Guerre de l'Est: les Évêques de l'ACEAC expriment leur solidarité à toutes les victimes et croient à une paix durable dans la Sous-Région
Kinshasa, le 15 décembre 2025 (caritasdev.cd) : Réunis en République Démocratique du Congo au Centre d’Accueil Caritas à Kinshasa du 10 au 14 décembre 2025, les Cardinaux, Archevêques et Évêques membres de l’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale (ACEAC) ont lancé un appel à la fin des guerres et à la construction d’une paix durable dans la sous-région des Grands Lacs. Inspirés par la parole biblique « J’ai vu la souffrance de mon peuple… » (Ex 3,7), ils ont exprimé leur solidarité avec les populations meurtries par les violences.
Les prélats ont dénoncé avec gravité la résurgence des conflits, en particulier dans l’Est de la RDC. Les bombardements récents à Uvira, dans le Sud-Kivu, ont été condamnés sans équivoque. Selon l’ACEAC, ces attaques aggravent le risque d’un embrasement régional et provoquent une nouvelle vague de victimes, de réfugiés et de déplacés internes.
Espoirs et inquiétudes autour des accords de paix
Les évêques ont rappelé les espoirs suscités par les différents processus de paix, notamment l’accord signé le 4 décembre 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda, en présence du Burundi et sous l’égide du Président des États-Unis. Toutefois, ils ont exprimé leurs inquiétudes face aux événements récents qui fragilisent le vivre-ensemble aux frontières des trois pays.
En reprenant les mots de saintes Écriture, les membres de l’ACEAC ont affirmé leur proximité et leur compassion envers les populations victimes de massacres et de crimes. Ils exhortent les dirigeants de mettre fin aux violences qui endeuillent la région depuis plusieurs décennies.

La paix comme œuvre commune
Malgré les tribulations actuelles, l’ACEAC croit fermement qu’un vivre-ensemble harmonieux et une paix durable restent possibles. Les évêques insistent sur la nécessité de dépasser rancunes, égoïsmes, orgueil et suspicions pour renouveler les relations sur la base de l’amour. La paix, rappellent-ils, ne dépend pas uniquement des accords internationaux, mais surtout de l’engagement sincère et concret des acteurs sur le terrain.
Venus du Burundi, de la RDC et du Rwanda, les prélats ont souligné que leur rencontre elle-même est un témoignage de fraternité universelle. En se réunissant malgré les guerres et les tensions, ils affirment que l’espérance demeure et que le chemin vers un mieux-vivre ensemble est encore possible.
Les évêques de l’ACEAC ont aussi adressé une exhortation directe aux dirigeants de la sous-région. Ils les invitent à s’engager sincèrement dans les processus de paix, non par convenance ou sous contrainte extérieure, mais par volonté de réorienter l’histoire commune vers des lendemains meilleurs.
Les évêques interpellent également la communauté internationale, l’exhortant à soutenir la quête de paix et de mieux-être dans la sous-région des Grands Lacs.
Aux fils et filles de la sous-région, l’ACEAC lance un appel vibrant : résister aux manipulations et aux discours de haine, et devenir artisans de fraternité universelle. Les évêques rappellent que « nous sommes tous frères » (Mt 23,8) et que seule l’unité peut briser les cycles de violence.
Paris Mona
