Notre Revue de presse du mercredi 1er juillet 2026
Kinshasa, le 1er juillet 2026 (caritasdev.cd) : Voici les principaux sujets traités par les médias que nous vous proposons pour notre Revue de presse de ce mercredi 1er juillet 2026 :
- RDC : l’ONU désigne l’AFC/M23 comme le principal auteur de violations des droits humains dans l’est du pays ;
- Caritas-Développement Lubumbashi : une structure en pleine réorganisation au service des communautés dans le Haut-Katanga ;
- Kinshasa : le Président Tshisekedi relance une ligne de transport ferroviaire après 15 ans d’inactivité;
- Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo ;
- Cuisante défaite pour Donald Trump, la Cour suprême refuse de restreindre le droit du sol;
- Mgr Fulgence Muteba appelle à « un dialogue inclusif et incontournable » en RDC ;
- Quatre évêques de la fraternité Saint‑Pie X ordonnés sans l’accord du Vatican.
- URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
- Actualite.cd : RDC : l’ONU désigne l’AFC/M23 comme le principal auteur de violations des droits humains dans l’est du pays. Le Groupe d’experts des Nations Unies est sans équivoque : dans son rapport final publié le 11 juin 2026, il désigne l’AFC/M23 comme le groupe armé non étatique responsable de la plus grande part des violations du droit international humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Exécutions systématiques, destruction de villages, incendies de moyens de subsistance dans les chefferies de Bwito et Bwisha au Rutshuru, blocus humanitaire à Minembwe privant la population Banyamulenge de tout accès aux produits de première nécessité, le catalogue des exactions est accablant. Les violences sexuelles liées au conflit, dont l’AFC/M23 est le principal auteur recensé par l’ONU, ont atteint des niveaux qualifiés de « sans précédent » depuis 2024, les femmes et les filles étant touchées de manière disproportionnée. Le rapport note par ailleurs que les FARDC constituent, de leur côté, le principal acteur étatique responsable de violations, une double désignation qui accable l’ensemble des belligérants et complique la lecture d’un conflit que certains cherchent à présenter comme une simple agression extérieure.
- Caritasdev.cd : Caritas-Développement Lubumbashi : une structure en pleine réorganisation au service des communautés dans le Haut-Katanga . Sous la conduite de Son Excellence Monseigneur Fulgence Muteba Mugalu, Archevêque métropolitain de Lubumbashi depuis 2021, la Caritas-Développement Lubumbashi poursuit sa mission d’assistance et de promotion humaine. L’institution bénéficie de l’accompagnement de plusieurs partenaires nationaux et internationaux qui lui restent fidèles depuis de nombreuses années, permettant ainsi la mise en œuvre de projets au profit des populations les plus démunies. Dans le cadre du renforcement de ses capacités institutionnelles, la Structure a récemment accueilli une visite de solidarité du Secrétaire Exécutif de la Caritas Congo Asbl, Mr l’Abbé Edouard Makimba. Cette visite a permis d’évaluer le fonctionnement des différents Services et d’encourager les efforts entrepris pour améliorer la gestion administrative et opérationnelle de l’organisation.
- BCC : Taux de change indicatifs du jour – mercredi 1er juillet 2026 – Banque Centrale du Congo (BCC) /:
- 🇺🇸 1 USD = 2 244,0000 CDF
- 🇪🇺 1 EUR = 2 559,2144 CDF
- 🇨🇳 1 CNY = 330,3751 CDF
III. POLITIQUE ET SOCIETE
- ACP : Kinshasa : le Président Tshisekedi relance une ligne de transport ferroviaire après 15 ans d’inactivité. La ligne de transport ferroviaire de 25 kilomètres reliant la Gare centrale à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a été relancée mardi par le Chef de l’État Félix Tshesekedi, après 15 ans d’inactivité, d’après la Présidence congolaise. « Après près de 15 ans d’inactivité, les rails de la capitale reprennent vie. Ce 30 juin, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a effectué le trajet reliant la Gare centrale à l’aéroport de N’Djili », a indiqué la source, ajoutant que la relance de cette ligne de 25 kilomètres vient relever d’importants défis structurels pour la ville de Kinshasa, notamment le désengorgement du trafic routier face aux embouteillages de la capitale, l’amélioration du pouvoir d’achat par une offre tarifaire stable et accessible, ainsi que la restauration du domaine public à travers la libération des emprises ferroviaires occupées illégalement. « Pour le Président de la République, le trafic ferroviaire devrait également s’étendre à la partie Ouest de la capitale, entre la Gare centrale et la place Kintambo Magasin. Après ce trajet inaugural, le trafic quotidien pourrait reprendre dans moins de trois semaines. L’objectif est de réduire de 20 à 30 minutes la durée du trajet entre la Gare centrale et l’aéroport international de N’Djili », a conclu la même source.
