500 exploitants familiaux formés au compostage en tas par Caritas Kongolo pour relancer les rendements agricoles
Kongolo, le 14 avril 2026 (caritasdev.cd) : Caritas Kongolo a formé 500 exploitants familiaux aux techniques de compostage en tas dans le territoire de Kongolo, province du Tanganyika. L’objectif : restaurer la fertilité des sols, réduire la dépendance aux engrais chimiques et augmenter durablement les récoltes dans une zone où l’insécurité alimentaire reste une préoccupation majeure.
Cette formation s’est inscrite dans le cadre du projet ‘’Renforcement de la durabilité des systèmes alimentaires dans les exploitations familiales à travers les innovations agro écologiques ‘’. Elle s’est déroulée sur 2 semaines dans 20 villages, avec une approche 70% pratique, 30% théorique. Chaque groupement de 25 producteurs a construit son propre tas de démonstration.

L’ingénieur Bienvenu LWAMBA, Chef de projet agro écologie à la Caritas Kongolo et facilitateur a indiqué que l’organisation de cette formation se justifie par le constat selon lequel les sols du territoire de Kongolo sont de plus en plus appauvris après des années de cultures successives sans restitution organique. L’accès aux engrais minéraux est limité par le coût et l’éloignement des marchés. ‘’ Le compostage en tas offre une alternative locale, peu coûteuse et rapide à mettre en place’’. A-t-il motivé.
L’objectif visé est d’améliorer le rendement agricole, notamment sur des cultures vivrières de +30% à +50% sur maïs, manioc et arachide mais aussi sur les cultures pérennes comme l’ananas, les bananiers et les palmerais dès la prochaine campagne.

Après la séance théorique, les participants étaient amenés sur un site choisi pour y faire la démonstration en construisant un tas de compost suivant les étapes ci – après:
- le choix de l’emplacement : chaque site avait déjà cible un emplacement accessible à côté d’un point d’eau et sous l’ombrage selon les exigences de cette technique ;
- La préparation des résidus : les participants ont découpé les résidus et ont également délimité une surface plane devant servir au compostage ;
- La constitution des couches et arrosage des substrats ;
- La couverture du tas.
A l’issue de cette formation, le Chef de projet a encouragé chaque ménage à pouvoir produire de l’engrais organique dans son champ.
Par ailleurs, les participants n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfaction pour avoir acquis ces nouvelles connaissances : « Avant, on jetait la bouse de chèvres ; maintenant on sait que c’est de l’or pour notre sol. Avec le tas que nous avons monté pendant la formation, chaque famille aura au moins 3 sacs de compost pour le prochain semis », explique Mazuya Bembeleza, participante du village Kateba.
Crispin N. Communicateur/CD. Kongolo
