Notre Revue de presse du jeudi 27 août 2026
La revue de presse du jeudi 27 août 2026 met en lumière les principales actualités médiatiques.
•La tripartite RDC-Tanzanie-HCR examine à Lubumbashi le retour de plus de 85 000 réfugiés congolais;
• Tshisekedi annonce 1,258 milliard USD pour moderniser la ligne Dilolo-Sakania;
• Ebola en RDC : 2 000 doses de vaccins Ervebo réceptionnées à Kisangani;
• Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) ;
• Sud-Kivu : sous la pression des FARDC, 13 combattants du M23 et de Twirwaneho-Red Tabara se rendent;
• Suspension des activités académiques à Goma et Bukavu : Denis Mukwege dénonce une « ligne rouge inacceptable »;
• La France veut conditionner l’aide au développement pour sept pays africains à la lutte contre l’immigration à Mayotte;
• Léon XIV: de petits gestes peuvent désamorcer de grands conflits.
I.URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
•Radio Okapi : La tripartite RDC-Tanzanie-HCR examine à Lubumbashi le retour de plus de 85 000 réfugiés congolais : La 8e réunion tripartite entre la République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est ouverte mardi 25 août 2026 à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Les travaux portent notamment sur les conditions d’un retour volontaire, sécurisé et digne des réfugiés congolais vivant en Tanzanie.Plus de 85 000 Congolais sont actuellement installés dans le camp de Nyarugusu, dans la région de Kigoma (Tanzanie), selon les estimations du HCR. Les participants à cette rencontre doivent définir le cadre opérationnel permettant le retour de ceux qui souhaitent regagner la RDC.Les délégations congolaise et tanzanienne, ainsi que le HCR, travaillent à l’élaboration d’une feuille de route portant notamment sur l’information des réfugiés, l’identification des zones de retour et l’organisation du transport et de l’accueil.Le dispositif prévoit également un accompagnement de la réintégration socio-économique des personnes rapatriées. Les participants évaluent par ailleurs la mise en œuvre des engagements pris lors de la 7e réunion tripartite, organisée en décembre 2025 à Dar es Salaam.Le HCR estime que les efforts engagés par le gouvernement congolais et ses partenaires peuvent contribuer à créer un environnement favorable au retour des réfugiés.Kirya Mark Patrick, représentant adjoint du HCR en RDC, cite notamment le programme de restauration de l’autorité de l’État dans le Sud-Kivu, avec le redéploiement de l’administration civile, la réouverture des centres de santé et la reprise des activités scolaires.« Ces efforts, ainsi que les processus de paix de Washington et de Doha, peuvent contribuer à créer des conditions favorables à des solutions durables pour les réfugiés », a-t-il déclaré.Les travaux de Lubumbashi doivent ainsi permettre de préciser les prochaines étapes du processus de rapatriement volontaire des réfugiés congolais qui souhaitent retourner en RDC.
•Media Congo : Tshisekedi annonce 1,258 milliard USD pour moderniser la ligne Dilolo-Sakania : Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé ce mercredi 26 août 2026 à Kinshasa la signature d’un contrat confiant, pour une durée de 30 ans, la modernisation et l’exploitation du tronçon congolais du corridor de Lobito.Le projet concerne la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania, qui traverse notamment les principales zones minières du Haut-Katanga et du Lualaba. Il prévoit un investissement indicatif de 1,258 milliard de dollars américains pour les études, la réhabilitation, la modernisation, l’extension, l’exploitation et la maintenance de la voie ferrée. Concrètement, l’accord permet à un concessionnaire de prendre en charge ces opérations pendant la période prévue par le contrat, tout en laissant la propriété de l’infrastructure à l’État congolais. À terme, les infrastructures devront être transférées à la RDC conformément aux dispositions contractuelles.Félix Tshisekedi a précisé que cet accord ne constitue pas une privatisation de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) et ne crée pas de monopole ferroviaire. La SNCC conservera notamment l’exclusivité du transport des voyageurs, ainsi que son droit au transport des marchandises. L’État congolais détiendra également au moins 10 % du capital de la société chargée du projet. Il percevra en outre une redevance de 7,5 % du chiffre d’affaires annuel brut au titre de la concession.Le concessionnaire devra financer le projet et supporter les risques liés au trafic. La RDC ne lui accordera, selon les précisions du chef de l’État, ni garantie souveraine, ni subvention d’exploitation, ni garantie de revenu minimum.Pour Félix Tshisekedi, le corridor de Lobito ne doit pas être réduit au transport des minerais. Le chef de l’État veut également utiliser cette infrastructure pour faciliter l’acheminement des produits agricoles, des intrants industriels, des hydrocarbures, des conteneurs et des biens de consommation.
