Maï-Ndombe : Des déplacés des affrontements du conflit communautaire entre Tekes et Yakas lancent un cri d’alarme aux personnes de bonnes volontés
Maï-Ndombe, le 14 septembre 2022 (caritasdev.cd) : C’est depuis le début du mois d’août dernier, qu’on assiste à des affrontements entre les communautés Teke et Yaka dans la Province de Maï-Ndombe, territoire de Kwamouth au Nord-est de la ville province de Kinshasa. Selon des sources locales, près de 70 personnes ont été tuées depuis le début de ces violences. En outre, le Cadre de Concertation de la Société Civile indique que le nombre des déplacés dans la province du Kwango a atteint 18.084 personnes, au 09 septembre dernier.
Maï-Ndombe, le 14 septembre 2022 (caritasdev.cd) : C’est depuis le début du mois d’août dernier, qu’on assiste à des affrontements entre les communautés Teke et Yaka dans la Province de Maï-Ndombe, territoire de Kwamouth au Nord-est de la ville province de Kinshasa. Selon des sources locales, près de 70 personnes ont été tuées depuis le début de ces violences. En outre, le Cadre de Concertation de la Société Civile indique que le nombre des déplacés dans la province du Kwango a atteint 18.084 personnes, au 09 septembre dernier.
Ces déplacés lancent un cri d’alarme aux personnes de bonnes volontés de leur venir à l’aide, car leurs maisons ont été détruites et brulées par les assaillants. Ils ont perdu leurs AME (articles ménagers essentiels) et cette situation a accru leur vulnérabilité.
Selon le rapport de la mission conjointe des Humanitaires, effectuée du 1er au 3 septembre 2022 dans cette zone, à laquelle Caritas Congo Asbl a pris part, la majorité des déplacés sont principalement installés dans des familles d’accueil et des centres collectifs (églises, écoles). Ils sont exposés à de différentes maladies. Certains d’entre eux se seraient aussi réfugiés en République du Congo voisin.
Pour mémoire, ce conflit est causé, au départ, par un désaccord sur les redevances coutumières, notamment sur le montant de la redevance à verser aux autorités locales Teke par les non originaires, c’est-à-dire les Yaka. Mais, ceux-ci ont accusé les Tekes de leur imposer le renouvellement après 5 ans, des contrats de vente des espaces forestiers déjà acquis auprès des autorités locales. Ce que les Tekes ne reconnaissent pas. Ils accusent à leur tour les Yakas d’avoir installé des chefs coutumiers en remplacement des autochtones Tekes dans certains villages en recourant aux armes.
La Radio Okapi explique que les autorités traditionnelles du Kongo-Central ont appelé, dimanche 11 septembre, les Teke et Yaka à faire la paix, après des accrochages survenus à Kwamouth (Maï-Ndombe). Elles ont lancé cet appel dans une déclaration faite à Matadi, chef-lieu du Kongo-Central. A l’occasion, le chef coutumier de Matadi, Wello Kuludiayona, a indiqué que ce conflit ethnique entrave le développement dans le territoire de Kwamouth, à l’instar de l’Est du pays.
Par ailleurs, Madame Rita BOLA, Gouverneure du Maï-Ndombe, prône la réconciliation en échangeant avec les représentants de toutes les couches sociales de la région. Elle se dit prête avec son équipe à assister tous les déplacés en situation de détresse.
Pour sa part, le député national élu de la ville de Bandundu, Papy NIANGO, par le canal de la Radio Okapi, appelle à la mobilisation des élites du Grand-Bandundu : « l’Elite du Bandundu, dans son ensemble, doit être interpellé par cette situation pour qu’à l’unisson à travers les formats que nous pourrons trouver mieux, nous puissions nous retrouver afin de regarder objectivement que faut-il faire pour ne plus enregistrer le désarroi au Kwango, Kwilu ou Maï-Ndombe ». Il a appelé également les autorités du pays à avoir plus de vigilance par rapport à ce conflit qui a éclaté à la porte de la capitale.
Josué BOKETSHU(stagiaire)
