Caritas Congo Asbl en RD.Congo et le Projet sur la prise en charge pédiatrique: Accélérer le diagnostic précoce et le traitement des enfants vivant avec le VIH
Tshopo, le 24 septembre 2019 (caritasdev.cd) : Le projet « Renforcer l’engagement des Organisations Confessionnelles dans l’accélération du diagnostic précoce et du traitement des enfants vivant avec le VIH (virus de l’immunodéficience humaine)» a permis à Caritas Congo Asbl de pouvoir contribuer au diagnostic précoce et au traitement des enfants vivant avec le VIH dans les 4 zones pastorales de l’Archidiocèse de Kisangani. Vue la prévalence élevée de l’infection au VIH dans cette province, Caritas Congo Asbl, avec l’appui financier de l’ONUSIDA à travers Caritas Internationalis, a accompagné la Caritas diocésaine de Kisangani dans la sensibilisation des communautés, afin de détecter à temps les enfants de 0 à 5 ans qui présentaient des signes suspects de l’infection à VIH, rapporte caritasdev.cd.
Tshopo, le 24 septembre 2019 (caritasdev.cd) : Le projet « Renforcer l’engagement des Organisations Confessionnelles dans l’accélération du diagnostic précoce et du traitement des enfants vivant avec le VIH (virus de l’immunodéficience humaine)» a permis à Caritas Congo Asbl de pouvoir contribuer au diagnostic précoce et au traitement des enfants vivant avec le VIH dans les 4 zones pastorales de l’Archidiocèse de Kisangani. Vue la prévalence élevée de l’infection au VIH dans cette province, Caritas Congo Asbl, avec l’appui financier de l’ONUSIDA à travers Caritas Internationalis, a accompagné la Caritas diocésaine de Kisangani dans la sensibilisation des communautés, afin de détecter à temps les enfants de 0 à 5 ans qui présentaient des signes suspects de l’infection à VIH, rapporte caritasdev.cd.
Ce projet a été lancé à Kisangani en octobre 2018, par le Ministère Provincial de la Santé, en présence des délégués de la Caritas Congo Asbl, du Secrétariat Exécutif National du Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida, de la Coordination Provinciale du Programme National de Lutte contre le Sida et des autres partenaires qui appuient la santé dans cette province. La première phase a été clôturée en mars 2019 et une seconde phase est attendue en 2020.
Ledit projet « Renforcer l’engagement des Organisations Confessionnelles dans l’accélération du diagnostic précoce et du traitement des enfants vivant avec le VIH a été en œuvre dans la province de la Tshopo, et spécifiquement dans les 4 zones pastorales de Kisangani-Ville, Yangambi, Banalia et Ubundu. Grâce à ce projet, les enfants de moins de 5 ans ont pu voir leur cas suspect en matière de VIH être vite détecté. Ainsi, ceux-ci ont été orientés vers les centres de traitement pour recevoir des soins indiqués.
Activités
Le projet ayant comme objectif de renforcer l’engagement des Organisations Confessionnelles et la mobilisation des communautés dans l’accélération du diagnostic précoce et du traitement des enfants vivant avec le VIH a comporté plusieurs activités. Il s’agit notamment de la formation, en trois Pools (Kisangani, Banalia et Yangambi) des leaders religieux et des prestataires des soins ; de la désignation de 14 points focaux disséminés dans les zones pastorales ; de l’organisation de la sensibilisation dans les lieux publiques ( Eglises), dans les écoles et aussi interpersonnelle :18.124 personnes ont été atteintes par la sensibilisation ; de la détection des enfants présentant des signes suspects de l’infection et leur référence vers les structures de prise en charge ; de la tenue d’une évaluation à mi-parcours.
La formation a permis une collaboration fructueuse dans la sensibilisation des communautés. Ces dernières sont conscientes, à ce jour, de l’existence du VIH chez les enfants et elles ont réalisé que l’orientation de ces enfants vers les structures de prise en charge peut non seulement sauver leurs vies mais aussi mener une vie digne autant que les autres enfants. Au total ont été formés 122 clergés & pasteurs catéchètes catholiques et 7 leaders religieux d’autres confessions religieuses, 55 prestataires des formations sanitaires offrant le paquet VIH, 1 responsable d’un grand Centre nutritionnel-thérapeutique de Kisangani et 2 responsables des deux orphelinats/maisons de récupération & garderie des enfants abandonnés ont été retenus. L’organisation de la sensibilisation eu lieu dans les lieux publiques (Eglises), dans les écoles et aussi interpersonnelle. A ce sujet, 18.124 personnes ont été atteintes par la sensibilisation.
