Notre Revue de presse du vendredi 15 mai 2026
Vendredi 15 mai 2026, découvrez dans notre revue de presse l’essentiel des nouvelles diffusées par les médias.
• Uvira : des crimes documentés, mais toujours pas de sanctions majeures contre Kigali;
• turi : une maladie non identifiée inquiète à Mungwalu, plusieurs décès signalés (sources sanitaires);
• Lancement du programme « Talk Job Métiers » par le FSPEEJ : 187 jeunes déjà inscrits dans 57 filières professionnelles;
•Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) ;
• Kinshasa relance la diplomatie avec Luanda sur fond d’attente du dialogue national;
• Maniema : tensions politiques, un bureau d'âge installé à l'Assemblée provinciale;
• Les États-Unis refinancent l'Ocha, le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies;
• Monseigneur Libère Pwongo appelle à l’engagement et à la solidarité évangélique.
I.URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
• Le potentiel : Uvira : des crimes documentés, mais toujours pas de sanctions majeures contre Kigali : À mesure que les rapports sur les exactions commises dans l’est de la République démocratique du Congo s’accumulent, la pression internationale contre le Rwanda peine toujours à produire des effets concrets. Dans son dernier rapport sur les violences perpétrées à Uvira, l’ONG Human Rights Watch accuse les rebelles de l’AFC/M23 et les forces rwandaises d’avoir commis de graves violations des droits humains contre les civils. Alors que des voix s’élèvent pour réclamer des sanctions exemplaires contre Kigali et des poursuites judiciaires contre les responsables présumés, plusieurs observateurs dénoncent le silence et l’inaction de la justice internationale face à une crise sécuritaire qui continue de faire des milliers de victimes dans l’est congolais. Entre-temps, Kigali continue à tuer les Congolais sous l’oeil de la Cour pénale internationale (CPI).Les accusations visant le Rwanda dans le conflit qui ensanglante l’est de la République démocratique du Congo prennent une nouvelle ampleur. Dans un rapport accablant publié mardi 12 mai 2026, l’ONG Human Rights Watch met directement en cause les forces rwandaises et les rebelles de l’AFC/M23 dans une série d’exactions perpétrées à Uvira, au Sud-Kivu. Meurtres de civils, violences sexuelles, enlèvements forcés, pillages : le document dresse le tableau d’une occupation marquée par la terreur.
• Radio okapi : Ituri : une maladie non identifiée inquiète à Mungwalu, plusieurs décès signalés (sources sanitaires) : Une maladie encore non identifiée suscite une vive inquiétude dans la cité minière de Mungwalu, dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Depuis près de deux semaines, plusieurs décès ont été enregistrés, y compris parmi des agents de santé, selon des sources locales. Les chiffres avancés restent toutefois non confirmés officiellement par les autorités sanitaires. Face à cette situation préoccupante, les équipes médicales sont mobilisées afin de déterminer l’origine exacte de cette maladie qui alimente déjà la psychose au sein de la population. D’après le médecin chef de la zone de santé de Mungwalu, les personnes touchées présentent des symptômes préoccupants, notamment de fortes fièvres, des maux de tête, des courbatures, des vomissements et, dans certains cas, des hémorragies. Il évoque déjà des dizaines de morts enregistrés dans différentes structures sanitaires, chez des tradipraticiens ainsi qu’à domicile, notamment à Mungwalu et à Bunia, chef-lieu de l’Ituri. Parmi les victimes figureraient également des membres du personnel soignant. Dans la communauté, les inquiétudes se multiplient et plusieurs rumeurs circulent autour de l’origine de cette maladie. Certains habitants évoquent notamment un incident survenu lors d’un enterrement après l’incinération d’un cercueil dans un quartier de la cité. Les professionnels de santé appellent cependant la population à la prudence, soulignant qu’aucune preuve scientifique ne permet pour l’instant d’établir un lien entre cet événement et les cas enregistrés.
