Les sujets ci-après ont été sélectionnés pour notre Revue de presse de ce mardi 10 mars 2026 :
La faim frappe tous les ménages du village de Rugarama à Rutshuru, alerte l’OCHA ;
Est de la RDC : le CICR se dit prêt à accompagner le transfert vers Kinshasa, de plus de 5 000 militaires FARDC libérés par l’AFC/M23 ;
Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC);
RDC: Le gouvernement reconnaît des retards dans le paiement des salaires des fonctionnaires ;
Transport urbain à Kinshasa : le gouverneur impose l’identification et la géolocalisation des véhicules ;
Carburant, eau potable… l'attaque des infrastructures frappe durement les civils au Moyen-Orient ;
Liban : le Père Pierre El Raii tué par le 2ème bombardement de la maison d’un de ses paroissiens à qui il avait porté secours.
URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Radio Okapi : La faim frappe tous les ménages du village de Rugarama à Rutshuru, alerte l’OCHA. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) alerte sur la situation de famine qui touche 100 % des ménages du village de Rugarama, au centre du groupement Busanza, dans le territoire de Rutshuru (Nord‑Kivu). À l’origine de cette crise alimentaire : les conflits armés, les chocs économiques, les catastrophes naturelles et la flambée des prix des denrées alimentaires. Cette organisation onusienne tire la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation et appelle à une mobilisation urgente afin d’éviter une aggravation de l’insécurité alimentaire dans cette zone sous occupation rebelle. Selon le rapport d’OCHA, la majorité des ménages présentent une consommation alimentaire qualifiée de “pauvre”, traduisant une difficulté à accéder régulièrement à une nourriture suffisante et diversifiée. Si à Rugarama, ce taux atteint 100 %, à Kalembe, il dépasse 87 %. Le document souligne également une vulnérabilité plus marquée chez certains groupes, notamment les personnes déplacées internes et les ménages retournés. Près de 95 % des ménages déplacés ont une consommation alimentaire pauvre, et 80 % d’entre eux recourent déjà à des stratégies d’urgence pour survivre. Face à cette situation, les populations adoptent des moyens de survie de plus en plus extrêmes. Plusieurs ménages déclarent emprunter de la nourriture, envoyer certains membres de la famille manger ailleurs ou encore vendre des biens domestiques. D’autres retirent leurs enfants de l’école, réduisent les dépenses de santé ou mendient pour pouvoir se nourrir.
Banque Centrale du Congo (@BCC_RDC sur X: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC). 📅 Mardi 10 mars 2026
🇺🇸 1 USD = 2 182,8346 CDF
🇪🇺 1 EUR = 2 521,4624 CDF
🇨🇳 1 CNY = 315,6563 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
Actualite.cd : Est de la RDC : le CICR se dit prêt à accompagner le transfert vers Kinshasa, de plus de 5 000 militaires FARDC libérés par l’AFC/M23. La rébellion de l’AFC/M23 a procédé lundi dernier à Rumangabo, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), à la libération de plus de cinq mille éléments de l'armée congolaise. Selon la rébellion, ces militaires sont remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour « rapatriement » à Kinshasa. « L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) informe l’opinion publique qu’elle a une fois de plus remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) plus de 5 000 éléments des FARDC, capturés sur différents fronts. Ceux-ci seront rapatriés vers Kinshasa sous la supervision du CICR. La cérémonie de remise s’est tenue le lundi 2 mars 2026 au camp de Rumangabo, dans la province du Nord-Kivu », lit-on dans un communiqué de l’AFC/M23. Le CICR se dit prêt à accompagner le transfert de ces militaires du Nord-Kivu à Kinshasa. « Le CICR a pris connaissance du communiqué de l'AFC/M23 annonçant sa décision de libérer un certain nombre d'éléments FARDC détenus. En tant qu'intermédiaire neutre, le CICR se tient prêt à accompagner une telle opération avec l’accord de toutes les parties », a réagi François Moreillon, Chef de la délégation du CICR à Kinshasa. En mai 2025, le CICR avait déjà facilité le transfert de plus de 1.300 militaires désarmés de Goma à Kinshasa. Néanmoins, les rebelles soutenus par le Rwanda déplorent le refus de Kinshasa de libérer leurs camarades arrêtés, y compris d'autres personnes « en raison de leur simple faciès ». Par ailleurs, l’AFC/M23 accuse Kinshasa de poursuivre « ses violations du cessez-le-feu et a imposé une guerre généralisée à l’AFC/M23, prenant pour cibles les populations civiles et leurs biens ».
