Notre Revue de presse du lundi 23 février 2026
L’actualité de notre revue de presse de ce lundi 23 février 2026 comporte les titres marquants ci-après :
- Plus de 100 personnes portées disparues après un bouclage des rebelles à Rutshuru ;
- L’inflation hebdomadaire ralentit à 0,11 % et le Franc Congolais se maintient stable face aux marchés ;
- Un partenariat stratégique dans la coopération technologique envisagé entre hôpitaux Grecs et Congolais;
- Taux de change indicatifs du lundi 23 février 2026 de la BCC ;
- Les magistrats appelés à éviter de courir derrière les affectations intéressées: “répondez là où la nation va vous appeler à exercer vos fonctions”;
- Ituri : 50 miliciens déposent les armes à Irumu;
- Ukraine: Kherson sous la menace des drones russes, la vie suspendue à un fil.
- Angélus: vivre le Carême comme un chemin de liberté et de guérison intérieure.
I. URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Radio Okapi: Plus de 100 personnes portées disparues après un bouclage des rebelles à Rutshuru: Une centaine de personnes sont portées disparues depuis samedi 21 février, à la suite d’une opération de bouclage menée à Kishishe, dans le groupement Bambo, territoire de Rutshuru (Nord‑Kivu). Selon des sources locales, ces personnes ont été interpellées puis embarquées vers une destination inconnue. Ces mêmes sources indiquent qu’elles sont accusées de collaboration présumée avec les combattants Wazalendo ou les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Un notable local appelle au respect du droit international humanitaire ainsi qu’à la protection des civils dans cette zone déjà durement affectée par les violences armées. Le fonctionnaire délégué adjoint de Bambo, Isaac Kibira, a interpellé la conscience de l’autorité opérant sous l’occupation rebelle. Il affirme que, rien qu’à Bambo, les rebelles ont arrêté environ 270 personnes, parmi lesquelles seulement 90 ont été libérées. Selon lui, certaines des personnes interpellées auraient été forcées à suivre une formation militaire, tandis que d’autres seraient détenues à la prison centrale de Rutshuru ou dans d’autres lieux de détention. « Nous demandons au gouvernement de se saisir de cette question du M23, qui est en train de violer le droit international en faisant souffrir une population innocente. Les FDLR, en conflit avec certains membres de la communauté, sont instrumentalisés par le M23, qui profite de la situation pour arrêter des personnes et les conduire vers des destinations inconnues, au détriment de leurs familles », a alerté Isaac Kibira.
Media Congo: RDC : L’inflation hebdomadaire ralentit à 0,11 % et le Franc Congolais se maintient stable face aux marchés [André Wameso, Gouverneur de la BCC]: Le Gouverneur de la BCC -Banque Centrale du Congo- a présenté vendredi dernier, devant le Conseil des Ministres, un état des lieux rassurant de l’économie congolaise et du marché des changes . Selon ses indications, la stabilité macroéconomique se confirme. L’inflation hebdomadaire a légèrement reculé, passant de 0,15% à 0,11%, tandis que le cumul annuel tombe à 1,27% contre 1,35% à la même période en 2025. Sur un an, le taux d’inflation reste maîtrisé à 2,18%, loin des 10,64% de l’année précédente. Le Franc Congolais affiche également une bonne tenue, avec des variations limitées sur les marchés interbancaire et parallèle. Les prix des principaux produits de base destinés à l’économie nationale sont restés stables, traduisant un environnement favorable à la production et au commerce. Pour renforcer les réserves monétaires, la Banque Centrale a signé un contrat avec DRC Gold Trading afin de constituer des stocks d’or raffiné, respectant les standards internationaux. Le Gouverneur Wameso a rappelé l’importance de percevoir impôts, taxes et redevances en monnaie nationale pour soutenir le Franc Congolais et renforcer la mobilisation des ressources intérieures. Le Conseil des Ministres a pris acte de ce rapport, réaffirmant l’engagement du Gouvernement à maintenir la stabilité économique et à consolider la souveraineté monétaire du pays.
