Mahagi : L’Hôpital Général de Référence de Logo engagé dans la lutte contre le MVE au risque et péril de son personnel soignant.
Mahagi, le 31 juillet 2026 (caritasdev.cd): Depuis le 15 mai 2026 le gouvernement Congolais a déclaré l’épidémie de la maladie à virus Ebola, de la souche Bundibigyo. Les zones de santé de Mongwalu, Bunia et Rwampara se placent en tête en termes des cas. A partir de ces entités, dans un laps de temps, l’épidémie s’est répandue dans plusieurs zones de santé à travers la province de l’Ituri et d’autres.
Pour faire face à cette flambée épidémique, les Centres de Traitement de la Maladie à Virus Ebola, CTE ont été déployés, principalement dans les zones de santé les plus affectées.
Dans le territoire de Mahagi, l’Hôpital Général de Référence de Logo abrite désormais un centre de transit où sont pris en charges les suspects et confirmés de la MVE. Dès le lendemain de la déclaration officielle de l’épidémie, un premier cas suspect y a été admis.
Cet établissement catholique s’est pleinement engagé dans la riposte, assurant le suivi rigoureux de tous les cas suspects et confirmés du territoire. À ce jour, six patients sont déjà déclarés guéris. Le centre poursuit sa mission de soins auprès des autres patients encore sous traitement.
L’hôpital se bat au risque et péril de son personnel
Le 24 juin 2026, alors que la première patiente guérie quittait le centre de transit de l’Hôpital Général de Référence de Logo, les responsables de cette structure catholique ont tenu à souligner que la quasi-totalité de la prise en charge des malades atteints d’Ebola était assumée par l’établissement lui-même. Quelques jours plus tard, un lot de médicaments est venu renforcer les stocks, offrant un répit bienvenu.
Malgré ces avancées, les conditions de travail restent précaires. Les agents de santé, en première ligne, ont un besoin urgent d’une formation spécialisée adaptée aux exigences de la riposte.
L’engagement du personnel est pourtant total. Mais le danger est omniprésent : en ce jour, trois agents détachés de l’hôpital et affectés au centre ont été contaminés en plein service et déclarés positifs à la maladie à virus Ebola. Une épreuve qui rappelle la vulnérabilité de ceux qui soignent au risque et péril de leur propre vie.
Sur place, le corps soignant fait preuve d’un courage exceptionnel. Hommes et femmes de cœur, ils rendent service au risque et péril de leur propre existence, avec un dévouement qui force l’admiration.
Cette situation interpelle vivement la responsabilité du gouvernement congolais dans la riposte. La formation spéciale destinée aux infirmiers et médecins prenant en charge les cas positifs s’impose plus que jamais comme une nécessité absolue.
CELCOM/CDM Anastasie Neema