La détection des enfants présentant des signes suspects de l’infection et leur référence vers les structures de prise en charge a fait que 1.071 enfants ont été orientés vers les structures des soins et de prise en charge dont 620 âgés de moins de 5 ans et 451 dont l’âge était compris entre 6-14 ans. 875 enfants ont été testés (313 enfants de 0-5 ans, 652 enfants de 6-14 ans) parmi lesquels 27 se sont révélés positifs (12 âgés de moins de 5 ans et 15 âgés de 6 à 14 ans). Parmi les positifs, seulement 11 ont été mis sous traitement (6 dans l’intervalle de 0-5 ans et 5dans celui de 6-14 ans).
La tenue d’une évaluation à mi-parcours a permis d’analyser la mise en œuvre, d’apprécier les résultats obtenus.
Augmentation de manière significative du nombre d’enfants pris en charge par le projet
Grâce au projet, le nombre d’enfants pris en charge augmentera de manière significative. Ledit projet a facilité par son action de sensibilisation l’acheminement des enfants menacés par le VIH vers les hôpitaux. Les parents et les enfants âgés ont alors bénéficié des messages de prévention face au VIH adressés à leur communauté. Ceci a entre autres contribué à la réduction de la stigmatisation des personnes malades. L’équipe ecclésiale de conseillers en matière de santé mise en place, en ciblant les ‘couples’ mère/enfant à haut risque fait bénéficier pour toute sa vie des soins à celui-ci.
Les difficultés principales notées lors de la mise en œuvredes activités du projets ont porté sur ruptures intempestives de stock des intrants de dépistage (DBS, test rapide) et ARV pédiatriques & médicaments contre les Infections. Une autre difficulté est les opportunistes au niveau des formations sanitaires ou Fosa. Ceci explique le GAP de 60% des enfants seropositifs sans traitement. Relevons comme difficulté ma faible couverture des fosa en intervention VIH dans certaines ZS ou Zone de santé (cas des ZS Bafwasende, Wanierukula, Yaleko, Yakusu, Opala non appuyées par le financement du Fonds Mondial). Il y a une faible accessibilité géographique pour les parents d’amener les enfants dans les Fosa. On déplore l’absence d'un cadre mixte de concertation au niveau provincial pour la validation des données venant des zones pastorales.
Le projet « Renforcer l’engagement des Organisations Confessionnelles dans l’accélération du diagnostic précoce et du traitement des enfants vivant avec le VIH vise à soutenir les activités qui renforcent les capacités d’intervention des structures médicales rattachées à l’Eglise et à d’autres Organisations confessionnelles dans la province de la Tshopo.
Au niveau du Service de Promotion de la Santé (SPS) de Caritas Congo Asbl le Responsable dudit projet est Dr Jean Munongo, assisté par Dr Rodolphe Olako et Dr Michel Mbambula. Dr J. Munongo est aussi le Coordonnateur national du SPS. Quant à Dr R. Olako, il est au niveau du SPS comme Chargé de suivi et évaluation au Programme de lutte contre le VIH et la Tuberculose. Dr M. Mbambula est Responsable de l’Unité de riposte et Point Focal des projets de lutte contre les violences basées sur le genre.
97 % d’adolescents sans connaissance exacte sur le VIH et 90 % d’entre eux ignorant leur statut sérologique
Selon le Rapport annuel 2019 de l’UNICEF, publié en juillet de la même année, la République Démocratique du Congo compte 85 millions d’habitants, dont 56 % sont des enfants, 80 % vivant dans la vulnérabilité. Environ 97% des adolescents en RD. Congo n’ont pas de connaissance exacte sur le VIH et 90 % d’entre eux ignorent leur statut sérologique concernant cette maladie.
ELENA BAGLIETTO (Stagiaire) et JOSEPH KIALA
