Notre Revue de presse du lundi 12 octobre 2026
Lundi le 12 octobre 2026 : condensé des nouvelles médiatiques.
•Deux semaines après les pluies dévastatrices à Luiza, plus de 1 000 ménages attendent les secours;
• RDC : le gouvernement examine les tensions sur les carburants, l’insécurité et le financement des urgences;
• Ebola en Ituri : au moins 900 membres du personnel de première ligne vaccinés à Bunia et Rwampara;
• Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) ;
• RDC – Processus de paix : Le Panel des facilitateurs de l’UA appelle à un rétablissement de la paix au profit de l’Afrique;
•Goma-Gisenyi : de nouvelles restrictions aux frontières ravivent les craintes d’isolement;
Rfi: Pressé d’en finir en Ukraine avant ses élections, Donald Trump sème la confusion;
• Léon XIV rejette la peine de mort, qu’il considère comme une atteinte à la dignité.
I.URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
•Radio okapi :Deux semaines après les pluies dévastatrices à Luiza, plus de 1 000 ménages attendent les secours : Deux semaines après les pluies dévastatrices du 27 septembre dernier, les victimes de la commune rurale de Luiza, dans la province du Kasaï-Central, attendent toujours une assistance. Plus de 1 000 ménages sont sans abri, selon les informations recueillies sur place ce dimanche 11 octobre. Certaines familles passent la nuit à la belle étoile, pendant que la reprise des cours reste perturbée dans des établissements scolaires touchés. Pour Fiston Tshilenge, père de famille, les conséquences de ces intempéries sont lourdes. Sa maison a été endommagée et son enfant a été blessé lors de l’effondrement d’un mur. « Nous avons été victimes de cet orage qui a emporté ma toiture. Le mur est tombé sur mon enfant, qui continue à souffrir. Les biens de la maison ont été cassés. Nous sommes en train de mener une vie misérable », témoigne-t-ilComme cette famille, d’autres sinistrés tentent de trouver des abris de fortune en attendant l’aide des autorités et des organisations humanitaires. Les pluies ont aussi endommagé des infrastructures scolaires, perturbant le déroulement normal des activités. Au lycée Tshikokuani, des murs de la clôture se sont écroulés, tout comme une salle de classe. Du matériel scolaire et scientifique a également été abîmé, rapporte Yvone Kafunyi, sœur préfète de l’établissement. « Il y a des murs de la clôture qui se sont écroulés, ainsi qu’une salle de classe. Il y avait des microscopes et d’autres matériels. Tout était abîmé », explique-t-elle. Face à cette situation, Paulin Nkongolo Nsake, coordonnateur territorial de la Nouvelle Société civile congolaise à Luiza, appelle à une mobilisation rapide en faveur des victimes.
•lepotentiel.cd: RDC : le gouvernement examine les tensions sur les carburants, l’insécurité et le financement des urgences :’ Le marché boursier, les difficultés d’approvisionnement en carburant, la situation sécuritaire dans l’Est, les catastrophes humanitaires et le financement des projets de développement ont figuré parmi les principaux dossiers examinés lors de la 100ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, présidée vendredi 9 octobre par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.Au cours de cette réunion, le président de la République a notamment insisté sur la nécessité de doter le pays d’un marché financier crédible, de renforcer la discipline au sein des institutions publiques et de préserver les infrastructures universitaires. De son côté, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présenté plusieurs orientations relatives à l’approvisionnement en produits pétroliers, à la coopération avec les États-Unis, aux réformes fiscales et à la réponse aux urgences humanitaires.Les membres du gouvernement ont également examiné plusieurs dossiers économiques et financiers, dont l’adhésion de la RDC au Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace), le règlement d’une dette publique impliquant la SONECA et Equity-BCDC, ainsi que les mesures destinées à améliorer les échanges commerciaux dans le nord-ouest du pays. Marché boursier : Tshisekedi veut rassurer les investisseurs.
