Les sujets ci-après ont été sélectionnés pour notre Revue de presse de ce mercredi 07 janvier 2026 :
Au moins 105 Congolais décédés en 2 semaines dans les camps de réfugiés au Burundi ;
À Luanda, les Présidents congolais et angolais s’entretiennent sur la crise dans l’est de la RDC ;
Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC);
CAN 2025 : « La défaite de la RDC contre l’Algérie, conséquence du dysfonctionnement en prolongation » (Sélectionneur national) ;
"Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela", selon la présidente par intérim ;
Pour le président des évêques vénézuéliens, « l’espoir réside dans la paix et la justice ».
URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Radio Okapi : Au moins 105 Congolais décédés en 2 semaines dans les camps de réfugiés au Burundi. Environ 105 Congolais sont morts en l’espace de deux semaines dans les camps de réfugiés installés au Burundi. L’Organisation citoyenne pour la paix et la cohabitation communautaire (CPCC), qui a livré ces chiffres lundi 5 janvier, alerte l’opinion sur les conditions de vie précaires dans ces camps. Selon le président du comité exécutif de cette structure, Ahadi Bya Masu, ces décès sont dus au manque d’assistance en matière d’abris, de soins de santé et d’alimentation. « La situation est très choquante. Nous avons enregistré plus de 105 personnes décédées dans différents camps de réfugiés au Burundi, causés par l’insuffisance d’hébergement approprié, le manque de soins de santé, l’absence d’une assistance humanitaire structurée. Certaines ont même été attaquées par des individus armés de flèches et d’armes blanches », a-t-il déclaré. Ahadi Bya Masu a demandé au gouvernement congolais ainsi qu’aux partenaires internationaux d’apporter une aide digne et durable à ces populations ayant fui l’agression de l’AFC/M23. Selon lui, une assistance adéquate permettrait de les protéger contre toute autre menace dans les camps de réfugiés au Burundi. Radio Okapi a tenté, en vain, de joindre le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi ainsi que le gouvernement provincial du Sud-Kivu. Les Congolais ayant récemment fui la guerre de l’AFC/M23 dans les territoires d’Uvira et de Fizi sont actuellement logés dans les camps de transit de Rugombo, Rumonge et Gatumba, au Burundi.
Banque Centrale du Congo (@BCC_RDC sur X: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC). 📅 Mercredi 07 janvier 2026 : 🇺🇸 1 USD = 2 241,0485 CDF🇪🇺 1 EUR = 2 629,4021 CDF🇨🇳 1 CNY = 320,9831 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
ACP : CAN 2025 : « La défaite de la RDC contre l’Algérie, conséquence du dysfonctionnement en prolongation » (Sélectionneur national). Le sélectionneur national de la République démocratique du Congo (RDC) a attribué, la défaite de ce pays contre l’Algérie, à un dysfonctionnement à la prolongation, en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football 2025, a appris l’ACP sur les pages sociales de la Fédération congolaise de football association (Fecofa). « Nous avons fait une bonne deuxième mi-temps après les changements opérés. Mais en prolongation, il y a eu un dysfonctionnement », a-t-on lu. Selon les sources consultées mardi, par l’ACP, Sébastien Desabre s’est dit déçu après un travail abattu en amont. « Nous avons fait un excellent travail et sommes déçus maintenant », s’est-il exprimé, tout en félicitant et souhaitant le meilleur et bonne chance à l’équipe d’Algérie. Quoiqu’il en soit, le technicien français de la RDC a fait savoir que les Léopards qui se sont créé des occasions de but, auraient pu en marquer, mais ne l’ont pas fait, par manque de chance qui leur a tourné le dos. Néanmoins, pour lui, sur le plan tactique, la RDC a présenté une bonne image lors de ce match. Raison pour laquelle, selon les sources, il a dit, en conclusion, ne rien avoir à reprocher a ses joueurs et que l’on doit garder la tête haute, pour avoir tout donné..
RFI : À Luanda, les présidents congolais et angolais s’entretiennent sur la crise dans l’est de la RDC. Le président congolais a effectué une visite ce 5 janvier 2026 à Luanda en Angola. Il y a rencontré son homologue João Lourenço, actuellement président de l’Union africaine (UA). Les deux chefs de l’État ont surtout évoqué la situation dans l’est de la RDC, en proie à un conflit qui oppose le groupe armé AFC/M23, soutenu par le Rwanda voisin, aux forces congolaises et leurs alliés. Déplacement express pour le président de la RDC qui a quitté Kinshasa vers 11 heures lundi pour Luanda. Il a passé quelques heures avec son homologue angolais avant de rentrer dans l’après-midi au pays. Une visite à l’initiative du président angolais, selon Félix Tshisekedi. Au cœur de cette rencontre : la crise sécuritaire à l’est, principalement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Selon Félix Tshisekedi, João Lourenço lui a soumis des propositions qu’il a jugées « très intéressantes » dans la recherche d’une solution pacifique au conflit. Le chef de l’État congolais a toutefois souligné que la situation sur le terrain restait « celle d’une guerre qui nous a été imposée ». L’Angola est un des alliés de Kinshasa dans cette crise dans l’est de la RDC. João Lourenço s’est beaucoup impliqué dans le processus de Luanda qui devait faire lien entre la RDC et le Rwanda.
III. AFRIQUE ET MONDE
France 24 : "Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela", selon la présidente par intérim. "Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela", a lancé mardi sa présidente par intérim Delcy Rodriguez. Donald Trump, lui, assure que les autorités vénézuéliennes vont remettre des dizaines de millions de barils de pétrole aux États-Unis. Le procureur général du Venezuela Tarek William Saab a demandé mardi qu'un juge de New York "reconnaisse l'absence de compétence" du tribunal où est jugé le président déchu Nicolas Maduro. Voici le fil du 6 janvier 2026.
IV. EGLISE
Vatican News : Pour le Président des Evêques vénézuéliens, « l’espoir réside dans la paix et la justice». Au lendemain de l’incursion américaine à Caracas, Mgr Jesús Andoni González de Zárate Salas, archevêque de Valence au Venezuela et président de la Conférence épiscopale, décrit l'état d'esprit d'une population troublée et apeurée : « On attend les conséquences d'événements qui sont encore en cours. Pour beaucoup, il y a désormais plus de questions que de réponses». «En ces temps difficiles, des sentiments contradictoires s'expriment». Mgr Jesús Andoni González de Zárate Salas, archevêque de Valence au Venezuela et président de la Conférence épiscopale vénézuélienne, a expliqué pour la première fois depuis les événements aux médias du Vatican qu'un élément fondamental devait être pris en compte: «Il existe des divergences d'appréciation quant à la situation politique nationale. De manière générale, la population attend les conséquences d'événements qui sont encore en cours. Pour beaucoup, à l'heure actuelle, les questions sont plus nombreuses que les réponses». Le récit de Mgr González de Zárate Salas brosse le portrait d'un pays désormais plongé dans un «calme tendu», après que samedi dernier, à la veille de l’intervention militaire, la panique ait poussé la population à constituer des réserves de produits de première nécessité. « Nous, évêques », déclare-t-il, « avons traversé ces moments dans la foi et dans un climat de prière. La réalité difficile, complexe et évolutive qu'a connue le Venezuela ces dernières décennies nous a appris à privilégier la vision pastorale et l'accompagnement de notre peuple par rapport à d'autres approches et perspectives analytiques ». C'est pourquoi, surtout en ce moment, « nous avons jugé opportun de maintenir une communication constante entre nous et avec nos prêtres afin de rester proches de notre peuple et de l'accompagner »…