Journée Internationale de droit de la femme : Les femmes de l’AFT-CENCO au cœur du droit, de la justice et de la paix
Lundi, 9 mars 2026 (caritasdev.cd) : L’Association des femmes travailleuses de la CENCO (AFT-CENCO) a célébré, le vendredi 06 mars 2026, au Centre Interdiocésain de Kinshasa, la Journée internationale des droits de la femme. Cette célébration s’est inscrite dans le cadre du thème mondial retenu pour le 08 mars 2026 : « Droit, Justice, Action, Pour toutes les femmes et les filles ».
La cérémonie a été ouverte par Madame Gloria Mansanga Nzinga, Présidente de l’AFT-CENCO. Dans son allocution, elle a exprimé sa gratitude aux autorités ecclésiastiques, en particulier à Son Excellence Mgr Donatien Shole, Chapelain de Sa Sainteté le Pape et Secrétaire Général de la CENCO, pour son soutien spirituel et matériel. Elle a également annoncé la nomination du nouvel Aumônier de l’Association, l’Abbé Freddy Ngwash, en remplacement de l’Abbé Zephirin Ligopi.

La journée a été marquée par deux conférences de haut niveau :
Me Tshibola Madiya Diana, Présidente de l’ONG les femmes partenaires du progrès, a présenté un exposé sur les droits et la justice des femmes. Elle a rappelé l’historique du 08 mars et souligné que la RDC a ratifié plusieurs instruments internationaux et adopté des lois nationales pour protéger les droits des femmes. Elle a encouragé les participantes à se documenter davantage sur les textes juridiques tels que la Constitution, le Code de la famille et le Code du travail. Elle a conclu : « Investir dans la protection des droits des femmes, c’est investir dans la paix, la stabilité et le développement durable du pays. »
Quant à Mme Faida Mwangilwa, consultante en genre, a axé son intervention sur la communication non-violente (CNV), qu’elle considère comme une action prioritaire pour les membres de l’AFT-CENCO. Elle a expliqué que la CNV est un outil puissant de transformation, permettant de dépasser les réactions automatiques de défense ou d’agressivité pour favoriser des échanges empreints de respect et d’empathie.
« La communication non-violente (CNV) nous engage à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons l’autre. Les mots ne sont plus des réactions routinières et automatiques, mais deviennent des réponses réfléchies, émanant d’une prise de conscience de nos perceptions, de nos émotions et de nos désirs. Nous nous exprimons alors sincèrement et clairement, en portant sur l’autre un regard empreint de respect et d’empathie », a-t-elle enrichi.
A la fin de ces deux exposés, les questions ont été posées et ont obtenues des réponses.
Rappelons que la journée a débuté par une messe célébrée par l’Abbé Aimé Kankolongo, qui a exhorté les femmes à prendre conscience de leur valeur : « Donne-toi de la valeur, ne te sous-estime pas et considère-toi comme porteuse de quelque chose d’unique. »
En clôture, Mgr Donatien Shole a salué la qualité des échanges et rappelé aux femmes leur rôle essentiel : « Vous êtes appelées gardiennes de vie, donnez la touche à la vie humaine. »
La cérémonie s’est achevée par un repas fraternel, symbole de communion et de solidarité.
Paris Mona
