Ebola en RDC : le Gouvernement congolais et ses Partenaires mobilisent des ressources cruciales pour contrer le virus
Kinshasa, le 10 juin 2026 (caritasdev.cd) : Depuis la déclaration de la 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, dans la province de l’Ituri, les Autorités sanitaires congolaises bénéficient de l’appui financier, logistique et technique de plusieurs partenaires nationaux et internationaux. Face à une souche rare du virus Ebola, dite Bundibugyo, pour laquelle il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique, la mobilisation des ressources est devenue une priorité absolue.
Parmi les principaux partenaires engagés dans la riposte figurent l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, la Banque mondiale, Africa CDC, l’Union européenne, les Fonds des Nations Unies (UNFPA) ainsi que plusieurs organisations humanitaires et le gouvernement congolais.
En effet, la Banque Mondiale a approuvé jusqu’à 220,6 millions de Dollars US de financements destinés à renforcer son soutien à travers le projet de préparation, de réponse et de résilience aux urgences sanitaire (HEPRR). Cet appui permet le déploiement d’experts en épidémiologie, en laboratoire, en prise en charge médicale, en prévention des infections ainsi qu’en communication de risques. L’institution finance également le renforcement des laboratoires, des systèmes de surveillances sanitaires et de la préparation transfrontalière afin de prévenir la propagation de la maladie vers les pays voisins.
Pour sa part, l’OMS coordonne une grande partie de la réponse sanitaire avec le Ministère de la Santé publique de la RDC. En collaboration avec Africa CDC, elle a lancé le 05 juin 2026 un vaste plan continental de riposte contre Ebola d’un montant de 518 millions de dollars américains, destiné à renforcer la surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients, la protection du personnel médical et le contrôle de la propagation du virus dans la région.
Par ailleurs, la Commissaire européenne chargée de l’Égalité, de la Préparation et de la Gestion des crises, Hadja Lahbib, a annoncé le 22 mai 2026 qu’une enveloppe supplémentaire de 15 millions d’euros a été débloquée pour soutenir les opérations d’urgence, la préparation et prévention contre l’épidémie Ebola en RDC et en Ouganda. Cette aide a notamment permis l’organisation d’un pont aérien humanitaire vers Ituri avec UNICEF afin d’acheminer près de 100 tonnes de fournitures médicales et humanitaires vers la RDC. Elle a soutenu les interventions d’urgences et protéger près de 100 000 personnes vivant dans les Zones affectées. L’union européenne soutient également la riposte à travers son mécanisme humanitaire ECHO, qui finance notamment l’acheminement rapide du matériel médical et des fournitures d’urgence. L’UNFPA contribue pour sa part à la protection des femmes et des filles touchée par l’épidémie grâce à la distribution de kits de dignité et à l’amélioration des services de leur santé.

Pour sa part, le Gouvernement congolais engage 50 millions de dollars à court terme pour faire face à Ebola, avait annoncé son Ministre des Finances, Doudou Fwamba, en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement qui se tenait en fin mai dernier à Brazzaville. Ainsi, 30 millions USD supplémentaires devraient être décaissés en complément de 20 premiers millions, avait rassuré le ministre.
Les États-Unis avaient annoncé une nouvelle contribution financière de 80 millions de dollars pour soutenir la riposte en République démocratique du Congo et en Ouganda, portant l’aide bilatérale américaine à 112 millions de dollars en moins de deux semaines.
Il est vrai que cette liste dressée par caritasdev.cd est loin d’être exhaustive; car la mobilisation contre Ebola est devenue une affaire de solidarité internatonale.
L’importance de ce financement est capitale. Les ressources mobilisées permettent d’assurer la prise en charge gratuite des malades, d’équiper les centres de traitement, de protéger les agents de santé, de renforcer les laboratoires, de mener les activités de sensibilisations communautaires et d’assurer le suivi des contacts. Sans financement suffisant, les opérations de surveillance, de dépistage et de prise en charge seraient fortement ralenties, augmentant ainsi les risques de propagation de la maladie.
Ainsi, dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements de populations et la faiblesse des infrastructures sanitaires, les partenaires internationaux jouent donc un rôle déterminant pour soutenir les efforts du gouvernement congolais et limiter l’impact sanitaire, social et économique de cette nouvelle épidémie d’Ebola.
Nelly Zinga