•Digital Congo: Ebola en RDC : 2 000 doses de vaccins Ervebo réceptionnées à Kisangani : Le Programme élargi de vaccination (PEV) a réceptionné 2 000 doses de vaccin contre la maladie à virus Ebola, destinées en particulier à la province de la Tshopo.L’information a été rendue publique le mercredi 26 août à Kisangani, chef-lieu de la province, lors d’une réunion de la coordination provinciale de la riposte, en présence des partenaires techniques et financiers. Elle a été livrée par Pascal Gelongo, responsable de la logistique du PEV.Selon ce dernier, ces doses sont arrivées depuis le 17 août. Il a également précisé que 5 00 autres doses ont été expédiées par voie aérienne le 25 août vers Buta, dans la province du Bas-Uélé, tandis que 1 500 doses sont réservées à la Tshopo.« Nous avons reçu 2 000 doses. Par ailleurs, 5 00 doses ont été acheminées aujourd’hui, le 25 août, par avion à destination de Buta, et les 1 500 doses restantes seront utilisées dans la Tshopo », a-t-il détaillé.Le responsable logistique du PEV a indiqué que les préparatifs de la campagne vaccinale sont en cours, mais que des activités préliminaires, notamment auprès des prestataires de première ligne, doivent être menées avant le lancement effectif de la vaccination. Sur le plan financier, Pascal Gelongo a annoncé un soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à hauteur de 340 628 dollars américains pour appuyer la riposte contre l’épidémie.Il a également signalé que l’OMS a mis à disposition du PEV une grande quantité de gel hydroalcoolique, qui sera distribuée aux vaccinateurs intervenant sur le terrain.
•BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : jeudi 27 aout 2026
| Devise | Taux moyen (CDF) | Taux achat (CDF) | Taux vente (CDF) | Variation 1j |
|---|---|---|---|---|
| USD (Dollar américain) | 2 264,64 | 2 213,57 | 2 315,71 | -0,09 % |
| EUR (Euro) | 2 643,49 | 2 583,87 | 2 703,11 | +0,02 % |
| XAF (Franc CFA – CEMAC) | 4,03 | 3,94 | 4,12 | 0,00 % |
II.POLITIQUE ET SOCIETE
•Le Potentiel.cd : sous la pression des FARDC, 13 combattants du M23 et de Twirwaneho-Red Tabara se rendent : L’étau militaire se resserre autour de la coalition terroriste M23/Twirwaneho-Red Tabara dans les Hauts-Plateaux du territoire de Fizi. Acculés par la puissance de feu des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), treize combattants de cette alliance soutenue par le Rwanda ont déposé les armes ce mercredi 26 août 2026, choisissant la voie de la patrie plutôt que celle de la destruction.Cette nouvelle vague de défections massives, enregistrée dans les localités d’Abala, Mulima et Kimete, marque un tournant psychologique majeur sur le front Est. Fatigués de servir des intérêts étrangers et de verser le sang de leurs propres compatriotes, ces insurgés manifestent une prise de conscience grandissante. Parmi ces repentis figure un jeune de la communauté Banyamulenge, ancien membre de la milice Twirwaneho. Libéré de l’emprise idéologique des agresseurs, il a lancé un appel vibrant à ses anciens compagnons d’armes, les exhortant à abandonner immédiatement le maquis pour ne plus être complices du chaos.Une riposte foudroyante des FARDC à l’origine des redditions.L’armée loyaliste impose sa suprématie sur le terrain. Cette reddition en série intervient immédiatement après une contre-offensive vigoureuse menée par les forces régulières. Les troupes républicaines ont répliqué avec une extrême précision à une provocation des terroristes de l’armée rwandaise (RDF) et de leurs alliés, qui avaient tenté un assaut au moyen d’un drone kamikaze.La fermeté de la riposte congolaise a brisé le moral des insurgés, provoquant la débandade et des désertions en chaîne. Le Sous-Lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole du secteur opérationnel Sukola 2 Sud, a confirmé que la pression militaire constante asphyxie désormais les réseaux criminels et pousse les combattants égarés à désavouer leurs chefs de guerre pour sauver leur vie.Fidèles aux lois de la République et au droit international humanitaire, les FARDC ont réservé un traitement digne à ceux qui ont choisi de se rendre. Présentés officiellement au Colonel Apoko Bangala Michel, commandant des opérations Sukola 2 Sud au Sud-Kivu, les ex-combattants ont été pris en charge selon leurs besoins : dix éléments ont été transférés au poste de commandement, selon Kivu presse 24, pour entamer un processus de réarmement moral et de réintégration civile, alors que trois autres insurgés, arrivés dans un état de santé critique, ont été immédiatement évacués vers une structure hospitalière militaire pour recevoir des soins d’urgence.
