Maniema : habitat et conditions de vie de Mr Amisi sensiblement améliorés grâce au programme de Sécurité alimentaire de Caritas à Malela
Kindu, le 05 décembre 2022 (caritasdev.cd) : Mr Amisi Waliuzi Yaya est l’un des milliers des bénéficiaires du Programme d’appui à la Sécurité Alimentaire et Renforcement des capacités économiques des ménages ruraux dans les Territoires de Lubero, Kasongo, Kasangulu et Kongolo 2018-2021 /117cod01 (SECAL). Il habite dans le Territoire de Kasongo, dans la cité de Malela, située à environ 245 kms de la ville de Kindu, le chef-lieu de la Province du Maniema au centre de la République Démocratique du Congo (RDC). Lorsque ce projet démarrait en sa première phase en 2013, Malela comptait à peine cinq maisons en briques cuites, construites avec des tôles. Mr Amisi et sa famille habitaient ainsi une petite maison en briques à dobe avec paille. Aujourd’hui, grâce au renforcement des capacités (formation) et divers appuis reçus dudit programme, il a su tirer profit de ses activités agropastorales ainsi que de l’Association Villageoise d’Epargne et de Crédit interne (AVEC) qui lui ont permis d’améliorer sensiblement son habitat et les conditions de vie de sa famille. Il l’a expliqué vendredi 02 décembre 2022 à caritasdev.cd.
Kindu, le 05 décembre 2022 (caritasdev.cd) : Mr Amisi Waliuzi Yaya est l’un des milliers des bénéficiaires du Programme d’appui à la Sécurité Alimentaire et Renforcement des capacités économiques des ménages ruraux dans les Territoires de Lubero, Kasongo, Kasangulu et Kongolo 2018-2021 /117cod01 (SECAL). Il habite dans le Territoire de Kasongo, dans la cité de Malela, située à environ 245 kms de la ville de Kindu, le chef-lieu de la Province du Maniema au centre de la République Démocratique du Congo (RDC). Lorsque ce projet démarrait en sa première phase en 2013, Malela comptait à peine cinq maisons en briques cuites, construites avec des tôles. Mr Amisi et sa famille habitaient ainsi une petite maison en briques à dobe avec paille. Aujourd’hui, grâce au renforcement des capacités (formation) et divers appuis reçus dudit programme, il a su tirer profit de ses activités agropastorales ainsi que de l’Association Villageoise d’Epargne et de Crédit interne (AVEC) qui lui ont permis d’améliorer sensiblement son habitat et les conditions de vie de sa famille. Il l’a expliqué vendredi 02 décembre 2022 à caritasdev.cd.
La 2ème phase de ce programme est financée par NORAD, à travers la Caritas Norvège, avec une enveloppe de 25.983.583 Couronnes Norvégiennes, soit environ 2,5 millions d’Euros, pour une durée de 5 ans (2018-2022).

Des changements notables dans sa vie
« Je réponds aux noms de Amisi Waliuzi Yaya. J’habite sur l’avenue Mateka/Cité N°18. De religion musulmane, il est marié à Mme Mukufu Kakese, avec qui il a eu neuf enfants. Trois sont en train de poursuivre leurs études supérieures à Lubumbashi, un à Kinshasa ; trois sont avec moi ici. J’étais moniteur agricole ici à Malela. Comme il n’y avait plus de travail, je me suis versé dans l’agriculture personnelle. Une délégation de Caritas nationale était venue annoncée l’arrivée d’un projet de sécurité alimentaire qui utiliserait l’approche des paysans réunis en association.
Moi, j’étais membre d’une association 'Debout Malela' qui fabriquait des briques . Je fus désigné Agronome d’une association dont les ramifications allaient jusqu’à Lubao, avant de devenir Président du Comité de pilotage à l’avènement d’un projet de sécurité alimentaire de cinq ans de Caritas. En bref, nous remercions grandement Caritas pour le renforcement des capacités dont elle nous a fait profiter. Cela est ancré en nous et nous est très utile. C’est la clé de notre réussite. J’étais devenu un simple cultivateur, lorsque la Cotonnière fermait ses portes. Je loue Dieu de m’avoir fait rencontrer Caritas dont l’appui, notamment par diverses formations, a changé positivement ma vie. Caritas m’avait remis une chèvre. Aujourd’hui, ça a rapporté énormément. Je dispose d’un cheptel de plus d’une dizaine de têtes, visibles derrière ma maison. Une partie de mon ancienne maison, utilisée comme chèvrerie, devient trop exiguë par rapport au nombre de mes chèvres, bien que je les vende de temps en temps.

