Equateur : Caritas Mbandaka assure l’alphabétisation et des AGR à 205 analphabètes dont des femmes autochtones en majorité
Mbandaka, le 13 juillet 2021 (caritasdev.cd) : « Lutter contre l’analphabétisme de la population pygmées et bantoues dans le Territoire de Bikoro », tel est l’objectif d’un projet que met actuellement en ouvre la Caritas-Développement Mbandaka-Biroko, en Province de l’Equateur. Ce projet est financé par la Banque Mondiale, à travers la Caritas Congo Asbl, en sa qualité d’Agence Nationale d’Exécution (ANE), avec qui Caritas-Développement Mbandaka-Bikoro a signé un contrat de partenariat dans le cadre du Projet d’Appui aux Communautés Dépendantes de la Forêt (PACDF). Il cible 205 analphabètes, dont 174 femmes (soit 85%) et 31 hommes (15%). De cet effectif total, il y a 166 Pygmées (en majorité des femmes) et 39 Bantous.
Mbandaka, le 13 juillet 2021 (caritasdev.cd) : « Lutter contre l’analphabétisme de la population pygmées et bantoues dans le Territoire de Bikoro », tel est l’objectif d’un projet que met actuellement en ouvre la Caritas-Développement Mbandaka-Biroko, en Province de l’Equateur. Ce projet est financé par la Banque Mondiale, à travers la Caritas Congo Asbl, en sa qualité d’Agence Nationale d’Exécution (ANE), avec qui Caritas-Développement Mbandaka-Bikoro a signé un contrat de partenariat dans le cadre du Projet d’Appui aux Communautés Dépendantes de la Forêt (PACDF). Il cible 205 analphabètes, dont 174 femmes (soit 85%) et 31 hommes (15%). De cet effectif total, il y a 166 Pygmées (en majorité des femmes) et 39 Bantous.
Ledit projet est localisé dans le Territoire de Bikoro, Secteur du lac Ntomba, précisément dans les localités de Momboyo, Mbuli et Iyanda. Il sied de signaler que la localité Iyanda est entièrement habitée par les Peuples Autochtones (Pygmées).
Evolution positive du projet
A six mois d’exécution du projet, 3 centres de formation sont ouverts avec 6 salles de classe de niveau 0 (les analphabètes ne sachant ni lire et ni écrire) et de niveau 1 (ceux qui ont terminé le niveau 0). Ainsi, en termes des résultats, il y a lieu de relever que 205 analphabètes apprennent à lire, à écrire et à calculer. La Communauté autochtone, pygmée, se sent valorisé du fait que leurs membres étudient ensemble avec les Bantous. Ils sont capables de faire quelque chose au même titre que les Bantous, considérés comme leurs maitres.
Par ailleurs, 4 jardins potagers sont opérationnels. Ils s’attèlent à l’initiation des Activités Génératrices des Revenus (AGR) aux apprenants pour lutter contre l’insécurité alimentaire, aux travaux d’auto-prise en charge afin de les amener à prendre en charge leurs centres de formation ainsi que leurs propres ménages. Ces jardins potagers permettent également d’apprendre aux peuples autochtones, pygmées, à travailler la terre pour eux-mêmes en vue de vivre du fruit de leur propre travail au lieu d’aller toujours travailler pour les Bantous et attendre d’eux un petit salaire journalier selon leurs habitudes.
Les parties prenantes de Projet d’alphabétisation des peuples autochtones pygmées et les bantous dans le territoire de BIKORO sont notamment Chefs des localités des villages concernés. Ces derniers ont comme rôle la mobilisation et la conscientisation des apprenants de leurs villages respectifs à aller souvent aux cours, à participer activement aux travaux de jardinage et à bien tenir des kits scolaires reçus. Ensuite, les chefs de toutes les Confessions religieuses, sans exception (prêtres, pasteurs), jouent le rôle principal de sensibilisation continue de leurs communautés sur le bien-fondé de l’alphabétisation, surtout des Peuples autochtones, pygmées.
Plaidoyer pour l’extension et la prolongation du projet
En guise de difficultés, Mr l’Abbé Abbé Louis Iyeli Nsono, Coordonnateur de la Caritas-Développement Mbandaka-Bikoro Asbl, a cité notamment l’absentéisme, surtout des Peuples Autochtones pygmée, pendant la période de pêche, cueillette et ramassage des chenilles (puisque leur vie dépend surtout de la forêt) et l’insuffisance d’intrants agricoles (outils/semences) pour les travaux de jardinage. « Nous tendons vers la fin du projet, prévue en août 2021, mais il existe une forte demande des communautés pour la continuité et l’élargissement de ce projet dans d’autres localités. Outre les 205 apprenants inscrits normalement, 30 femmes pygmées qui n’ont pas été sélectionnées se sont portées volontaires pour prendre part aux cours et autres activités du projet. Cela prouve à suffisance l’intérêt accordé par la communauté au projet », a plaidé l’Abbé Iyeli Nsono.
Guy-Marin Kamandji