•DigitalCongo: Ebola en Ituri : au moins 900 membres du personnel de première ligne vaccinés à Bunia et Rwampara : Depuis le début de la campagne, le 19 septembre 2026, au moins 900 personnes ont déjà été vaccinées dans les zones de santé de Bunia et de Rwampara, en Ituri, ont annoncé les responsables de l’étude BRAVO, le 9 octobre 2026.L’étude BRAVO est une recherche coordonnée par Médecins sans frontières (MSF) visant à évaluer l’efficacité du vaccin Ervebo contre la souche Bundibugyo chez les personnels de première ligne et les femmes enceintes. Ce vaccin est déjà homologué contre la souche Zaïre.La participation à cette recherche est volontaire et comprend une phase de vaccination suivie d’un accompagnement médical des participants pendant plusieurs mois.Cette vaccination se poursuit. Médecins sans frontières précise que cette recherche ne remplace pas les autres mesures de lutte contre Ebola.
•BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : Lundi 12 octobre 2026
· 1 USD = 2 265,00 CDF (cours moyen) [bcc.cd], [bcc.cd]
· 1 EUR = 2 534,7550 CDF [bcc.cd], [bcc.cd]
· 1 GBP = 2 991,7550 CDF [bcc.cd], [bcc.cd]
II.POLITIQUE ET SOCIETE
•Actualité.cd : Est de la RDC : « Nous souhaitons vraiment que la paix soit rétablie afin que la RDC, ses voisins et toute l’Afrique puissent en profiter » (Panel des facilitateurs de l’UA après sa rencontre avec Félix :Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi a reçu, samedi 10 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), les membres du Panel des facilitateurs de l’Union africaine (UA), au terme de deux jours de consultations consacrées aux efforts de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Cette délégation était notamment composée de Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, de Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine (RCA), d’Uhuru Muigai Kenyatta, ancien président de la République du Kenya, de Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, ancien président de la République du Botswana ainsi que d’autres personnalités.Cette rencontre a été précédée de plusieurs séances de travail entre le Panel des facilitateurs et une délégation gouvernementale conduite par Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et Thérèse Kayikwamba Wagner cheffe de la diplomatie congolaise. Ces échanges se sont déroulés en présence de Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale, du professeur Désiré-Cashmir Eberande Kolongele, conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, ainsi que de Sumbu Sita Mambu, haut représentant du chef de l’Etat.Ici, nous avons discuté avec les officiels congolais concernés, qui nous ont donné beaucoup d’informations afin que les missions qui nous ont été assignées puissent être fondées sur des informations correctes provenant des institutions impliquées. C’est ce que nous avons fait pendant les deux ou trois jours écoulés. Je peux vous dire que cela a été très fructueux, surtout au regard de la substance des échanges que nous avons eus, dans le but de trouver une solution à un conflit sur le continent qui n’a que trop duré et qui est le plus coûteux dans tous les sens », a déclaré Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l’Éthiopie.
• MediaCongo: Goma-Gisenyi : de nouvelles restrictions aux frontières ravivent les craintes d’isolement : De nouvelles restrictions sont observées depuis le samedi 10 octobre aux postes frontaliers de la Petite et de la Grande Barrière entre Goma, en République démocratique du Congo (RDC), et Gisenyi, au Rwanda. En l’absence de communication officielle, plusieurs sources évoquent des mesures de prévention liées à l’épidémie d’Ebola. Ces dispositions suscitent des inquiétudes parmi les habitants de Goma, qui redoutent un nouvel isolement de la ville. Selon les informations recueillies ce dimanche 11 octobre, certains voyageurs ont été refoulés la veille, pendant que d’autres ont été appelés à respecter des conditions de passage plus strictes. Les Congolais ne seraient plus autorisés à passer la nuit au Rwanda, sauf s’ils disposent d’un statut de résident, rapportent des sources concorantes. Les ressortissants rwandais peuvent, quant à eux, entrer à Goma sans y séjourner la nuit.Selon nos sources, les humanitaires et certains voyageurs restent autorisés à franchir la frontière, à condition de présenter les documents justificatifs requis.Ces dispositions interviennent après la confirmation il y a quelques jours, de cas d’Ebola dans la zone de santé de Kayna, au sud du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.Toutefois, en l’absence d’une annonce officielle des autorités concernées, le lien entre ces restrictions et la prévention de la maladie reste à confirmer.Les mesures ravivent les craintes des habitants de Goma, qui se souviennent des restrictions imposées à la frontière rwandaise entre mai et juillet derniers.Depuis la fermeture de son aéroport, la frontière avec le Rwanda constitue une voie d’accès importante pour Goma vers l’Afrique de l’Est.
