Les sujets ci-après ont été sélectionnés pour notre Revue de presse de ce lundi 12 janvier 2026 :
RDC: une délégation gouvernementale au Burundi pour assister les réfugiés et déplacés ;
Près de 100.000 personnes privées d’accès à leurs champs et aux marchés à Bule-centre ;
Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC);
RDC: l'ONU alerte sur 626 incidents contre des humanitaires en 2025, notamment dans l’Est ;
Coup dur pour le football congolais : la CAF retire l’autorisation du Stade des Martyrs ;
Trump affirme que l'Iran veut négocier, Washington étudie des options militaires ;
L'Église du Panama demande une nouvelle Constitution et dénonce la violence.
URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Actualite.cd : Une délégation du gouvernement congolais — composée notamment de la ministre d’État aux Affaires sociales, Eve Bzaiba et Crispin Mbadu, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie et de la diaspora congolaise — est arrivée à Bujumbura, capitale du Burundi, ce 9 janvier pour venir en aide à plus de 100.000 réfugiés ayant fui les affrontements entre l’AFC/M23 et les Wazalendo. Selon elle, la délégation a apporté une assistance humanitaire aux réfugiés. « Nous avons quelques tonnes de médicaments. Nous avons prévu la construction de hangars collectifs, plutôt que des abris individuels. L’idée est de regrouper les femmes avec enfants d’un côté, et les hommes de l’autre. Cela pourrait peut-être aider », a-t-elle ajouté. Ce 10 janvier, la délégation s’est rendue au camp de Munigi, où plusieurs réfugiés congolais sont installés depuis plusieurs mois. L’arrivée d’Eve Bazaiba a été précédée par une opération d’identification des réfugiés dans différents camps du Burundi.
Radio Okapi : Près de 100 000 personnes privées d’accès à leurs champs et aux marchés à Bule-centre. Près de 100 000 personnes sont bloquées à Bule-centre, dans le territoire de Djugu (Ituri), sans accès aux services socio-économiques de base, notamment les champs et les marchés. Selon la société civile locale, cette situation est due aux tirs sporadiques et aux affrontements impliquant la milice Convention pour la Révolution Populaire (CRP), qui se produisent quotidiennement à Bule et dans ses environs. Les activités agricoles et économiques, y compris les boutiques et les marchés, sont totalement paralysées. Les structures sanitaires sont également fermées, mettant en difficulté des centaines de blessés privés de soins. La société civile alerte sur une détérioration continue de la situation et appelle à une intervention urgente du gouvernement. La MONUSCO a procédé cette semaine à l’évacuation de certains habitants et humanitaires de Bule vers Fataki, ainsi que d’autres vers Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri..
Banque Centrale du Congo (@BCC_RDC sur X: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC). 📅 Lundi 12 janvier 2026
RFI : RDC: l'ONU alerte sur 626 incidents contre des humanitaires en 2025, notamment dans l’Est. En RDC, les attaques contre les humanitaires sont en hausse, alerte l’ONU. Ocha, le Bureau de coordination des affaires humanitaires, dresse un nouveau bilan : 626 incidents ont affecté les acteurs humanitaires en 2025 à l’échelle nationale. Et sur le terrain, la situation se durcit. En fin d’année, 48 incidents ont été recensés rien qu’en décembre dans l’Est. Routes coupées, présence de groupes armés, vols, menaces, l’aide humanitaire devient une mission à haut risque. Parmi les 48 incidents recensés en décembre 2025 dans l’Est de la RDC, la moitié s’est déroulée au Sud-Kivu, selon Ocha, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Cela représente dix cas de plus par rapport à novembre, ajoute l'organisation. Le Nord-Kivu arrive ensuite, puis l’Ituri. Pour l’ONU, cette hausse traduit une nouvelle dégradation des conditions de travail des agents humanitaires, surtout au Sud-Kivu, en fin d’année, dans un contexte d’affrontements et d’une forte insécurité.
Le Potentiel : Coup dur pour le football congolais : la CAF retire l’autorisation du Stade des Martyrs. Un nouveau revers vient d’être enregistré pour le football congolais sur la scène continentale. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement décidé de retirer la dérogation exceptionnelle qui permettait au Stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa, d’accueillir des compétitions africaines malgré l’absence d’une homologation réglementaire, a-t-on appris dimanche 11 janvier des sources administratives. Accordée à titre provisoire depuis plusieurs mois, cette autorisation a été levée à l’issue d’inspections techniques menées par l’instance faîtière du football africain. Selon des sources concordantes, les constats effectués ont mis en évidence plusieurs manquements jugés incompatibles avec les normes exigées par la CAF pour l’organisation de ses compétitions. Parmi les insuffisances relevées figurent une pelouse non conforme, des dispositifs de sécurité insuffisants, l’absence d’équipements médicaux adéquats ainsi que des installations sanitaires défectueuses. Les conséquences de cette décision sont immédiates sur le plan sportif. Engagée en Coupe de la Confédération de la CAF, l’AS Maniema Union ne pourra plus recevoir ses matches internationaux au Stade des Martyrs. À l’instar du FC Saint-Éloi Lupopo, le club de Kindu pourrait être contraint de délocaliser ses rencontres au stade TP Mazembe de Lubumbashi, sous réserve de l’approbation formelle de la CAF.
III. AFRIQUE ET MONDE
AFP : Trump affirme que l'Iran veut négocier, Washington étudie des options militaires. Le président américain a déclaré dimanche que les dirigeants iraniens avaient appelé pour "négocier" après ses menaces d'opération militaire. De son côté, le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains".
IV. EGLISE
Vatican News : L'Église du Panama demande une nouvelle Constitution et dénonce la violence. La Conférence épiscopale panaméenne (CEP) exhorte la nation à aller de l'avant vers une nouvelle Constitution et à mettre un terme à la «normalisation» de la violence. Les évêques avertissent que la pauvreté dans le pays n'est pas une question de statistiques mais de dignité humaine, exigeant que tout projet de développement, en particulier dans des zones telles que Río Indio, donne la priorité au bien-être des personnes plutôt qu'aux intérêts économiques.