vendredi 24 avril 2026 a sélectionné les principales informations relayées par les médias.
•Kinshasa: impraticable depuis plusieurs semaines, le croisement des avenues Commerce et Bokasa sous les eaux stagnantes;
•L’Assemblée nationale valide la recevabilité du projet de loi sur la lutte contre le commerce illicite du tabac;
•Finances : le FMI anticipe un bond du PIB à 123,4 milliards USD en 2026, porté par les mines et les services;
•Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) ;
•Motion de défiance contre Jacquemain Shabani : l’Assemblée nationale annonce un débat ce 27 avril ;
•CREFDL réclame la récupération de 34,6 millions USD de marchés publics irréguliers;
•Moyen-Orient: après la prolongation du cessez-le-feu, l'Iran réaffirme son emprise sur le détroit d'Ormuz;
•Le cardinal Ambongo décrypte le plaidoyer du Pape pour une Afrique de paix.
I.URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
•Actualité.cd : Kinshasa: impraticable depuis plusieurs semaines, le croisement des avenues Commerce et Bokasa sous les eaux stagnantes : Dans la commune de la Gombe, autour du marché central de Kinshasa (Zando), le croisement des avenues Commerce et Bokasa, carrefour reliant plusieurs activités commerciales et administratives, s’est transformé en un lac artificiel causé par les eaux de pluie stagnantes. Certains usagers de ce tronçon font des détours depuis plus d’un mois et d’autres franchissent à pied cette mare immobile.Ces avenues reconnues pour être bondées de magasins et entreprises diverses, baissent en fréquentation à cause de l’impraticabilité. Les propriétaires d’activités aux alentours connaissent une baisse de la clientèle et s’en plaignent. « Nous ne pouvons pas recevoir des clients parce que l’eau monte pratiquement jusqu’aux genoux, surtout pour les personnes de petite taille. Dans ces conditions, la circulation devient impossible. Par exemple, s’il pleut entre 19 h et 20 h, nous sommes complètement bloqués à la banque. Il est impossible de sortir. Sauf en risquant de se noyer, ce qui est impensable, surtout avec les réalités de la ville », témoignage Winner Izaï, travailleur d’une banque à proximité. Les causes essentiellement sont les constructions anarchiques multiples dans ce coin et les canalisations débordées d’immondices manquants de curage régulier. Papa Héros, cambiste de la place explique les conséquences.
•Media Congo : L’Assemblée nationale valide la recevabilité du projet de loi sur la lutte contre le commerce illicite du tabac : Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, présentant le projet de loi sur la lutte contre le commerce illicite du tabac, devant les députés nationaux, jeudi 23 avril 2026. L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a déclaré recevable, ce jeudi 23 avril 2026, le projet de loi autorisant la ratification du Protocole pour l’élimination du commerce illicite des produits du tabac. Une étape législative qui ouvre la voie à un engagement renforcé du pays dans la lutte contre le trafic de tabac et ses conséquences sanitaires et économiques. Présentant l’importance de cette avancée, le ministre de la Santé, Roger Kamba, a salué un tournant décisif pour la politique sanitaire nationale. Il a notamment déclaré : « Un moment historique pour la RDC. Protéger notre jeunesse, lutter contre le tabagisme précoce, sécuriser les recettes de l’État et renforcer notre souveraineté sanitaire : telle est notre responsabilité. » Le membre du gouvernement a également rappelé la place de la RDC dans les dynamiques régionales et internationales en matière de santé publique : « Après avoir été pionnière en Afrique avec la Convention-cadre de l’OMS, la RDC doit retrouver son leadership en santé publique. » Pour le ministre, ce vote dépasse le simple cadre institutionnel et s’inscrit dans une vision de long terme. Il a ainsi souligné : « Ce vote marque le début d’un engagement national pour défendre la vie, la santé et l’avenir de notre pays. »
•Media congo: Media Congo : Finances : le FMI anticipe un bond du PIB à 123,4 milliards USD en 2026, porté par les mines et les services : La République démocratique du Congo pourrait enregistrer une nette progression de sa richesse nationale en 2026, selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), relayées ce jeudi 23 avril par la Banque centrale du Congo (BCC).Le produit intérieur brut (PIB) nominal du pays passerait de 92,83 milliards USD en 2025 à 123,41 milliards USD en 2026, soit une hausse de près de 33 %. Cette évolution reposerait sur une croissance réelle estimée à 5,9 % en 2026, soutenue principalement par les secteurs extractifs — notamment le cuivre et le cobalt — ainsi que par la montée en puissance des télécommunications, de la construction et des services.La BCC souligne toutefois que l’ampleur de la hausse du PIB exprimé en dollars dépasse largement celle de la croissance réelle. Selon l’institution, cet écart s’explique non seulement par l’activité économique, mais également par des effets nominaux et monétaires. En toile de fond, l’évolution du taux de change du franc congolais joue un rôle déterminant. Entre septembre et octobre 2025, la monnaie nationale se serait nettement appréciée face au dollar américain, passant d’enviro 2.850 CDF pour 1 USD à 2.100 CDF pour 1 USD. Cette stabilisation est attribuée à un resserrement des politiques monétaires ainsi qu’à l’application plus stricte de la réglementation en vigueur, sous l’impulsion du nouveau gouverneur de la BCC, André Wameso.
•BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : vendredi 26 avril 2026
🇺🇸 1 USD = 2 306,3001 CDF
🇪🇺 1 EUR = 2 699,0044 CD
🇨🇳 1 CNY = 337,5002 CDF
II.POLITIQUE ET SOCIETE
• Radio Okapi : Procès FRIVAO : CREFDL réclame la récupération de 34,6 millions USD de marchés publics irréguliers : Le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) a appelé, ce jeudi 23 avril, la justice congolaise à récupérer plus de 34,6 millions USD de marchés publics jugés irréguliers, passés par le Fonds spécial de répartition et d’indemnisation en faveur des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) entre 2022 et 2025.Le communiqué de CREFDEL intervient alors que le procès de l’ancien coordonnateur du FRIVAO, Chançard Bolukola, s’est ouvert le 21 avril devant la Cour de cassation. Arrêté en juillet 2025, il est poursuivi pour détournement présumé des fonds destinés aux victimes de Kisangani et pour violation de la loi sur les marchés publics.Le CREFDL révèle que plusieurs paiements ont été effectués en dehors des procédures légales. Le centre cite des entreprises publiques et privées comme bénéficiaires de sommes versées, selon lui, dans une totale opacité :, CONGO ENERGY : 14,9 millions USD pour la réhabilitation de la centrale de la Tshopo. SNEL : 9 millions USD pour le système électrique de Kisangani.ICCN : 4 millions USD versés contre une demande initiale de 767 564 USD.DIVO SARL : 512 000 USD pour un documentaire, dont une partie a été extournée en 2025.Plusieurs paiements qualifiés de « douteux » à des sociétés comme GLOBAL ASSURANCE SERVICES (2 millions USD) ou HOTEL ZAMBEKE (1,5 million USD).Le total des marchés irréguliers est évalué par le CREFDL à 34 637 955,66 USD.
• Digital congo : Motion de défiance contre Jacquemain Shabani : l’Assemblée nationale annonce un débat ce 27 avril: La plénière du 27 avril s’annonce décisive en République démocratique du Congo, où les députés devront se prononcer sur une motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, sur fond de tensions au sein de la majorité.
L’Assemblée nationale s’apprête à examiner une motion de défiance qui met en cause le Vice-Premier ministre de l’Intérieur. La décision d’inscrire ce point à l’ordre du jour de la séance plénière du lundi 27 avril a été entérinée par la conférence des présidents, à l’issue d’échanges internes marqués par de vives divergences. D’après plusieurs sources parlementaires, ce choix reflète une volonté de laisser l’ensemble des députés trancher en toute souveraineté, malgré des désaccords persistants entre les différentes composantes politiques. À l’origine de cette initiative figure le député Laddy Yangotikala, élu de Kisangani et membre de l’Union sacrée de la nation. Déposée à la mi-avril, la motion critique la gestion sécuritaire du pays par le VPM Jacquemain Shabani, tout en évoquant des entraves au contrôle parlementaire, une atteinte au principe de séparation des pouvoirs et des abus d’autorité à caractère politique. Ce processus parlementaire a cependant été émaillé de controverses. Des pressions auraient été exercées sur certains députés signataires, conduisant à des retraits de soutien. Parallèlement, des doutes ont été soulevés quant à l’authenticité de certaines signatures figurant sur le document. Ces tensions ont franchi un nouveau cap avec le dépôt d’une plainte pour faux devant le Parquet général près la Cour de cassation, visant l’auteur de la motion. Président intérimaire du parti Action des volontaires pour la relève patriotique (AVRP) du ministre Muhindo Nzangi, le député Laddy Yangotikala était contraint de démissionner suite à son initiative parlementaire, avant d’être exclu du regroupement politique AB.
