« La formation sur les itinéraires agricoles a considérablement augmenté ma production », confie fièrement Mme Sikuzani
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Kindu, le 16 avril 2026 (caritasdev.cd) : Membre de l’association Tuepuke Uvivu depuis deux ans, de Mme Sikuzani Masudi de Malela (dans le Territoire de Kasongo au Maniema) témoigne d’un véritable changement dans sa vie grâce au programme SECAL III, mis en œuvre par Caritas-Développement Kindu avec l’appui de Caritas Congo Asbl et le financement de NORAD, via Caritas Norvège.
« Avant, il suffisait d’avoir un peu d’argent pour aussitôt l’utiliser dans la nourriture. Il n’y avait rien d’investissement durable », confie Mme Sikuzani. Aujourd’hui, grâce aux formations reçues et à l’encadrement de l’association, elle a appris à épargner et à investir dans des activités génératrices de revenus (AGR) : achat d’une chèvre, acquisition d’une grande marmite, et surtout, lancement d’un champ d’arachides et de maïs.
La formation sur les itinéraires agricoles, notamment le semis en ligne, a permis d’augmenter considérablement sa production. Mme Sikuzani raconte fièrement avoir récolté 1.423 kg d’arachides, soit 14 sacs, bien au-delà des rendements obtenus auparavant. Les bénéfices de ces ventes lui ont permis d’acquérir un champ d’un hectare pour diversifier ses cultures.
Une solidarité active
Chaque mois, les membres de l’association se réunissent pour contribuer à une caisse commune. Ceux qui ont un besoin accèdent à un crédit, qu’ils remboursent avec intérêt, permettant à la communauté de partager les bénéfices en fin d’année. Cette dynamique collective renforce la confiance et l’autonomie des ménages.
Difficultés d’évacuation des produits agricoles
Malgré ces avancées, les difficultés demeurent. Les voies de desserte agricole sont délabrées, le train est absent, et la voie fluviale reste risquée : « Nous mettons nos produits dans des embarcations de fortune. Ça peut arriver à bon port si Dieu le permet ; sinon, tout disparaît dans les eaux », déplore Mme Sikuzani, rappelant les naufrages déjà vécus par plusieurs producteurs.

Mme Sikuzani conclut toutefois avec reconnaissance : « Nous remercions les partenaires de Caritas de nous avoir apporté ce projet ; car, nous bénéficions des pratiques de développement que nous ne savions pas avant. » Son témoignage incarne l’impact positif du programme SECAL III sur la sécurité alimentaire et l’autonomisation économique des ménages ruraux.
Guy-Marin Kamandji
