Déclaration de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), à l’issue de la session extraordinaire de l’Assemblée Plénière du 23 au 25 mars 2026
Kinshasa, le 27 mars 2026 (caritasdev.cd): A l’issue de leur Assemblée Plénière, tenue à Kinshasa du 23 au 25 mars 2026, les évêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ont fait une déclaration réaffirmant leur engagement à poursuivre, contre vents et marées, leur mission prophétique en se basant sur la parole de Dieu « proclame la parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal (…) encourage » (2 Tim4,2) et la Tradition. Les évêques ont aussi réaffirmé le principe sacré de la communion et de la synodalité ecclésiale et de la collégialité épiscopale. déclaration rendue public ce jeudi 26 mars par Mgr Donatien NSHOLE, secrétaire Général et porte Parole de la CENCO.
- Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques membres de la CENCO, réunis en session extraordinaire de l’Assemblée plénière du 23 au 25 mars 2026, à Kinshasa, nous sommes penchés sur notre mission prophétique et le vécu de notre communion épiscopale.
- Fidèles à la Parole de Dieu : «proclame la parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal (…) encourage » (2 Tim4,2), à la Tradition, et marchant sur les pas de nos vénérés prédécesseurs, Cardinaux et Evêques, nous réaffirmons notre détermination à poursuivre, contre vents et marées, notre mission prophétique. Notre objectif est de contribuer, entre autres, à la promotion de la dignité inaliénable de la personne humaine et au bien-être du peuple congolais.
- Dès lors, face à la situation sécuritaire et humanitaire dégradante de notre pays, nous ne saurons nous taire[1]. Comme l’a si bien dit le Pape François, lors de son voyage apostolique dans notre Pays, l’Église ne peut pas rester « indifférente » ou « muette » face aux injustices et aux douleurs qui frappent les populations[2].
- Certes, la communauté politique et l’Eglise sont indépendantes l’une de l’autre et autonomes dans le domaine qui est le leur. Mais elles sont appelées à collaborer, car toutes deux sont au service de la vocation personnelle et sociale des mêmes hommes.
L’Eglise a donc le droit de prêcher la foi en toute liberté, d’enseigner la doctrine sociale, sans aucune entrave, de porter un jugement moral, même sur des affaires qui regardent l’ordre politique, quand les droits fondamentaux de la personne humaine et le salut des âmes l’exigent. (Cfr Gaudium et Spes, 76).
- Soucieux de la paix et de la sacralité de la vie humaine, nous sommes convaincus que le dialogue est supérieur à la guerre. Comme l’a affirmé avec justesse le Pape François, « la guerre est toujours un échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse…» (Fratelli tutti, 7, §261). Ainsi rappelons-nous la pertinence de l’initiative « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs », à ne surtout pas confondre avec un dialogue visant le partage du pouvoir.
- Par ailleurs, nous tenons également à réaffirmer que la communion est un principe sacré de la synodalité ecclésiale et de la collégialité épiscopale. C’est dans cet esprit que sont toujours élaborés les messages et déclarations de la CENCO.
- En outre, nous sommes bien conscients que certaines personnes s‘évertuent sournoisement à discréditer notre mission, à semer la zizanie entre nous ou à nous engager dans une sorte de guerre de religions. Raison pour laquelle nous exhortons nos fidèles catholiques, les femmes et les hommes de bonne volonté au discernement, à la prudence et à la bienveillance.
- A l’approche des fêtes pascales, puisse le Seigneur, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Reine de la paix, bénir la RD Congo et son peuple.
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Fait à Kinshasa, le 25 mars 2026, en la Solennité de l’Annonciation du Seigneur.
Presse CECOS/CENCO
