Notre Revue de presse du vendredi 28 août 2026
Notre Revue de presse de ce vendredi 28 août2026 vous propose les principaux sujets d’actualités traités par les médias ci-après:
- Des milliers de déplacés en détresse et sans assistance humanitaire à Walikale;
- Secteur minier : 521 projets, 3 413 carrés miniers récupérés, Louis Watum détaille son bilan à travers ses réformes;
- Ebola : lancement de la campagne de vaccination avec plus de 50 000 doses d’Ervebo;
- Taux de change indicatifs du vendredi 28 août2026 de la BCC ;
- RDC: Félix Tshisekedi fixe le cadre d’un dialogue national de trois mois;
- Kabila et Nangaa exclus, Nkishi jubile;
- Tanzanie : le vice-président démissionnaire exclu du parti au pouvoir;
- ASIE/MONGOLIE – COP 17 : Le don de la foi en Jésus et la protection de la Création à travers le témoignage d’une jeune Mongole
- URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Radio Okapi: Des milliers de déplacés en détresse et sans assistance humanitaire à Walikale: Des milliers de personnes déplacées vivent dans des conditions précaires dans le groupement Walowa-Luanda, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu d’après des sources locales. Arrivées depuis environ une semaine après la reprise des affrontements armés dans des zones voisines, ces populations ne bénéficient pas, à ce stade, d’une assistance humanitaire d’urgence. Toujours d’après ces sources, ces déplacés fuient notamment les combats entre la coalition AFC/M23 et les combattants Wazalendo dans les groupements d’Ufamando 1er et 2, dans le territoire de Masisi, ainsi qu’à Ziralo, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Les nouveaux arrivants se sont installés dans plusieurs localités de Walowa-Luanda, notamment à Busurungi, Lukaraba, Myanga-Katambira-Nyamimba et Ombo. Faute d’abris, la majorité est accueillie par des familles locales dont les capacités sont désormais fortement sollicitées. Plusieurs personnes déplacées dorment à même le sol et manquent de matériel de couchage. La situation alimentaire est également préoccupante. Les familles arrivées sans réserves de vivres ont besoin notamment de nourriture, de bâches et de matériaux permettant d’aménager des abris temporaires. Le député provincial élu de Walikale, Maurice Bikoy Mukongo, appelle le gouvernement et les organisations humanitaires à intervenir rapidement pour venir en aide aux populations déplacées. « Ça fait déjà une semaine qu’ils sont en train de se regrouper dans la misère », alerte l’élu, qui demande notamment l’acheminement de bâches et de vivres.
Le Potentiel: Secteur minier : 521 projets, 3 413 carrés miniers récupérés, Louis Watum détaille son bilan à travers ses réformes: Un an après sa prise de fonction à la tête du ministère des Mines, Louis Watum Kabamba, a dressé, mercredi 26 août 2026, un bilan marqué par des chiffres qui témoignent, selon son département, d’une volonté de mieux orienter les retombées de l’exploitation minière vers les communautés et l’économie nationale. De la mobilisation de 349,2 millions de dollars auprès des entreprises minières pour financer des projets de développement communautaire à l’identification d’un potentiel de 136 millions de dollars de recettes supplémentaires par an pour le Trésor, en passant par la récupération de milliers de carrés miniers et la lutte contre la fraude dans l’or artisanal, le ministre met en avant une série de réformes destinées à renforcer la gouvernance du secteur et à accroître sa contribution au développement de la RDC. Au titre de la dotation destinée au développement communautaire, 349,2 millions de dollars ont été collectés auprès de 44 sociétés minières. Ces ressources ont permis l’approbation de 521 projets, dont 335 sont déjà achevés et 186 en cours de réalisation. Les projets financés ciblent principalement les besoins sociaux de base. Ils comprennent notamment 80 écoles, 65 centres de santé, 62 projets liés à l’accès à l’eau potable et à l’énergie, ainsi que 52 infrastructures routières. S’y ajoutent 47 projets socioculturels et 28 projets agropastoraux.
