Caritas Développement Butembo-Beni forme les acteurs de la Société Civile et les autorités locales de la chefferie des Baswagha afin de réduire la pauvreté.
Butembo-Beni, le 17 novembre 2021 (caritasdev.cd) : Dans le cadre du programme « Appui à la sécurité alimentaire et renforcement des capacités économiques de ménages ruraux dans le territoire de Lubero, Nord-Kivu en RD Congo », la Caritas Développement Butembo-Beni continue à former les acteurs de la Société Civile et les chefs de localités, les Abbés, la fédération des entreprises du Congo et le représentant de la chefferie des Baswagha sur les séances de tribune débat sur la réduction de la pauvreté.
Butembo-Beni, le 17 novembre 2021 (caritasdev.cd) : Dans le cadre du programme « Appui à la sécurité alimentaire et renforcement des capacités économiques de ménages ruraux dans le territoire de Lubero, Nord-Kivu en RD Congo », la Caritas Développement Butembo-Beni continue à former les acteurs de la Société Civile et les chefs de localités, les Abbés, la fédération des entreprises du Congo et le représentant de la chefferie des Baswagha sur les séances de tribune débat sur la réduction de la pauvreté.
Du 10 au 13 novembre 2021, les hommes et les femmes ont participé à la tribune libre entre la population et les leaders locaux pour s’imprégner de la situation de développement local afin de réduire la pauvreté dans le territoire de Lubero, chefferie des Baswagha à Musienene, Lughutu, Lukanga et à Masereka. Au total soixante-neuf participants dont vingt-cinq femmes ont pris part à cette séance de tribune de débat.
En fait, l’objectif de cette formation s’inscrit dans le quatrième objectif spécifique pilier de la thématique : les acteurs de la société civile sont des agents de changement.
Les parties prenantes consultées dans la chefferie des Baswagha, ont fait savoir que la pauvreté est perçue essentiellement comme une insuffisance des capacités de l’homme de satisfaire aux besoins de base notamment, l’alimentation, le logement ; l’habillement, l’éducation, les soins de santés,…
Ils ont également signalé que c’est aussi le fait de vivre privé de ses droits fondamentaux. Cet état de chose est principalement lié à l’insécurité qui a élu domicile dans la chefferie des Baswagha.
Dans l’optique d’éradiquer l’extrême pauvreté et la faim dans les sites de Lukanga, Lughutu, Masereka, Musienene, les participants se sont engagés à faire de ces sites un pool d’intelligence de savoir-faire, un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne, un grenier agricole qui constitue une véritable révolution de la modernité.
Une recommandation a été formulée aux organisations de la société civiles. Quant à elles, elles doivent être capables d’apporter une valeur ajoutée au dialogue sur la formulation et le suivi des politiques sectorielles.
Aux cours des consultations participatives, les communautés de base ont identifié plusieurs problèmes liés à la pauvreté dans les sites visités (Lughutu, Musienene, Lukanga,et Masereka). Deux problèmes ont attirés leur attention entre autres : le délabrement et impraticabilité des routes et voies de desserte agricole et la mauvaise gouvernance.
Parmi les défis relevés par les OSC (Organisations de la Société Civile), on peut signaler : le changement climatique ou la perturbation du climat pendant la saison culturale, une démographie galopante dans les sites de Lughotu, Lukanga, Masereka et Musienene et les conflits fonciers qui viennent aussi des notabilités parallèles connus dans ce milieu…
Une équipe a été mise en place dans chaque site pour faire le suivi de la tribune dans le cadre de concertation sur la réduction de la pauvreté et la lutte contre la faim.
L’application des recommandations issue d’une tribune débat entre les OSC et Autorités locales des entités territoriales décentralisées de la chefferie des Baswagha sera assurée par le chef de chaque entité déconcentrée (groupement et localité) et l’agronome de l’Etat.
Par ailleurs, la communauté s’est engagée à s’approprier de cette formation du fait qu’elle constitue un moyen de développement pour réduire la pauvreté.
Paris Mona
