Crise humanitaire en RDC : Des centaines de milliers de déplacés au Nord et au Sud-Kivu
Goma, le 13 janvier 2026 (caritasdev.cd) : Depuis début janvier 2026, les attaques du M23 se sont multipliées dans le Nord et le Sud-Kivu, entraînant le déplacement de centaines de milliers de personnes supplémentaires. Les combats ont fait des centaines de morts et des milliers de blessés. L’insécurité et la fermeture des routes compliquent fortement l’accès humanitaire, renseigne le site web de Ocha.
À Goma, où 700 000 personnes étaient déjà déplacées, la situation reste extrêmement volatile. Les avancées du M23 vers le Sud-Kivu créent un vide sécuritaire dangereux. Des camps de déplacés ont été détruits, forçant les familles à fuir une nouvelle fois. Des exécutions sommaires et des violences sexuelles et basées sur le genre sont signalées. L’aéroport de Goma demeure fermé, et les principales routes reliant la ville au reste du pays sont impraticables.
Insécurité alimentaire et pillages
Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, environ 2,7 millions de personnes souffrent déjà d’une insécurité alimentaire sévère. Les infrastructures humanitaires ont été pillées, compromettant gravement la réponse d’urgence. De grandes quantités de nourriture, de médicaments et de fournitures médicales essentielles ont été perdues lors d’attaques ciblées contre les agences des Nations Unies et les ONG.
Réponse humanitaire sous pression
Malgré ces conditions extrêmement difficiles, les acteurs humanitaires poursuivent leurs opérations vitales. Ils négocient l’accès aux zones touchées et fournissent des soins médicaux d’urgence, une aide alimentaire et d’autres formes de soutien essentiel. Les organisations insistent sur la nécessité d’un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave, et appellent à la levée immédiate de tous les obstacles.
Selon les organisations humanitaires, plus de 21 millions de personnes avaient déjà besoin d’aide avant cette nouvelle escalade, l’un des chiffres les plus élevés au monde. Près d’un million de Congolais ont trouvé refuge dans les pays voisins, tandis que la recrudescence des violences dans l’est menace d’approfondir la crise.
Paris Mona
