Acheminement des poches de sang de Kinshasa à Goma : une coopération internationale exemplaire dans la crise
Goma, le 06 mars 2025 (caritasdev.cd) : Le Gouvernement congolais a récemment annoncé l’envoi de 1.200 poches de sang à Goma pour aider les victimes des conflits armés dans la région du Nord-Kivu, essentiellement les blessés par balles. Cette initiative, annoncée par le Ministre de la Santé Publique, Roger Kamba, vise à répondre à l’urgence humanitaire causée par les affrontements avec les rebelles de M23, soutenus par le Rwanda. C’est dans cette optique que l’OMS a facilité mardi 04 mars 2025 l’acheminement à Goma d’au moins 500 poches de sang et plusieurs intrants vitaux.
Selon le Responsable de cette agence du système de l’ONU en RDC, Thiemo Balde, cité par Radio Okapi, cette aide humanitaire a été collectée à Kinshasa par le Ministère de la Santé publique. Il dit avoir réceptionné cette cargaison à la Grande barrière, frontière entre Goma (RDC) et Gisenyi (Rwanda), avant de la remettre à son tour à la Coordonnatrice provinciale du Centre de transfusion sanguine au Nord-Kivu, Merveille Rubakare.
Cette opération humanitaire, soutenue par les Agences du Système des Nations Unies, démontre une coopération internationale exemplaire dans cette crise. Le Ministre de la Santé Publique, Roger Kamba, avait déjà reconnu lors d’un briefing de presse conjoint tenu à Kinshasa jeudi 27 février 2025 avec son Collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, que cette opération était réalisée avec le soutien des Partenaires du Gouvernement.
"Le besoin en poches de sang est constant ; car, le nombre de blessés ne cesse d’augmenter. C’est pourquoi nous devons poursuivre la campagne de collecte de sang à travers le pays. Donner du sang est un acte de solidarité directe", avait déclaré le Ministre de la Santé Publique.
En effet, débordés par un afflux constant de blessés par balles, les hôpitaux de Goma ont un besoin croissant de poches de sang.
En plus des poches de sang, des médicaments ont aussi été envoyés pour améliorer la prise en charge médicale des blessés. Toutefois, la logistique reste un défi majeur : "Vous savez que les trajets pour acheminer ces stocks sont longs. Nous négocions avec nos partenaires des agences du système de l’ONU", a relevé le Ministre Kamba.
En outre, la conservation du sang constitue également un enjeu crucial. " Le sang donné aujourd’hui peut être conservé pendant 35 jours ; mais, pas plus de 40 jours. De plus, une fois sorti des frigos, le sang ne peut être conservé plus de 3 jours". Voilà pourquoi le Gouvernement et ses Partenaires s’investissement pour organiser efficacement cette chaîne de conservation, afin d’éviter tout gaspillage. Une coopération exemplaire, visant à sauver des vies, à saluer à juste titre.
Guy-Marin Kamandji
