Kisangani : rapatriement et réinsertion des Congolaises « épouses » des militaires ougandais
Kisangani, le 14 avril 2008 (caritasdev.cd) : A l’issue d’une formation sur la gestion des Activités Génératrices des Revenus (AGR) leur dispensée par le Bureau Diocésain de Développement (BDD),
Kisangani, le 14 avril 2008 (caritasdev.cd) : A l’issue d’une formation sur la gestion des Activités Génératrices des Revenus (AGR) leur dispensée par le Bureau Diocésain de Développement (BDD), la Caritas Kisangani a remis vendredi 11 avril 2008 des enveloppes au premier groupe des Congolaises rapatriées de l’Ouganda, rapporte caritasdev.cd.
Ces femmes avaient volontairement quitté la RDCongo vers les années 2000-2001 pour suivre des militaires ougandais avec qui elles vivaient en union libre à Kisangani, lors de la rébellion. L’argent reçu devra leur permettre de démarrer une activité génératrice de revenu.
« La Caritas Kisangani a accueilli samedi 5 avril dernier 4 femmes congolaises et trois de leurs enfants », a précisé lundi 14 avril 2008 Mlle Micheline Mbula, Directrice de la Caritas Kisangani à caritasdev.cd.
En fait, les gouvernements congolais et ougandais ont convenu de rapatrier ces femmes, qui bénéficient ainsi de la réinsertion économique avec l’appui de l’Organisation Internationale de Migration (OIM), a fait savoir la Directrice de la Caritas Kisangani . « Jusque là il y a une liste d’une quarantaine de personnes, comprenant 16 femmes et leurs enfants », a–t-elle ajouté.
Pour rappel, certaines filles des communes périphériques de la ville de Kisangani, essentiellement de Kabondo (à cause de la proximité avec le camp de « La Forestière » où étaient caserné les militaires ougandais), Tshopo et Mangobo, avaient pris le risque d’aller en Ouganda avec des militaires de Museveni, après le retrait de son armée à Kisangani, où elle avait livré bataille contre l’armée rwandaise. Les femmes rapatriées ont exprimé leur satisfaction d’avoir les moyens de se prendre en charge après leur retour au pays. Elles ont toutefois souligné avoir passé des moments difficiles en Ouganda, où beaucoup parmi elles ont perdu leurs vies.