• 7sur7.cd : Lancement du programme « Talk Job Métiers » par le FSPEEJ : 187 jeunes déjà inscrits dans 57 filières professionnelles : Le Fonds spécial pour la promotion, l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes (FSPEEJ) a officiellement lancé, le mardi 12 mai à Kinshasa, le programme « Talk Job Métiers », une initiative visant à renforcer l’employabilité des jeunes Congolais à travers la formation professionnelle et l’apprentissage des métiers. Au total, 187 jeunes de Kinshasa, ayant souscrit à 57 filières professionnelles, bénéficieront de ce dispositif mis en œuvre par le FSPEEJ, avec l’appui technique de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), chargé de l’accompagnement opérationnel. Présent à la cérémonie, la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique, Grâce Kutino, a salué une initiative qu’elle considère comme un levier majeur d’autonomisation et d’insertion socio-économique des jeunes.« Aucune nation ne bâtit sa puissance durable sans investir dans les compétences de sa jeunesse. Aucune économie ne peut créer de prospérité sans valoriser le travail, le savoir-faire et le métier. Aujourd’hui, notre pays fait face à un défi majeur : transformer l’immense potentiel de sa jeunesse en force productive, créative et économique. Talk Job Métiers apporte une réponse concrète à cette problématique. Il ne s’agit pas seulement d’un programme de formation, mais d’un instrument d’autonomisation, d’insertion professionnelle et de dignité sociale », a-t-elle déclaré.
•BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : vendredi 15 mai2026
1 USD = 2 241,94 CDF
1 EUR =2 624,77 CDF
1 CFA = 2 624,77 CDF
II.POLITIQUE ET SOCIETE
• Media congo : Kinshasa relance la diplomatie avec Luanda sur fond d’attente du dialogue national : La République démocratique du Congo a envoyé un émissaire à Luanda, où le président angolais João Lourenço a reçu une délégation conduite par le représentant spécial du chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi. La rencontre s’inscrit dans un contexte de relance des échanges entre les deux capitales autour du processus politique congolais, alors que le dialogue national se fait toujours attendre.Selon des sources officielles angolaises, la délégation congolaise était porteuse d’un message présidentiel. Le contenu de cette correspondance n’a toutefois pas été divulgué, laissant place à de nombreuses interrogations sur la nature exacte des discussions engagées entre Kinshasa et Luanda.Au cours des derniers mois, l’Angola a consolidé son rôle de facilitateur dans les initiatives visant à encourager un dialogue politique inclusif en RDC. João Lourenço avait été mandaté par des mécanismes régionaux et continentaux pour engager des consultations préparatoires avec les différentes parties congolaises, en vue de la tenue d’un dialogue intercongolais. Ce processus s’articule également avec d’autres cadres diplomatiques internationaux, notamment les initiatives de Washington et de Doha, destinées à soutenir les efforts de stabilisation dans la région des Grands Lacs. Plusieurs personnalités africaines participent à cette dynamique, parmi lesquelles le président togolais Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine, ainsi que l’ancien chef d’État nigérian Olusegun Obasanjo, impliqué dans le groupe des facilitateurs du processus de paix.