- RFI : Changement de Constitution en RDC: «Aucune question d’intérêt national ne doit être confisquée», affirme le président. Dans un message à la Nation, à l’occasion du 66e anniversaire de la RDC, dans la nuit du 29 au 30 juin 2026, le président congolais est revenu notamment sur les tensions autour d’un projet de référendum constitutionnel porté par la majorité au pouvoir. « Dans une démocratie, aucune question d’intérêt national ne doit être confisquée ni interdite de réflexion », a insisté Félix Tshisekedi, alors que le chef de l’État est accusé par l’opposition de vouloir modifier le Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat. En République démocratique du Congo (RDC), mise en garde cette nuit du président à l’occasion de la 66e célébration de l’indépendance. Alors que la RDC est secouée par le projet de la majorité de changement de la Constitution et que l’opposition s’y oppose farouchement, Félix Tshisekedi a appelé à ne pas confisquer la souveraineté du peuple et a réitéré ses exigences pour un dialogue. Enfin, il a exhorté les acteurs politiques ainsi que la société civile à la retenue. « Aucune ambition personnelle ou partisane ne vaut plus que la paix de tous. Dans une démocratie, aucune question d’intérêt national ne doit être confisquée ni interdite de réflexion. La Constitution n’est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance », a-t-il assuré. « La République ne ferme la porte à aucun de ses enfants, dès lors qu’ils choisissent la voie de la paix, du dialogue et de la loyauté envers la Nation. Mais le dialogue ne peut être détourné de son sens. Il ne saurait devenir un instrument de pression ou de contournement des institutions. Le peuple congolais est le seul souverain. Le recours à la violence, aux armes, à la haine, à la désinformation ou à toute forme d’atteinte à notre souveraineté et à notre intégrité territoriale ne saurait constituer un mode d’expression politique. Il ne peut en aucun cas ouvrir un droit particulier à la négociation, ni placer ceux qui menacent la République au-dessus de ceux qui respectent ses lois », a-t-il ajouté.
- AFRIQUE ET MONDE
- France24 : Cuisante défaite pour Donald Trump, la Cour suprême refuse de restreindre le droit du sol. La Cour suprême des États-Unis a rejeté, mardi, la tentative de Donald Trump de restreindre le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière aux États-Unis. C’est un échec pour le président, cette mesure était l’une des principales priorités dans le cadre de sa politique d’immigration. Donald Trump a lui dénoncé une « mauvaise » décision C’est une énorme défaite pour Donald Trump. La Cour suprême américaine majoritairement conservatrice a rejeté, mardi 30 juin, la remise en cause d’une question au coeur même de l’identité américaine : le droit du sol. Dans une décision prise par trois des six juges conservateurs, dont le président de la Cour, et les trois progressistes, la Cour annule un décret signé l’an dernier par Donald Trump dès son retour à la Maison Blanche. Ce décret, le plus contesté de son second mandat, supprimait le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière..
IV. EGLISE
- Vatican News : Mgr Fulgence Muteba appelle à « un dialogue inclusif et incontournable » en RDC. L’archevêque métropolitain de Lubumbashi, Monseigneur Fulgence Muteba, prône la cohésion et le vivre ensemble. Il soutient aussi un dialogue inclusif qui, selon lui, est incontournable pour construire une paix durable en RDC. Il l’a affirmé mardi 30 juin 2026 au cours de son homélie à la Cathédrale Saint Pierre et Paul de Lubumbashi, à l’occasion de la célébration du 66ième anniversaire de l’indépendance de la RDC. « Ce 66e anniversaire de l’indépendance de notre pays est une occasion pour faire un examen de conscience et une prise de responsabilité collective pour inaugurer une nouvelle ère de l’histoire de notre pays. Mais pour y parvenir, il faut d’abord que nous puissions nous rendre compte que nous avons failli dans beaucoup de domaines », a estimé Mgr Muteba. Pour sortir le pays de la crise qu’il traverse dans tous les domaines, le prélat catholique plaide pour un consensus pour construire une paix durable : « Il faut nous pardonner, il faut nous réconcilier, il faut consolider notre cohésion nationale sur base de la philosophie du vivre ensemble. Un dialogue inclusif et incontournable. Si nous n’empruntons prenons pas ce chemin grand, il y a le risque d’aller jusqu’à perdre ce pays ». Selon lui, la RDC dispose de suffisamment d’atouts, de ressources humaines et naturelles pour qu’il devienne une grande nation au cœur du continent. Pour y parvenir, suggère-t-il, les Congolais devraient prendre conscience de ce qu’il ne va pas dans tous les domaines et s’engager à changer le fusil d’épaules.
- RFI : Quatre évêques de la fraternité Saint‑Pie X ordonnés sans l’accord du Vatican. La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), communauté catholique traditionaliste, ordonne en Suisse, ce mercredi 1er juillet 2026, quatre évêques sans le mandat du pape Léon XIV. Des consécrations jugées illicites par Rome, qui n’aura pourtant pas ménagé ses efforts pour maintenir le dialogue et préserver l’unité de l’Église. Une nouvelle rupture, 38 ans après les ordinations qui avaient conduit au schisme de 1988. La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, fondée par l’évêque français Marcel Lefebvre et forte d’environ 600 000 fidèles dans le monde, doit procéder ce mercredi à l’ordination de quatre nouveaux évêques, originaires de France, des États-Unis et de Suisse. La cérémonie doit se dérouler lors d’une grand-messe en latin d’environ quatre heures, célébrée en plein air devant quelque 15 000 fidèles attendus sur la prairie d’Écône, en Suisse. C’est précisément là que Marcel Lefebvre avait consacré quatre évêques il y a 38 ans. La communauté, qui compte aujourd’hui 751 prêtres, 264 séminaristes et près de 800 lieux de culte répartis dans 77 pays, justifie cette décision par une « nécessité » : elle ne dispose plus que de deux évêques en activité, ce qui limite sa capacité à assurer son développement. Bien qu’influente dans certains milieux conservateurs, elle demeure largement minoritaire au sein de l’Église catholique et de ses quelque 1,3 milliard de fidèles.
Guy-Marin Kamandji
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