ACP: Un partenariat stratégique dans la coopération technologique envisagé entre hôpitaux Grecs et Congolais: Une visite pour poser les bases d’un partenariat stratégique dans le domaine technologique entre les hôpitaux Grecs et Congolais a été effectuée samedi, au Centre Hospitalier Universitaire du Cinquantenaire (CHU-50) à Kinshasa, en République démocratique du Congo, par une délégation de l’ASBL et de « Medic Assist Grèce ». « L’Asbl Santequiz et Medic Assist Grèce visitent le CHU-50 afin de poser les bases d’un partenariat stratégique entre les hôpitaux grecs et congolais. La RDC monte en puissance et son système de santé aussi », a déclaré le Dr Bienvenu Ileka, coordonnateur de l’ASBL « Santequiz ». Selon lui, l’objectif est d’échanger des connaissances, de partager l’expertise scientifique, de favoriser la coopération technologique et de renforcer mutuellement des capacités. Cette dynamique est portée par des actions concrètes et des projets structurants, notamment la modernisation et la relance du CHU-50. Il a fait savoir que la délégation a été conduite par le Dr Jean-Michel Kayumba, médecin chef de service des urgences, pour une visite approfondie des installations. « Nous avons ensuite tenu une session technique de haut niveau avec le médecin directeur, le Dr Willy Kabongo, autour des perspectives concrètes de collaboration. Des grandes réalisations se profilent entre le CHU-50, Santequiz et Medic Assist Grèce (une entreprise médicale innovante, basée à Athènes en Grèce). Rendez-vous très bientôt pour écrire ensemble une nouvelle page de la coopération hospitalière RDC-Grèce »,a-t-il conclu.
BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC): lundi 23 février 2026
1 USD = 2128.7725 CDF
1 EUR = 2503.4627 CDF
1 CFA = 3.8165 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
Actualité.cd: Les magistrats appelés à éviter de courir derrière les affectations intéressées: “répondez là où la nation va vous appeler à exercer vos fonctions” (Président du CSM): La formation de 2 500 nouveaux magistrats lancée en novembre de l’année dernière dans les villes de Kinshasa et Lubumbashi par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), s’est clôturée le samedi 21 février dans la salle des Congrès du Palais du Peuple à Kinshasa. Cette session intensive, d’une durée de trois mois, avait pour objectif de renforcer l’efficacité, l’éthique, la compétence et la déontologie des magistrats. Cette étape sera suivie de leur déploiement dans les différentes juridictions du pays, afin de contribuer au renforcement de l’appareil judiciaire, confronté depuis plusieurs années à des carences chroniques en personnel. Conscient de certaines pratiques ancrées dans la magistrature congolaise, où certains magistrats refusent de se rendre à leur lieu d’affectation, privilégiant des provinces jugées " juteuses " au détriment d’autres, le président du CSM, Dieudonné Kamuleta, a exhorté les nouveaux magistrats à se rendre partout où ils seront affectés pour servir la République. "Maintenant que la formation est terminée, l'heure est aux affectations sur toute l'étendue du territoire national. Répondez là où la nation va vous appeler à exercer vos fonctions. C’est pourquoi je vous rappelle, anciens comme nouveaux magistrats, d’éviter de courir derrière les affectations intéressées. Courez plutôt derrière l’excellence et la rigueur. La compromission et la médiocrité vous rattraperont tôt ou tard et porteront atteinte à votre dignité si vous recherchez la facilité",a interpellé le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Dieudonné Kamuleta.
7sur7: Ituri : 50 miliciens déposent les armes à Irumu: Au total, cinquante (50) éléments de la milice du Mouvement autodéfense pour l'intégrité du congo ( MAIC) dit "Tchini ya Tuna" parmi lesquels quatre (4) femmes ont déposé les armes et adhéré au processus de paix. La cérémonie y afférente s'est déroulée samedi 21 fevrier en cours à Balingina, une entité de la chefferie des Walese-vonkutu en territoire d'Irumu (Ituri). En présence de l'administrateur militaire du territoire d'Irumu, du représentant de la 32ème région militaire, du PDDRC-S et plusieurs couches de la population, cinq (5) armes du type AK-47, un (1) revolver et environ 600 munitions ont été officiellement remis. "Nous félicitons ces jeunes qui ont accepté la main tendue du chef de l'État congolais. Ce désarmement n'est pas forcé mais c'est dans le souci de pacifier notre province. La zone ici est ouverte à tout le monde, pas question de dire qu'il s'agit ici d'une zone rouge", a dit le colonel N'siro Simba Bunga Jean. De son côté, Édouard Matope, l'un de ceux qui ont déposé les armes, appelle d'autres détenteurs illégaux d'armes à les déposer afin d'être des partisans de la paix et du développement. "Ce jour marque un tournant important dans notre engagement pour la paix, la stabilité témoignant notre volonté d'accompagner l'effort du gouvernement. Nous appelons les autres à déposer les armes", a-t-il appelé.