• Digital Congo :Suspension des activités académiques à Goma et Bukavu : Denis Mukwege dénonce une « ligne rouge inacceptable » : Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege condamne la suspension des activités académiques dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et Bukavu, décidée par le gouvernement congolais. Dans une déclaration datée du 26 août 2026, il dénonce également les nominations de nouvelles autorités académiques par l’AFC/M23/RDF dans les zones sous son contrôle.Le 20 août dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et Innovations a ordonné, jusqu’à nouvel ordre, la suspension des activités académiques et para-académiques dans les établissements publics des villes de Goma et Bukavu. La mesure concerne notamment les inscriptions et réinscriptions, les enseignements, les évaluations, les délibérations ainsi que les actes académiques liés à la délivrance des titres pour l’année académique 2026-2027. Les étudiants finalistes de l’année 2025-2026 dont le cursus n’a pas été achevé peuvent toutefois poursuivre les activités nécessaires à leur formation.Denis Mukwege condamne à la fois les nominations opérées par l’AFC/M23/RDF dans les établissements situés dans les zones sous contrôle de ce mouvement et la suspension des activités académiques décidée par Kinshasa.Le médecin s’inquiète particulièrement des conséquences de cette situation sur les jeunes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, déjà confrontés au chômage, aux violences et au risque de recrutement dans les groupes armés.« Briser aujourd’hui leur espoir de rêver, d’apprendre, de se former pour réaliser leurs aspirations et servir notre société, est une ligne rouge inacceptable », affirme-t-il.Il alerte également sur le risque d’un « épistémicide lent », estimant que l’interruption de l’enseignement pourrait entraîner une perte progressive des savoirs et fragiliser la capacité des jeunes à produire de la connaissance.
III.AFRIQUE ET MONDE
•RFI : La France veut conditionner l’aide au développement pour sept pays africains à la lutte contre l’immigration à Mayotte : En déplacement pour deux jours à Mayotte, Sébastien Lecornu a annoncé mercredi 26 août que la France entendait conditionner le versement de son aide publique au développement à une meilleure coopération dans la lutte contre l’immigration clandestine sur l’archipel. Sept pays africains sont concernés par ce système de « bonus-malus », décrit par le Premier ministre.Les Comores, le Burundi, la Tanzanie, la République démocratique du Congo, le Rwanda, la Somalie et le Kenya sont visés par ce nouveau dispositif, qui vise à conditionner le versement de l’aide publique au développement (APD) de la France à un renforcement de la lutte contre l’immigration à Mayotte. Sébastien Lecornu a demandé au ministère des Affaires étrangères de formuler des propositions afin de commencer à le mettre en œuvre dès 2026, puis de manière plus structurelle en 2027. Le Premier ministre a toutefois assuré que l’aide humanitaire directe ne serait pas remise en cause. Le principe consiste à moduler l’aide au développement en fonction de plusieurs critères : la lutte contre les passeurs, la délivrance de laissez-passer consulaires et le retour des étrangers en situation irrégulière. « Il est normal » de donner davantage « à un pays qui se donne du mal pour répondre à nos attentes en matière migratoire », a défendu Sébastien Lecornu.Insuffisant pour l’extrême droite, la gauche dénonce un «chantage»La députée Liot de Mayotte, Estelle Youssouffa, a réagi, dénonçant de la « com’ politique » et promettant de voter à nouveau la censure du gouvernement. Elle rappelle que la conditionnalité de l’aide au développement existe « déjà dans les accords de 2019 avec les Comores », principal pays d’origine des migrants, et regrette l’absence de réponse à la demande des élus de démanteler le camp de Tsoundzou 2, où vivent dans la précarité plus d’un millier de demandeurs d’asile.À l’approche de l’élection présidentielle française, l’immigration clandestine à Mayotte, qui cristallise la colère des Mahorais, revient dans le débat politique. La semaine dernière, Édouard Philippe proposait notamment de stopper l’enregistrement des demandes d’asile. À La France insoumise, le député Thomas Portes accuse Sébastien Lecornu de reprendre les thématiques de l’extrême droite.
IV.EGLISE
•Vatican News : Léon XIV: de petits gestes peuvent désamorcer de grands conflits : Ce matin, 26 août, le Pape reçoit en audience un groupe d’évêques de l’Église luthérienne de Norvège. Il souligne que, dans la période «tumultueuse» que traverse actuellement le monde, il faut «des chemins concrets de réconciliation et de fraternité». Il invite à «grandir ensemble dans notre service en faveur de la paix et de la justice».En cette «période particulièrement agitée» que traverse le monde – non seulement en raison des «conflits» et des «différends internationaux», mais aussi à cause de l’acrimonie qui caractérise le débat politique dans chaque pays –, nous devons apprendre de Jésus à suivre la voie de la bonté et de la charité, deux vertus qui ont le pouvoir de «désarmer». Telle est l’essence du discours, prononcé en anglais par Léon XIV à l’adresse de quelques évêques de l’Église luthérienne de Norvège, reçus en audience ce matin, 26 août, dans la petite salle de l’Aula Paolo IV .“Il semble y avoir une animosité croissante entre les peuples, évidente non seulement dans les conflits et les différends internationaux, comme vous l’avez observé, mais aussi au sein même des pays, comme en témoigne l’amertume qui caractérise souvent le débat politique et social.”L’évêque de Rome souligne que la réponse ne peut consister simplement à manifester de l’«hostilité» envers ceux avec lesquels surgissent des malentendus. Une attitude facilitée par «notre condition humaine déchue». Il faut au contraire un effort concerté pour «rechercher des voies concrètes de réconciliation et de fraternité». Un joug que Jésus allège, en nous enseignant «une autre voie», en révélant que «la bonté et la charité ont le pouvoir de désarmer». Même la visite des évêques de l’Église luthérienne de Norvège devient, selon le Pape, un exemple d’un pas modeste mais important vers l’unité.
Keren Lulu