Media Congo Press: Ebola : lancement de la campagne de vaccination avec plus de 50 000 doses d’Ervebo: Le gouvernement a officiellement lancé, ce jeudi 27 août à Kisangani, dans la province de la Tshopo, la campagne de vaccination contre la maladie à virus Ebola. L’opération a été lancée par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, dans le cadre du renforcement de la riposte face à une épidémie qui continue de faire des victimes dans plusieurs provinces du pays. Plus de 50 000 doses du vaccin Ervebo sont désormais disponibles pour cette campagne. La vaccination cible en priorité les prestataires de soins, considérés comme particulièrement exposés en raison de leur contact direct avec les patients, ainsi que les personnes ayant été en contact avec des malades. « Nous avons décidé d’utiliser le vaccin Ervebo pour protéger d’abord ceux qui sont en première ligne, donc nos prestataires de soins, mais aussi les personnes qui ont été en contact avec les malades. Nous avons déjà réceptionné plus de 50.000 doses de vaccins et nous allons donc commencer cette vaccination », a déclaré Samuel Roger Kamba. Cette campagne intervient alors que la situation épidémiologique demeure préoccupante. Selon les dernières données disponibles, l’épidémie, provoquée par le virus Ebola de l’espèce Bundibugyo, a déjà enregistré plusieurs milliers de cas confirmés dans le pays. Au 24 août, le bilan communiqué par les autorités faisait état de 5 514 cas et de 2 642 décès, dont 317 décès enregistrés au cours de la semaine précédente. Le taux de létalité global atteignait 47,9 %. L’Ituri reste l’épicentre de la flambée. D’après les données épidémiologiques disponibles, cette province comptait 4 750 cas, dont 2 133 décès, tandis que le Nord-Kivu enregistrait 753 cas et 512 décès. Des cas ont également été signalés dans le Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Kivu. La Tshopo, où la campagne vaccinale vient d’être lancée, figure donc parmi les provinces touchées, avec 15 cas et huit décès rapportés dans les données disponibles.
BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : vendredi 28 août2026
1 USD = 2 268,2000 CDF
1 EUR = 2 643,5100 CDF
1 CFA = 4,0300 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
RFI: RDC: Félix Tshisekedi fixe le cadre d’un dialogue national de trois mois: Le président congolais a officiellement lancé, jeudi 27 août 2026, un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Le processus commencera dans les 26 provinces avant des assises nationales à Kinshasa et ne devra pas dépasser trois mois. Majorité, opposition, société civile, confessions religieuses et de nombreuses catégories de la population doivent y être associées. Les acteurs qui continueront de combattre par les armes en seront exclus. Félix Tshisekedi a précisé, jeudi 27 août, le format du dialogue national qu’il promettait depuis plusieurs semaines. Dans une adresse à la nation, le président de la RDC a officiellement lancé un processus qu’il veut différent des précédentes concertations politiques organisées dans le pays : les discussions ne commenceront pas à Kinshasa entre responsables nationaux, mais dans les 26 provinces, avant de déboucher sur des assises dans la capitale. Une « vaste consultation politique et technique » doit d’abord être organisée dans chaque province. Des forums préliminaires réuniront, dans les chefs-lieux provinciaux, les populations et autorités locales, les députés nationaux et sénateurs élus de la province, les représentants des entités territoriales, les partis et regroupements politiques de la majorité et de l’opposition, la société civile, les autorités coutumières, les confessions religieuses ainsi que les milieux professionnels, économiques, universitaires et scientifiques. Les institutions et services publics nationaux, les entreprises et établissements publics, les organisations de femmes, de jeunes et de travailleurs, les représentants des personnes vivant avec un handicap et d’autres personnes vulnérables doivent également être consultés. Le président cite encore les entrepreneurs, agriculteurs, enseignants, chercheurs, artistes, professionnels de santé, acteurs de l’économie informelle et la diaspora congolaise.
Ouragan: Kabila et Nangaa exclus, Nkishi jubile: Le Front anti-dialogue a triomphé, exulte Dieudonné Nkishi. Hostile aux pourparlers avec les rebelles et leurs soutiens, l’acteur politique se réjouit de la ferme position du chef de l’État de bannir ceux qui ont pris les armes contre la République. A l’heure où l’hypothèse du dialogue national inclusif passe pour certains acteurs comme une solution efficace pour sauver le pays du chaos, Dieudonné Nkishi, lui, a toujours récusé vigoureusement cette approche. Pour le leader anti-dialogue, en écartant l’AFC-M23, le chef de l’État s’est aligné sur le mémorandum déposé par le Front anti-dialogue il y a quelques semaines. L’homme ne change pas de posture. Nkishi reste fidèle à sa ligne dure. D’ailleurs, le discours du chef de l’État à la nation le réconforte. Convaincu au plus profond de lui que le dialogue ne pourra plus sortir le pays du gouffre, le coordonnateur du Front rappelle que « mettre autour d’une table les criminels de guerre consacrerait une sorte d’impunité et récompense à la violence au détriment de la paix ».
