Journée Internationale des Femmes 2025 : un café d’échange donne la parole aux femmes travailleuses de la Caritas Congo Asbl
Kinshasa, le 07 mars 2025 (caritasdev.cd) : Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale des femmes 2025, la Cellule de Communication de la Caritas Congo Asbl a organisé ce vendredi un café d’échange avec les femmes travailleuses de cette institution. Au cours de leurs échanges, elles ont abordé le thème international de cette journée du 08 mars 2025 : « Pour toutes les filles et femmes : droits, égalité et autonomisation ».
Cette activité a permis aux participantes de comprendre l’importance de cette journée et aussi d’explorer les différentes idées, points de vue de femmes sur le thème retenu par les Nations Unies pour cette année. Elle leur a également donné l’opportunité à une discussion libre, ouverte et créatrice de discuter sur divers sujets qui concernent les femmes.
Les femmes travailleuses de la Caritas ont aussi orienté leur pensée vers les femmes de l’Est de la RDC, affectées par les violences sexuelles pendant la guerre.
Femme : ne pas se plaindre, mais redorer son image et redéfinir son combat
Interviewée par caritasdev.cd, pour cette occasion, Madame Benitha Tandundu a indiqué que cette journée dépasse largement le cadre d'une simple commémoration. C'est un appel vibrant à l'action, une invitation à transformer les aspirations en réalités tangibles. Le thème "Droits, Égalité, Autonomisation" nous interpelle : « comment pouvons-nous concrètement traduire ces idéaux dans nos actions quotidiennes ? ».
Cette célébration nous offre l'opportunité de partager nos expériences, d'échanger des idées novatrices et de construire ensemble un avenir où les droits des femmes sont non seulement reconnus ; mais, pleinement respectés et garantis. Il est temps de soutenir activement les organisations qui œuvrent pour la promotion des droits des femmes, de plaider en faveur de politiques inclusives et d'instaurer l'égalité dans tous les aspects de la vie, a ajouté Madame Benitha.
« Ensemble, franchissons le pas des paroles aux actes. Engageons-nous à créer un monde où chaque femme peut s'épanouir pleinement et librement. Rejoignez-nous pour faire de cette journée un catalyseur de changement durable ! », a déclaré Madame Benitha.
Quant à Madame Generose Mbala, elle a fait comprendre que la journée du 08 mars est une occasion de sensibiliser davantage la femme d’agir en vue d’améliorer sa place dans la société.
Par rapport au thème retenu pour cette année, je vais me pencher sur le concept autonomisation. Pour moi, c’est donner l’opportunité et le moyen à la femme, l’accessibilité aux fonds et voir comment elle peut se lancer elle-même à travers ses compétences.
« Encourager les femmes à l’entreprenariat en les appuyant dans leurs petites activités génératrices de revenus. Elles apportent une contribution, petite soit-elle telle, pour épauler leurs maris. D’autres femmes contribuent énormément, quelles que soient les entreprises, dans les exploitations agricoles, comme entrepreneuses ou employées, ou par leur travail non rémunéré à la maison, où elles s'occupent de leurs familles toutes entières», a fait savoir Madame Generose.
Elle a aussi insisté sur l’éducation, la formation et la compétence des femmes. Quand une femme est éduquée et formée, elle va donner le meilleur d’elle-même et va se démarquer. C’est la femme elle-même qui doit se valoriser.
« Donner la chance aux femmes à être éduquées et formées », a souligné Madame Generose.
Dans son speech, Madame Generose a rappelé que cette journée est une occasion de penser aux femmes de l’Est qui subissent des violences diverses liées à la guerre. C’est une belle opportunité en ce mois de mars de sensibiliser d’autres femmes et dire non à cette guerre. « Nous les femmes, nous devons hausser le ton et agir par rapport à ce qui se passe à l’Est de notre pays. Nous sommes de cœur avec les femmes de l’Est qui sont à la merci de tout le monde. Nous prions pour elles ; mais la prière seule ne suffit pas. Nous devons agir avec des actions concrètes comme le soulèvement de femmes à travers le mémo, les sensibilisations et vulgarisations de messages de lutte contre les violences, les collectes de fonds, etc. Nous, en tant que femmes, nous sentons plus cette douleur que les hommes, car c’est nous qui donnons la vie ».
Pour Madame Keren Lulu, ce qu’il faut savoir du 08 mars est que cette journée n’est pas une journée festive durant laquelle il faut célébrer la femme en lui offrant des cadeaux. C’est plutôt une journée de réflexion des femmes afin de lutter pour nos droits.
Le thème retenu résume tout ce que nous revendiquons chaque 08 mars, droits, égalité, Etc. L’égalité de droits sociaux devient obligatoire à tous les niveaux.
« J’encourage fortement les femmes et filles à travailler durement ; car, cela leur éviterait toutes sortes d’exploitation et abus sexuels. L’indépendance financière est très importante pour les femmes Elle permet à ces dernières d’être autonomes. Les femmes apportent une contribution inestimable, que ce soit dans les entreprises, dans les exploitations agricoles ou par leur travail non rémunéré à la maison. La femme est une locomotive pour le développement économique. Ayons confiance en nous ; car, nous avons le pouvoir de faire de grand-choses ». C’est pourquoi nous continuerons de lutter sans relâche contre toutes sortes de discrimination et maltraitance des femmes dans la société, tout en revendiquant nos droits aujourd’hui et à jamais », conclue-t-elle à ce sujet.
Ne pas céder à la facilité, être compétente à côté des collègues hommes
Madame Patience Moloko a signifié que certaines des femmes en réalité ne savent pas vraiment l’importance de la journée du 08 mars. Toutes les mamans doivent comprendre que nous combattons et luttons pour la reconnaissance et la promotion de nos droits. Nous, en tant que femmes, voudrions bénéficier de mêmes droits que les hommes sur le plan social. Nous avons de compétences intellectuelles et de capacités d’être des femmes autonomes et de se prendre en charge. La société doit nous considérer au même pied d’égalité que les hommes. Prenons un exemple de certaines entreprises qui n’accordent pas à la femme les mêmes avantages que l’homme. Un homme marié a droit de bénéficier d’une prise en charge médicale avec toute sa famille contrairement à une femme mariée ; c’est elle seule qui a cette faveur pendant que le travail est exécuté de la même façon. Les femmes ne doivent pas se limiter par peur de jugements qui les délimiteraient d’être compétitives vis-à-vis des hommes.
Quant à Madame Justine Ntanga, elle a prodigué un conseil aux femmes pour ce qui est de l’usage du téléphone en milieu du travail. Aujourd’hui, nous continuons à lutter pour nos droits ; et c’est encourageant. J’exhorte aux femmes de réduire l’usage du téléphone portable ; car, ce dernier peut aussi être un frein pour notre développement. Nous passons beaucoup de temps avec nos téléphones. Ce moment peut servir à être instruite davantage, d’apprendre les nouvelles choses et pourquoi pas même suivre des formations en ligne. Nous devons nous démarquer et cela se fait par le travail, a martelé Madame Justine.
Prenant aussi la parole à cette occasion, Madame Constantine Penze a relevé que cette journée permet de mettre en lumière nos talents et nos efforts. Cette journée est également une occasion pour nous de plaider plus pour nos droits, égalité et la justice, afin de mettre fin aux inégalités sociales.
Cet échange s’est déroulé dans un cadre informel qui a créé un sentiment général agréable. Cette ambiance a poussé les femmes travailleuses de la Caritas Congo Asbl de penser à organiser de telles rencontres une fois le mois.
Paris Mona et KL