RFI : RDC: Le gouvernement reconnaît des retards dans le paiement des salaires des fonctionnaires. En République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement reconnaît des tensions sur la trésorerie étatique. Conséquence : le retard, ces derniers mois, de la paie des agents et fonctionnaires de l’État. Le Fonds monétaire international (FMI) avait déjà averti les autorités sur l’explosion de la masse salariale qui dépasse déjà la moitié des recettes courantes. C’était sans parler des dépenses jugées prioritaires qui exercent une forte pression sur les finances publiques. Il s’agit notamment des dépenses sécuritaires liées à la crise dans l’Est du pays ainsi que des charges humanitaires. Quand on parle de la masse salariale en RDC, il s’agit de plus de 500 millions de dollars que l’État doit débourser chaque mois. Depuis le début de l’année, le gouvernement reconnaît toutefois des tensions persistantes sur sa trésorerie, avec des répercussions directes sur la régularité du paiement des agents publics. En janvier 2026 déjà, même les catégories - dites prioritaires - comme les enseignants, les policiers et les militaires avaient accusé plus d’une semaine de retard dans la perception de leurs salaires.
Radio Okapi : Transport urbain à Kinshasa : le Gouverneur impose l’identification et la géolocalisation des véhicules. À partir du 23 mars, tous les chauffeurs de Kinshasa devront présenter leur carte professionnelle, et chaque véhicule sera identifié et géolocalisé. C’est ce qu’a annoncé le gouverneur Daniel Bumba Lubaki, dans un communiqué officiel parvenu dimanche 8 mars à Radio Okapi. Les autorités disent vouloir sécuriser les Kinois, face à la recrudescence des enlèvements dans la capitale, et remettre de l’ordre dans les Voitures de transport avec chauffeur (VTC). Dans ce communiqué, Daniel Bumba Lubaki a instruit le Ministre provincial des Transports, Jésus Noël Sheke, de mettre en œuvre une série de mesures sécuritaires et technologiques pour contrer l’insécurité grandissante dans la capitale. Dès le 23 mars, un contrôle d’envergure sera lancé. Tout véhicule ne remplissant pas les conditions ci-dessous sera immédiatement immobilisé et conduit en fourrière pour destruction par la Régie des fourrières et du contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK), conformément aux dispositions légales en vigueur.
III. AFRIQUE ET MONDE
France24 : Carburant, eau potable… l'attaque des infrastructures frappe durement les civils au Moyen-Orient. L’Assemblée nationale malgache a voté la destitution du président Andry Rajoelina à une large majorité (130 sur 163 députés), ce mardi 14 octobre. Dans un communiqué publié un peu plus tard, la Haute Cour constitutionnelle a, elle, invité le colonel Michael Randrianirina à exercer les fonctions de Chef de l’État. La présidence de Madagascar dénonce de son côté une « tentative de coup d'État ». Les frappes en Iran s'étendent désormais à des infrastructures qui touchent directement la population. À Téhéran, des dépôts pétroliers en feu ont plongé, dimanche, la capitale sous un épais nuage de pollution, tandis que dans le Golfe, des installations liées à l'eau ont également été visées, faisant craindre une nouvelle catastrophe humanitaire. Après avoir ciblé, durant la première semaine de bombardements en Iran, les dirigeants de la République islamique, les infrastructures sécuritaires et l'appareil répressif, les frappes aériennes touchent désormais des infrastructures, ce qui affecte directement la population. À Téhéran, plusieurs installations pétrolières ont été visées. Au Bahreïn, les frappes iraniennes ont endommagé une usine de dessalement de l'eau.
IV. EGLISE
Vatican News : Liban : le Père Pierre El Raii tué par le 2ème bombardement de la maison d’un de ses paroissiens à qui il avait porté secours. L'attaque meurtrière a eu lieu ce lundi 9 mars à 14h, heure de Beyrouth, exactement une semaine après le début des bombardements israéliens sur le Liban. La zone touchée est une fois de plus le sud du pays du Cèdre. « Nous venons d'apprendre que nous avons perdu le père Pierre El Raii, curé maronite de Qlayaa », dit au téléphone, aux médias du Vatican, le père Toufic Bou Merhi, franciscain de la Custodie de Terre Sainte, curé dans le sud du Liban, dans les communautés de rite latin de Tyr et Deirmimas. « Il y avait eu une première attaque, qui avait touché une maison dans la zone de sa paroisse, dans les montagnes, blessant l'un des paroissiens », raconte le franciscain aux médias du Vatican. « Le père Pierre s'est précipité avec une dizaine d'autres jeunes pour secourir le paroissien : c'est alors qu'il y a eu une autre attaque, un autre bombardement sur la même maison. Le curé a été blessé, puis transporté dans un hôpital de la région, mais il n'a pas survécu. Il est mort presque sur le seuil de l'hôpital. Il avait à peine cinquante ans ». Le récit du père Toufic est désespéré et émouvant. Il rappelle tout d'abord que le prêtre décédé était « véritablement le soutien des chrétiens de la région », toujours à leurs côtés, notamment en restant sur place alors que l'armée israélienne multipliait les avis d'évacuation.