III. AFRIQUE ET MONDE
Africa News: Tanzanie : le vice-président démissionnaire exclu du parti au pouvoir: Le parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama cha Mapinduzi (CCM), a annoncé mercredi soir l’exclusion du vice-président Emmanuel Nchimbi après sa démission plus tôt cette semaine. Le CCM a décidé de sanctionner Emmanuel Nchimbi pour « indiscipline », a déclaré mercredi soir aux journalistes la secrétaire générale du parti, Asha-Rose Migiro. Lors d’une réunion, le CCM a également désigné le ministre de l’Énergie, Deogratius Ndejembi, pour devenir le nouvel adjoint de la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan. Emmanuel Nchimbi a déclaré que sa démission prendrait effet le 4 septembre et qu’il resterait « un bon citoyen » de son pays. Sa décision a choqué de nombreuses personnes dans un pays où la stabilité a été érigée une valeur sacrée sous un régime longtemps marqué par un parti unique. Certains analystes estiment qu’Emmanuel Nchimi aurait exprimé des désaccords avec la cheffe de l’État sur des questions de gouvernance, mais aussi sur des éléments liés à la répression brutale des manifestations menée par le gouvernement pendant et après l’élection du 29 octobre. Ces manœuvres au sommet de l’État interviennent en effet quelques mois après l’élection controversée de Samia Suluhu Hassan. Le vote et les jours suivants avaient été marqués par le déploiement des forces de sécurité pour museler des émeutes déclenchées par la disqualification des principaux rivaux de la présidente. La répression sanglante avait fait au moins 518 morts selon le rapport d’une commission d’enquête nommée par le gouvernement, publié en avril. Un chiffre bien inférieur aux plus de 2 000 tués recensés par l’opposition.
IV. EGLISE
Agence fides: ASIE/MONGOLIE – COP 17 : Le don de la foi en Jésus et la protection de la Création à travers le témoignage d’une jeune Mongole: À 26 ans, Enkhjin Chuluunzagd est titulaire de deux masters en études environnementales et d’une licence en administration, obtenus respectivement à Rome, aux États-Unis et en Mongolie. La jeune femme, qui a fait partie de la délégation du Saint-Siège à la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), qui s’est tenue à Oulan-Bator du 17 au 28 août, raconte à l’Agence Fides son parcours de foi et l’évolution de sa sensibilité aux questions liées à la sauvegarde de la Création. En tant que jeune catholique mongole animée d’une passion grandissante pour le développement durable et les questions environnementales, j’ai eu le grand honneur de participer à la COP17 de la CNULD en Mongolie en tant que membre de la délégation du Saint-Siège. Ma présence sur place m’a permis de constater à quel point trois aspects de ma vie s’entremêlent de manière très significative : ma foi, mon identité mongole et mon souci de l’environnement. J’ai grandi en Mongolie avec une connaissance très limitée du christianisme. La Mongolie est un pays où le bouddhisme jouit d’une histoire importante et profondément enracinée. Ayant grandi dans ce contexte, je n’avais pratiquement aucune compréhension personnelle du Christ, de l’Église catholique ou de ce que signifiait avoir la foi. La communauté catholique en Mongolie est également très petite ; l’Église n’était donc pas quelque chose avec laquelle j’étais souvent en contact pendant mon enfance. Pourtant, au fil du temps, j’ai commencé à remarquer les missionnaires qui œuvraient auprès des personnes défavorisées en Mongolie. Ils prenaient soin des gens avec beaucoup d’humilité et d’amour, sans chercher de reconnaissance ni rien en échange. Je me demandais : « Pourquoi ces étrangers se soucient-ils autant de personnes qui ne font partie ni de leur famille, ni de leur communauté, ni même de leur propre pays ? » C’est ce qui a éveillé mon premier intérêt pour l’Église.
Paris Mona