En outre, ce renforcement des capacités reçu de l’Equipe de programme de la Caritas-Développement Kindu a également laissé un grand souvenir pour ma famille, que je n’aurais pas pu obtenir : cette grande maison en dur, avec trois chambres, deux salons et une annexe sous la toiture. Nous l’avons équipée avec notamment des meubles, un poste téléviseur et une chaine de radio, alimentées par deux panneaux solaires qui assurent aussi la lumière la nuit.
Bonne entente avec son épouse et sa belle-famille
Les conseils du Directeur de Bureau Diocésain de Développement Kindu (Mr Aimé-Césaire Shango Okundji) et du Chargé de Projet (Mr Roger Mwaka), étaient clairs : on ne construit pas la maison en un seul jour. J’ai donc pris le temps d’épargner et d’acheter progressivement les matériaux de construction, comme je le fais aujourd’hui pour la seconde maison. Cette dernière a déjà bien évolué. Les planches sont là. Je la construis dans la parcelle de mon défunt beau-père, avec l’autorisation de ma belle-famille. Au finish, certains membres de ma famille et de ma belle-famille vont y résider en toute harmonie.

En ce moment où les forces physiques ne me permettent plus de durs travaux de champs, j’ai la joie d’avoir déjà acquis ces importants immeubles. Ma maison, c’est le souvenir de Caritas », tel est le credo d’un musulman, bénéficiaire de l’action d’une Organisation de l’Eglise catholique.
Son épouse renchérit en ces termes : « le projet SECAL de Caritas m’a apporté la formation que j’ai bien assimilée. En outre, Caritas nous a aussi apporté l’Association Villageoise d’Epargne et de Crédit (AVEC) qui m’a propulsée davantage. Et ce duo est à la base de l’amélioration de ma vie à ce jour. En effet, cultivatrice que j’étais, exposée à des épisodes des maladies, mais, j’étais soutenue par le système de solidarité interne mis en place par AVEC. Je réitère ainsi mes remerciements à la Caritas pour le renforcement des capacités reçu de ce projet de Sécurité alimentaire ».
Mme Mukufu Kakese ajoute même que les fauteuils(salon velours) de leur maison, tout comme les planches et tôles achetées, c’est essentiellement grâce au programme Caritas et son AVEC. « Les enfants ont été scolarisés grâce au fruit de notre travail et certains poursuivent encore leurs études. Face à des urgences scolaires ou sanitaires, nous n'hésitions pas à vendre une chèvre que nous élevons (Ndlr : une chèvre est vendue autour 160.000 FC, soit 80 dollars US à Malela). Bref, le projet m’a trouvée dans une maison en chaume. Aujourd’hui, nous dormons à l’aise dans une maison en tôles, construite en dur avec plafond. J’émets le vœu que Caritas et ses partenaires de Norvège qui ont soutenu ce programme puissent aussi permettre à d’autres ménages vulnérables , comme je l’étais ,à être renforcés techniquement pour savoir se prendre en charge et améliorer leurs conditions de vie ».
Le couple Amise-Mukufu n’est pas le seul à avoir investi dans l’amélioration de son habitat. Plusieurs d’autres ménages bénéficiaires l’ont fait. Du coup, cet « exploit » a servi d’émulations dans la coté de Malela où actuellement les maisons en dur et tôlées approche la centaine, au lieu de cinq au début du programme SECAL.
Guy-Marin Kamandji
(Envoyé Spécial)