III.AFRIQUE ET MONDE
• RFI: Pressé d’en finir en Ukraine avant ses élections, Donald Trump sème la confusion : C’était un week-end de confusion dans le dossier ukrainien. D’abord avec l’annonce d’un accord de fourniture de diesel russe pour les marchés américains et mondiaux, à la grande colère des autorités ukrainiennes. Donald Trump a ensuite appelé au remplacement de Volodymyr Zelensky. Et enfin l’annonce par le président américain d’un accord de cessez-le-feu énergétique entre les deux belligérants. C’est une annonce qui a surpris tout le monde. Elle est comme souvent venue d’une publication de Donald Trump sur les réseaux sociaux. Et elle a surpris le président ukrainien Volodymyr Zelensky qui se dit prêt à l’accepter si la Russie en fait de même. On attend toujours la réponse officielle de Moscou. Elle est venue par le bombardement d’installations électriques ukrainiennes après l’annonce de Donald Trump, ce qui doit signifier que l’accord n’est pas tout à fait finalisé. Cela fait quelques temps qu’il en est question. La guerre fait mal aux deux camps. Les frappes de drones ukrainiennes réduisent capacités de raffinage, de production et de financement de la Russie. Moscou tente à nouveau, pour le cinquième hiver d’affilée, de plonger l’Ukraine dans le noir et dans le froid. C’est pour cela qu’il est question de ce cessez-le-feu énergétique au moins depuis l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. Avec le soutien des puissances occidentales, en particulier la France et le Canada. Si Donald Trump fait cela, c’est aux dépens de l’Ukraine et de Volodymyr Zelensky et donc au bénéfice de la Russie.
IV.EGLISE
•Vatican news : Léon XIV récitera un chapelet pour la paix avec des centaines d’enfants au Vatican : Léon Le Pape réaffirme le rejet de la peine de mort par l’Église catholique, rappelant que le bien commun peut être « préservé et que les exigences de la justice peuvent être satisfaites sans recourir à la peine capitale ». Le Pape Léon XIV a publié sur son compte officiel X que l’Église catholique considère la peine de mort comme « inadmissible car elle constitue une atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne ». Dans son post publié samedi, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, le Pape a souligné que la justice peut être respectée et que le bien commun de l’humanité peut être préservé sans recourir à la peine capitale. Il a déclaré que les coupables peuvent être efficacement placés en détention afin de protéger les citoyens, tout en laissant aux coupables la possibilité de se racheter.«La peine de mort est inadmissible car elle constitue une atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne. Le bien commun peut être préservé et les exigences de la justice peuvent être satisfaites sans recourir à la peine capitale: des systèmes de détention efficaces ont été mis au point qui protègent les citoyens tout en ne privant pas complètement les coupables de la possibilité d’une rédemption. #NoDeathPenalty», a écrit le Souverain pontife.Le message du Pape arrive au lendemain des déclarations du cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État, et du président de la Conférence épiscopale des États-Unis, qui se sont prononcés contre l’exécution publique prévue de Nidal Hassan. Il a en effet été reconnu coupable d’avoir tué 13 personnes et en avoir blessé 32 autres à Fort Hood en novembre 2009. Un tribunal militaire l’a condamné à mort en 2013.
Keren Lulu
