Notre Revue de presse du vendredi 20 février 2026
L’actualité de notre revue de presse de ce vendredi 20 février 2026 comporte les titres marquants ci-après :
- Walikale : afflux massif des déplacés à Biriko après des affrontements entre deux groupes de wazalendo à Ziralo (Kalehe);
- RDC : signature d’un accord-cadre institutionnel du programme national « AXIS » pour la Gouvernance minière;
- L’Hôpital général d’Oicha peine à fonctionner faute de matériel;
- Taux de change indicatifs du 20 février 2026 de la BCC ;
- Pour appliquer le cessez-le-feu dans l'Est de la RDC : L'expertise de la CIRGL sollicitée;
- Kinshasa : la flambée des loyers et les cautions illégales étouffent les ménages;
- CAN 2025: des peines de trois mois à un an de prison prononcées contre les 18 supporters sénégalais arrêtés au Maroc.
- Maï-Ndombe : un prêtre catholique assassiné à Botemola.
I. URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Actualité.cd:Walikale : afflux massif des déplacés à Biriko après des affrontements entre deux groupes de wazalendo à Ziralo : Plusieurs ménages des déplacés en provenance de Ziralo, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), ont trouvé refuge depuis ce mercredi 18 février, à Biriko dans le groupement Waloa Loanda (territoire de Walikale) au Nord-Kivu. Selon des sources locales, ces familles fuient des affrontements armés entre deux groupes des wazalendo qui se disputent le contrôle de certaines entités dans la zone de Ziralo. D’après des informations recueillies sur place, les combats ont éclaté le mardi 17 février entre deux factions dirigées respectivement par Kirikicho et Kasilanse. Au moins un milicien a été tué et deux civils blessés par balles. La situation sécuritaire demeure tendue dans plusieurs localités de Ziralo, poussant des habitants à abandonner précipitamment leurs biens pour se mettre à l’abri. À Biriko, ces déplacés sont accueillis dans des familles d’accueil, ainsi que dans des églises et des écoles. Le nombre exact de ménages n’est pas encore officiellement établi. Le chef de groupement Waloa Loanda, Mwami Mafuluko Mwiyanya, confirme l’arrivée massive de ces populations et s’inquiète de leurs conditions de vie. « Ces déplacés ont tout abandonné derrière eux. Leur prise en charge pose un sérieux problème car ils manquent de vivres et d’articles non alimentaires », a-t-il indiqué.
ACP: RDC : signature d’un accord-cadre institutionnel du programme national « AXIS » pour la Gouvernance minière: L’accord-cadre institutionnel relatif à la mise en œuvre du Programme National AXIS a été signé jeudi à Kinshasa en République démocratique du Congo, entre le ministère des Mines et le Fonds social du pays, en vue de consolider la gouvernance du secteur minier, selon un communiqué consulté par l’ACP. « La RDC a procédé, ce jeudi 19 février 2026, à la signature d’un Accord-cadre institutionnel relatif à la mise en œuvre du Programme National AXIS (Asset-eXchange-Impact-Sovereign) et de l’initiative GOLDCONNECT, intégrant le mécanisme innovant Sovereign Gold Reserve Token (SGRT). La cérémonie s’est tenue sous le Haut Patronage de M. Félix Tshisekedi, Président de la République, Chef de l’État. , Cette cérémonie a réuni le ministère des Mines et le Fonds Social de la République démocratique du Congo », a-t-on lu dans le communiqué du ministère des Mines. Selon la source, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a rappelé que cet Accord « ne constitue pas une simple formalité administrative, mais un acte stratégique majeur dans la consolidation de la gouvernance du secteur minier artisanal. Il a souligné que le Programme national AXIS et l’initiative GOLDCONNECT visent notamment à structurer les chaînes d’approvisionnement de l’or artisanal ; garantir la transparence et la traçabilité des flux ; faciliter l’accès à des mécanismes de financement innovants sans création de la dette publique ni le transfert de souveraineté et renforcer l’intégration des exploitants artisanaux dans le circuit formel.
Radio Okapi: L’Hôpital général d’Oicha peine à fonctionner faute de matériel: Vital pour des milliers de personnes fuyant les violences des rebelles ADF, l’Hôpital général de référence d’Oicha, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), traverse une grande crise de fonctionnement. Entre surpopulation de la maternité et manque d'électricité, cet établissement, créé en 1934, fonctionne difficilement à ce jour. Entouré de quatre sites de déplacés, cette institution médicale est le seul recours pour des malades vulnérables et des femmes enceintes qui, pour la plupart, n'ont aucun moyen de régler leurs factures médicales, affirme Salomon Siriwayo, administrateur gestionnaire de l'hôpital. La situation à la maternité est particulièrement alarmante. Le flux constant de femmes déplacées a fait exploser les statistiques de l'établissement, dépassant largement ses capacités d'accueil initiales. « Aujourd’hui, nous enregistrons une moyenne de 500 accouchements par mois, sur une capacité de 80 lits. On est obligé de mettre des femmes sur le pavement, et on y met le matelas », s'inquiète le docteur Kasereka Nzala, médecin directeur de l’hôpital. À l'absence de raccordement électrique stable s'ajoute une gestion financière intenable. Pour maintenir en vie les services essentiels comme la néonatologie, les soins intensifs ou les blocs opératoires, l'hôpital dépend exclusivement d'un groupe électrogène.
BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC): vendredi 20 février 2026
1 USD = 2281.6009 CDF
1 EUR = 2694.7658 CDF
1 CFA = 4.1081 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
Media Congo:Pour appliquer le cessez-le-feu dans l'Est de la RDC : L'expertise de la CIRGL sollicitée: Un autre pas important vient d'être franchi vers l'application du cessez-le-feu dans la partie Est de la République Démocratique du Congo en dépit de quelques accrochages signalés dans certaines zones. Il s'agit notamment de l'élaboration du Mémorandum d'entente entre la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le Gouvernement congolais et l'AFC/M23. A ce stade du processus, ce document est jugé important, voire stratégique, dans la mesure où, une fois signé, il engagera les parties sur le respect du cessez-le-feu. C'est tout dire de l'importance stratégique de ce document pour les médiateurs américains et qataris, pour le Conseil de Sécurité de l'ONU, ainsi que pour l'Union Africaine qui misent, tous, sur l'expertise de la CIRGL dans le suivi et la vérification du cessez-le-feu dans l'Est de la RDC. Pour jouer pleinement le rôle que les différentes parties attendent d'elle, on apprend que la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs accélère présentement sa redynamisation, en vue d'assumer cette responsabilité avec succès. Selon les confrères de RFI qui ont l'exclusivité de consulter le document, ce mémorandum d'entente vise à définir les modalités et le cadre opérationnel pour la mise en œuvre rapide et complète du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, ainsi que son interaction avec les structures de surveillance convenues à Doha. Le document, à en croire la source, précise la mission du Mécanisme : surveiller le cessez-le-feu, enquêter sur toute violation présumée et prendre les mesures nécessaires auprès des parties concernées pour éviter de nouvelles violations.
Media Congo press:Kinshasa : la flambée des loyers et les cautions illégales étouffent les ménages: À Kinshasa et dans plusieurs grandes villes de la République démocratique du Congo, trouver un logement décent devient de plus en plus difficile. En cause : des loyers élevés et, surtout, des garanties locatives abusives, souvent fixées entre six et douze mois, alors que la loi n°15/025 du 31 décembre 2015 limite la caution à trois mois. Pour de nombreux ménages, ces exigences représentent plusieurs milliers de dollars à verser à l’avance, une somme largement hors de portée. À cela s’ajoutent des augmentations fréquentes et unilatérales des loyers, qui fragilisent davantage le budget des familles. Le marché est également marqué par la spéculation immobilière et le rôle grandissant des intermédiaires, dont les commissions renchérissent encore le coût d’accès au logement. Si la hausse des prix des matériaux de construction est souvent avancée pour justifier cette situation, elle n’explique pas, à elle seule, les pratiques illégales devenues courantes. Faute de régulation efficace, de plus en plus de ménages se replient vers des habitations surpeuplées ou vers des quartiers périphériques, souvent mal desservis en infrastructures et en services de base. Face à cette situation préoccupante, la population appelle les pouvoirs publics à faire appliquer la loi et à mettre en place une véritable politique de logement accessible et abordable.
III. AFRIQUE ET MONDE
RFI :CAN 2025: des peines de trois mois à un an de prison prononcées contre les 18 supporters sénégalais arrêtés au Maroc : La justice marocaine s'est prononcée, jeudi 19 février à Rabat, à l'issue du procès de 18 supporters sénégalais et d'un Français qui avaient été arrêtés lors des heurts survenus durant la finale de la Coupe d'Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal. Tous sont condamnés, à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme. Les avocats de la défense indiquent qu'ils vont faire appel. Les 19 prévenus sont arrivés au tribunal deux par deux et menottés dans une salle d’audience étroite où ils faisaient face à une foule compacte, constate sur place à Rabat notre correspondant dans la capitale marocaine, Matthias Raynal. Poursuivis pour « hooliganisme », accusation incluant des actes de violence notamment contre les forces de l'ordre, dégradation d'équipements sportifs, invasion de la pelouse ainsi que jets de projectiles, neuf d'entre eux ont été condamnés à un an de prison assorti d'une amende de 5 000 dirhams (environ 460 euros), six autres à six mois et 2 000 dirhams d'amende (180 euros) et les trois derniers à trois mois et à une amende de 1 000 dirhams (90 euros). À l'énoncé du verdict, certains supporters sénégalais protestent. Ils refusent de se lever et de quitter la salle d’audience. « C'est une décision incompréhensible », estime Me Patrick Kabou, leur avocat sénégalais inscrit au barreau du Gers en France, dénonçant le fait que ses clients servent de « boucs émissaires ». « On prend acte de cette décision. On a un délai de 10 jours pour faire appel », ajoute-t-il.
IV. EGLISE
7sur7.cd:Maï-Ndombe : un prêtre catholique assassiné à Botemola: L’Abbé Jules Bontone Nkaa Yulu, prêtre catholique, a été assassiné le lundi soir dans le village de Botemola, situé dans le territoire de Kutu, au sein de la province du Maï-Ndombe. L’information a été rendue publique ce mercredi par Pascal Lokolo, président de l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe. Selon lui, l’Abbé a été égorgé dans le groupement de Mbelo, près de son village natal. « L’Abbé Jules Bontone Nkaa Yulu a été égorgé lundi soir à Botemola. Il était reconnu pour son engagement pastoral sans faille envers la communauté chrétienne catholique. Sa disparition brutale constitue une perte immense, non seulement pour sa famille biologique, mais également pour l’ensemble des habitants d’Oshwe et du Maï-Ndombe, qui l’ont connu comme un homme de paix, de service et de foi », a déclaré le président de l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe. Ce drame a provoqué une vive émotion au sein de la communauté locale, où le religieux était apprécié pour son dévouement et son engagement spirituel. Les circonstances exactes de cet assassinat restent à élucider, et une enquête est attendue afin d’identifier les auteurs de cet acte.
Cellule de Communication Caritas Congo Asbl.
