Journée mondiale des compétences des jeunes : témoignages des jeunes stagiaires à Caritas Congo Asbl
Kinshasa, le 15 juillet 2026 (caritasdev.cd) : À l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes, célébrée chaque année le 15 juillet, la Cellule de communication de la Caritas Congo Asbl a procédé à une série d’interviews auprès des jeunes stagiaires académiques et professionnels évoluant en son sein. L’objectif a été de recueillir leurs témoignages sur les compétences développées au cours de leur parcours de stage, ainsi que leur vision de l’avenir.
Pour l’édition 2026, placée sous le thème « Des compétences pour un avenir commun », cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la jeunesse, en mettant en lumière l’importance de l’apprentissage pratique, de l’innovation et de l’encadrement professionnel comme leviers essentiels pour construire un avenir partagé et durable.
M. Mampeta Prosper, stagiaire professionnel dans la Cellule Juridique et Administrative, a pointillé son intervention sur trois grands points : l’ apprentissage pratique en administration et travail en équipe, l’ouverture de nouvelles perspectives professionnelles grâce au stage et priorité à la maîtrise des outils numériques, de l’IA et de la communication pour préparer la jeunesse congolaise à un avenir compétitif.
Pour sa part, les compétences prioritaires pour la jeunesse en RDC doit en premier lieu prendre en compte la maîtrise des outils électroniques (ordinateur, Excel, Word, etc.). Deuxièmement la maîtrise de l’intelligence artificielle : utilisée comme soutien pour accélérer et améliorer le travail, sans remplacer la réflexion humaine. Troisièmement les Compétences en communication : prise de parole et rédaction scientifique/intellectuelle. Toutes compétences sont essentielles pour s’adapter à un monde qui évolue rapidement avec les nouvelles technologies, a-t-il renchéri M. Prosper.
Pendant son parcours de stage, il a compris l’importance d’un travail en équipe : apprendre à collaborer avec les idées des autres et construire ensemble, la gestion des documents et du personnel, la coordination des activités et plannings (ex. organisation des visites du chef).
Quant à madame Myriam Kalambayi Mushiya, stagiaire professionnelle au Service de Promotion et Développement (SPD) de la Caritas souligne avoir acquis des compétences pratiques qui complètent la théorie apprise à l’université, notamment dans la gestion et la mise en œuvre de projets de développement. « Durant mon stage, je participe à la réalisation de projets et contribue à certaines initiatives de la Caritas ».
Pour elle, l’IA lui sert de soutien dans ses recherches et rédactions, en ajoutant un « plus » là où ses propres capacités atteignent une limite. L’aspect positif est que l’IA facilite le travail, résout certains problèmes et enrichit sa réflexion. Pour ce qui est de l’aspect négatif : elle estime qu’il n’y a pas de mauvais côté majeur, mais insiste que les jeunes doivent continuer à développer leur propre intelligence sans dépendre uniquement de l’IA.
Madame Miriam a aussi ajouté que les compétences acquises pendant son stage vont l’aider à réaliser ses projets de développement avec plus de maîtrise pratique. Elle considère que cette expérience est essentielle pour son insertion dans le monde professionnel.
Elle pense que la RDC doit prioriser l’encadrement professionnel des jeunes. Elle insiste sur le renforcement de l’éducation de base, combinant théorie et pratique, pour préparer les jeunes aux opportunités du monde professionnel et assurer l’avenir du pays.
Pour Madame Katunda Mafuta Judith, stagiaire à la Cellule de la Passation de marchés ce stage lui a permis d’acquérir des compétences pratiques telles que l’élaboration de bons de commande et le renforcement de ses aptitudes dans l’utilisation de l’ordinateur. Grâce à cette expérience, elle se projette déjà dans l’avenir en clarifiant ses choix d’orientation et en développant à la fois des compétences techniques et interpersonnelles.
Selon elle, pour construire un avenir meilleur, les jeunes doivent privilégier les compétences transversales et adaptables, car le monde évolue rapidement et exige une capacité constante d’adaptation et d’innovation.
Mbuyi Katalayi Jeannot, stagiaire à la cellule administrative, issu de la faculté de psychologie et sciences de l’éducation, explique que son stage lui a permis de mettre en pratique des notions théoriques. Le stagiaire souligne avoir acquis des compétences techniques essentielles : réception et enregistrement des lettres, élaboration de rapports de stage, et surtout une meilleure compréhension du Code du travail. Il a découvert les modalités de congés, les contrats à durée déterminée et indéterminée, ainsi que les spécificités de la politique interne de Caritas, qui accorde 30 jours de congé annuel à ses agents.
L’apport de l’intelligence artificielle lui a permis de clarifier des points juridiques, comme l’ajout de jours de congé liés à l’ancienneté. Toutefois, il reste prudent : « Tout ce qu’elle donne n’est pas correct », affirme-t-il, conseillant aux étudiants de ne pas se fier aveuglément aux versions gratuites des outils. Pour lui, l’IA est un soutien, mais elle exige vérification et esprit critique.
Au-delà des compétences techniques, Jeanot insiste sur l’importance des relations humaines vécues au sein de Caritas. Encadré par Maître Jeff et Mme Rosette, il a bénéficié de conseils pratiques et d’un accompagnement bienveillant. Il évoque une ambiance de camaraderie entre collègues, où l’âge et les statuts s’effacent au profit de la collaboration et de la convivialité.
Enfin, en tant que futur psychologue, il suggère une meilleure prise en compte du stress et des états personnels des agents, qui influencent directement leur rendement. Selon lui, l’intégration d’un psychologue social au sein de l’organisation pourrait améliorer la gestion des tensions et du bien-être au travail.
Paris Mona et Emmanuel Woll Kuniokuna (Stagiaire)