III. AFRIQUE ET MONDE
RFI : Ukraine: Kherson sous la menace des drones russes, la vie suspendue à un fil: Bientôt quatre ans que la guerre en Ukraine a commencé. Les Russes n’ont conquis que 20 % du pays et continuent de réclamer certains territoires qu’ils n’occupent qu’en partie. Nos envoyés spéciaux se sont rendus à Kherson, à l’Est de l’Ukraine. La ville, qui n’est qu’à deux kilomètres de la ligne de front, est sous la menace perpétuelle de l’artillerie russe et surtout des drones tueurs. Il faut rouler à vive allure en entrant dans Kherson pour éviter d’être pris en chasse par un drone russe. La route est d’ailleurs en partie protégée par des filets censés arrêter ces engins de mort. Ils seraient très efficaces selon Oleksander Tolokonnikov, chef adjoint de l’administration régionale de Kherson. « On se sert de différents filets pour stopper les drones », explique-t-il. « Il y en a avec des trous de plusieurs tailles, qui peuvent arrêter les drones et les charges explosives qu’ils larguent. Et il n’y a pas que les filets, on a des systèmes de brouillage contre les drones, et enfin des unités mobiles qui peuvent tirer dessus et les abattre. » Malgré tout, les drones reviennent sans cesse à Kherson, selon les rares habitants qui n’ont pas fui la ville. L’atmosphère y est sinistre. Mais Vika, elle, a choisi de prendre un café dehors, avec une amie, bravant le froid et la menace. Elle s’est habituée à l’idée de mourir à tout instant. Elle n’a pourtant que 16 ans. « Quand tu entends le son d’un drone, tu ne sais pas ce qui va t’arriver, si tu vas pouvoir atteindre ta destination, ou si le drone va te frapper. Alors je me cache sous les arbres, oui les arbres ! C’est un coup de poker », raconte l'adolescente.
IV. EGLISE
Vatican News: Angélus: vivre le Carême comme un chemin de liberté et de guérison intérieure: En ce premier dimanche de Carême, Léon XIV a invité les fidèles, rassemblés place Saint-Pierre pour la prière de l’Angélus, à entrer dans ce temps liturgique comme dans «un chemin lumineux», marqué par «la prière, le jeûne et l’aumône». En méditant l’Évangile des tentations de Jésus au désert, le Saint-Père a rappelé que le Carême est un temps de vérité, de combat spirituel et de renouveau intérieur. Commentant le passage de l’évangile selon saint Matthieu, le Pape a souligné que Jésus, «après avoir jeûné pendant quarante jours, ressent le poids de son humanité», tant sur le plan physique que moral. En affrontant les tentations du diable, le Christ «éprouve la même fatigue que nous ressentons tous sur notre chemin» et, en y résistant, «nous montre comment vaincre les ruses et les pièges» de l’ennemi. Cette proximité du Christ avec la condition humaine éclaire le sens du Carême: un temps où le croyant n’est jamais seul dans l’épreuve, mais accompagné par Celui qui a déjà vaincu le mal. Léon XIV a décrit le Carême comme un itinéraire spirituel qui permet de «renouveler notre coopération avec le Seigneur dans la réalisation du chef-d’œuvre unique qu’est notre vie». Par la prière, le jeûne et l’aumône, il s’agit de laisser Dieu «enlever les taches et guérir les blessures que le péché a pu causer, afin que la vie chrétienne fleurisse dans toute sa beauté jusqu’à la plénitude de l’amour, seule source du vrai bonheur». Un chemin exigeant, a reconnu le Saint-Père, qui comporte aussi le risque du découragement ou de la fuite vers de fausses sécurités.
Cellule de Communication Caritas Congo Asbl.
