Kwilu : des communautés engagées pour une gestion durable de l’eau et la promotion de l’égalité
Bagata, le 27 juin 2025 (caritasdev.cd) : Dans les Zones de Santé de Bagata et Kikongo, un projet ambitieux porté par Caritas Congo Asbl transforme la résilience locale face aux défis sanitaires, sociaux et sécuritaires. L’initiative mise sur l’autonomisation communautaire, l’inclusion, et la durabilité des services d’eau, d’hygiène et de protection.
COGEPE formés pour gérer l’eau et les équipements
Six Comités de Gestion des Points d’Eau (COGEPE) ont été constitués avec une représentativité inclusive : au moins 50 % des membres sont des femmes ou des personnes vivant avec un handicap.
Formés pendant deux jours, ces comités sont désormais aptes à conduire les opérations de maintenance, percevoir les frais d’entretien et assurer la sécurité des installations via des clôtures préventives. Chaque comité a reçu une trousse à outils pour assurer l’exploitation autonome des ouvrages mis à leur disposition.
Hygiène communautaire : relais formés, foyers outillés
Des Relais communautaires ont été sélectionnés et formés pour conduire les campagnes de sensibilisation à l’hygiène dans les villages, auprès des populations hôtes et déplacées. En parallèle, 200 kits d’hygiène menstruelle ont été distribués à 650 femmes et filles en âge de procréation, identifiées en partenariat avec les comités des déplacés et les écoles.
Saponification et hygiène familiale : former pour durer
50 artisans (25 femmes et 25 hommes) ont été formés à la fabrication de savon afin de renforcer l'accès local à des produits d’hygiène essentiels. Cette initiative soutient également la génération de revenus au sein des foyers. De plus, 240 leaders communautaires et religieux ont été sensibilisés aux enjeux de la prévention des violences basées sur le genre (VBG).
Une approche localisée et participative
L’ancrage local est le socle du projet. Les autorités administratives, sanitaires et coutumières ont été impliquées dès le démarrage via des ateliers de lancement, garantissant une appropriation forte. Le suivi est conjointement assuré avec les BCZ, comités WASH et pairs éducateurs locaux, permettant ajustements continus et remontée des retours des communautés.
Une réponse intégrée aux violences basées sur le genre
L’approche genre est transversale : latrines séparées avec éclairage solaire, points d’eau proches des habitations, cartographies des structures de prise en charge, et activités d’autonomisation des survivantes assurent une protection renforcée des femmes et filles.
À ce jour, 28 cas de VBG ont été identifiés et référés, malgré les défis logistiques liés aux kits PEP(….).
L’égalité femmes-hommes structure l’ensemble du projet. Les messages inclusifs dans les sensibilisations, l’élection de femmes dans les instances communautaires, l’accès équitable aux services, et la valorisation du leadership féminin sont des aspects qui favorisent la question du genre. Plus de 12 000 personnes ont été touchées, consolidant une prise de conscience durable au sein des ménages.
Une stratégie de sortie progressive assurée
Le projet intègre une transition post-intervention claire : renforcement des capacités locales, transfert de responsabilités, plans d’entretien, et implication étatique garantissent la continuité des activités après le retrait opérationnel de Caritas Congo Asbl.
Pour rappel, ces activités s’inscrivent dans le cadre du projet « d’Assistance multisectorielle d’urgence en faveur des personnes récemment déplacées à la suite de la crise Mobondo enregistre des avancées notables dans les Zones de Santé de Bagata et Kikongo». Financé par le Fonds Humanitaire RDC, et mis en œuvre par la Caritas Congo Asbl.
Paris Mona