• Actualité.cd : Maniema : tensions politiques, un bureau d'âge installé à l'Assemblée provinciale : La crise institutionnelle au Maniema franchit un nouveau palier. Après une série de pétitions visant l’ensemble de ses membres, le bureau de l’Assemblée provinciale, dirigé par Junior Kibungi Mutanga, a cédé la place, ce mercredi 13 mai, à un bureau d’âge. Une transition qui intervient dans un climat de haute tension politique, exacerbé par l’affaire de l’interpellation du gouverneur.C'est désormais officiel. La direction administrative de l'organe délibérant a procédé, ce mercredi, à l'installation du bureau d'âge. À sa tête, le doyen d’âge, l’honorable Gaspard Kalukula Lutaka, élu de Punia. Il est secondé par deux membres les moins âgés, conformément au règlement intérieur de la chambre.Ce nouveau directoire dispose d’une mission précise et d’un délai de dix jours pour vider les contentieux visant les cinq membres du bureau sortant : le président Junior Kibungi Mutanga, le vice-président Théophile Buleli Docta, le rapporteur Papy Omeonga Tchopa, le rapporteur adjoint Nehemie Kangakolo et le questeur Assani Noelos.Aussitôt installé, le président du bureau d’âge, Gaspard Kalukula, a affiché sa détermination à sortir l’institution de l’impasse. Pour lui, l’urgence est de restaurer la crédibilité de l’Assemblée, mise à mal par les récents incidents en séance plénière.« Nous ressentons le poids de la responsabilité et de la lourde tâche que la province vient de nous confier pour redorer l’image de notre chambre, qui avait tendance à être ternie. Dès maintenant, nous avons commencé le travail », a déclaré le député Kalukula Lutaka.
III. AFRIQUE ET MONDE
• RFI: Les États-Unis refinancent l'Ocha, le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies : C’est en apparence une bonne nouvelle pour l’ONU: les États-Unis ont promis, hier, jeudi 14 mai 2026, 1,8 milliards de dollars pour le Bureau des affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies. Depuis le début de l’année, l’administration Trump a repris son financement des opérations humanitaires coordonnées par l’ONU et a donc déjà versé 3,8 milliards de dollars. Raison avancée aux contribuables américains pour justifier ce demi-tour: Ocha a amélioré son efficacité comme le demandait Donald Trump. Tout ceci ne signifie pas pour autant le retour de « l’âge d’or » du financement humanitaire par Washington.Après l’annonce du retrait américain de tout le circuit humanitaire, y compris à l’ONU, la coupure des contributions de Washington a poussé Ocha à remettre à plat tout son fonctionnement, couper son budget 2026 de moitié aussi, pour assister les 87 millions de personnes les plus en danger au lieu des 345 millions qui en auraient besoin. Satisfaction de l’administration Trump, qui fait son retour à l’ONU avec cette « récompense » de 3,8 milliard de dollars de contributions à Ocha, alors que, même sous l’administration Biden, l’agence onusienne ne récoltait au mieux que des dizaines de millions de dollars. Mike Waltz, l’ambassadeur américain a expliqué que cette forte contribution à Ocha était la preuve que les États-Unis ne s’étaient pas retirés des efforts humanitaires - et que cela n’avait jamais été le but : « Un discours circule selon lequel les États-Unis se seraient retirés, c’est absolument faux. Ce sont des fausses nouvelles. Les chiffres que nous annonçons ici aujourd'hui garantiront que chaque dollar versé parvienne véritablement aux personnes dans le besoin. »
IV. EGLISE
•Diacenco: Monseigneur Libère Pwongo appelle à l’engagement et à la solidarité évangélique: Profitant de son séjour à la Paroisse Saint Antoine de Padoue/Lingomo, Son Excellence Monseigneur Libère PWONGO, Evêque de Basankusu, a visité l’Institut Technique Commerciale et Pédagogique/TOFOMEKA et l’Hôpital Général de Référence de Lingomo, deux structures publiques d’orientation catholique.De son passage à l’Institut Technique Commerciale et Pédagogiques/TOFOMEKA, après le mot d’accueil par l’abbé Jonas Eale, responsable de l’école, notre Évêque a invité les élèves au »goût du travail » et au »sens de l’écoute ». Au cours d’une rencontre avec le corps soignant, après avoir écouté les grandes lignes du fonctionnement de l’hôpital par le Médecin Directeur a.i, Son Excellence Monseigneur Libère a répondu à certaines questions qui lui ont été posées; ensuite l’Ordinaire du lieu a invité les agents dudit Hôpital au travail en une parfaite Fidélité, dans un engagement total et dans la solidarité évangélique.
Cellule de Communication [1]
