Journée internationale des femmes et des filles autochtones : une journée pour faire entendre leur voix
Kinshasa, le 04 septembre 2026 (caritasdev.cd) : Depuis le 26 novembre 2025, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé, dans sa résolution A/RES/80/10, que la Journée internationale des femmes et des filles autochtones du monde soit célébrée chaque année le 5 septembre.
Cette Journée internationale met en lumière, à l’échelle mondiale, le rôle de premier plan joué par les femmes et les filles autochtones, leurs contributions et les défis auxquels elles sont confrontées. Cette visibilité contribue à sensibiliser le public, renforce les actions de plaidoyer et mobilise l’attention politique et les ressources à long terme.
De manière générale, les femmes et les filles autochtones sont touchées de manière disproportionnée par des inégalités structurelles profondément enracinées qui se traduisent souvent par la pauvreté, l’analphabétisme, un accès précaire ou limité à leurs terres, territoires et ressources, des soins de santé inexistants ou insuffisants, un manque d’accès à la justice, l’exposition à la traite et à d’autres formes de violence sexiste, ainsi qu’une participation inégale aux processus décisionnels.
Pourtant, malgré ces défis, les femmes autochtones continuent de jouer un rôle crucial dans la préservation des forêts, la transmission des savoirs endogènes et la cohésion communautaire.
Le thème retenu est pour cette année est « les femmes et les filles autochtones : droits, résilience et leadership ».
Selon Madame Paris Mona, en tant que femme autochtone pygmée vivant en République Démocratique du Congo, cette toute première édition dédiée à la femme et fille autochtone est une occasion de rappeler que « nous existons, nous résistons et nous contribuons en tant que des gardiennes, des protectrices et des conservatrices de l’environnement, de la biodiversité etc. Nos savoirs traditionnels, nos chants, nos pratiques médicinales et notre rapport harmonieux à la nature sont des richesses pour toute la société. Mais pour que ces richesses soient reconnues, il faut que nos droits fondamentaux soient respectés. Bref, la femme autochtone est une personne ressource à côté de l’homme, a-t-elle conclu ».
Au-delà de la commémoration, la journée du 05 septembre 2026 doit être un moment de plaidoyer pour que les autorités congolaises, les partenaires internationaux et la société civile s’engagent à soutenir leurs initiatives économiques et sociales et à promouvoir leur visibilité dans les espaces de décision.
Keren Lulu