III. AFRIQUE ET MONDE
• RFI: Moyen-Orient: après la prolongation du cessez-le-feu, l'Iran réaffirme son emprise sur le détroit d'Ormuz : Le président américain a annoncé jeudi 23 avril la prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre Israël et le Liban après la reprise des négociations à Washington. Dénonçant un « stratagème » américain et des violations de la trêve, Téhéran n'a pas dit qu'il acceptait de prolonger le cessez-le-feu et a réaffirmé son emprise sur le détroit d'Ormuz, revendiquant y avoir intercepté deux navires.Soirée une prolongation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, qui venait à expiration ce 26 avril, de « trois semaines ». Quant au détroit d'Ormuz, il demeure fermé. Donald Trump a évoqué la possibilité de discuter avec l'Iran, sans préciser de date. Le président américain a ordonné jeudi à la marine américaine d’ « abattre et tuer tous les bateaux, aussi petits soient-ils (...) qui posent des mines » dans le détroit d'Ormuz.Un second soldat français de la Finul est mort des suites de ses blessures liées à l'embuscade attribuée au Hezbollah, a annoncé Emmanuel Macron. Une journaliste libanaise a été tuée dans une attaque menée par Israël qui a fait trois morts dans le sud du Liban.Au Liban, le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah a annoncé jeudi avoir tiré des roquettes sur le nord d'Israël en réponse aux « violations » du cessez-le-feu par l'armée israélienne dans le sud du Liban.
IV. EGLISE
•Vatican News : Le cardinal Ambongo décrypte le plaidoyer du Pape pour une Afrique de paix : Au terme de la visite apostolique du Pape en Afrique ce jeudi 23 avril, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa et président du SCEAM dresse dans l'entretien qu'il a accordé aux médias du Vatican le bilan du premier voyage africain de Léon XIV qui a visité l'Algérie, le Cameroun, l'Angola et la Guinée équatoriale. Il souligne que le Souverain pontife est venu en messager de paix et de justice dans un continent aux contrastes marqués.Jean-Paul Kamba, SJ – envoyé spécial à Malabo :Le choix des pays visités illustre la diversité des défis africains: le dialogue interreligieux en Algérie, la quête de paix au Cameroun, et l'exigence d'une meilleure répartition des richesses en Angola et en Guinée équatoriale. Le cardinal Ambongo met l'accent sur le discours direct du Pape envers les dirigeants des États concernés. Entretien.
Éminence, le Saint-Père vient de clôturer son voyage apostolique en Afrique. Un voyage qui l'a mené dans quatre pays. Quel est, d’après vous, le fil rouge qui se dégage de ce voyage? Je dirai, au sens strict, que le voyage du Pape Léon XIV en Afrique est le premier de son pontificat. Nous sommes d'abord impressionnés par le choix des pays. L'Algérie d’abord, un pays musulman à plus de quatre-vingt-dix pour cent où les chrétiens sont une minorité et n'ont pas toujours la liberté de vivre leur foi ou même de la proposer à d'autres. Ensuite le Cameroun, un pays qui éprouve quelques difficultés pour la convivialité, le vivre-ensemble, en paix. Il y est allé en messager de paix. Puis viennent deux autres pays que nous considérons en Afrique comme des pays plutôt riches l'Angola et la Guinée équatoriale. Le message fort a été essentiellement celui de la justice distributive, la bonne répartition de cette aubaine financière pour qu'aucun fils ou qu'aucune fille de ces pays, ne puisse se sentir exclu.
Cellule de Communication
