Notre Revue de presse du jeudi 01 octobre 2026
Jeudi 01 octobre 2026 : condensé des nouvelles médiatiques.
•Devant l’ONU à Genève, la CNDH alerte sur la persistance du travail des enfants dans les mines en RDC;
•Assemblée nationale : le ministre de l’Emploi questionné sur l’efficacité des contrôles du travail;
•Octobre Rose : la RDC lance le dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein;
• Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) ;
•L’affaire Kabila, un an après le verdict;
•RDC : malgré l’appel au boycott, la rentrée parlementaire a bien eu lieu à Kinshasa, au Lualaba, dans la Tshopo et dans plusieurs autres provinces;
•Vol Dubaï-Tel-Aviv dérouté : le témoignage d’un passager ;
•La « renaissance », le fil conducteur du voyage apostolique en France.
I.URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
•Radio okapi : Devant l’ONU à Genève, la CNDH alerte sur la persistance du travail des enfants dans les mines en RDC : La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a alerté mardi 28 septembre, sur la présence d’enfants dans les zones d’exploitation minière artisanale en RDC. Son président, Paul Nsapu, est intervenu lors de la 63e session du Conseil des droits de l’homme, à Genève, en Suisse.La CNDH appelle à renforcer les actions contre les facteurs qui favorisent le travail des enfants, notamment la pauvreté des ménages, le manque d’accès à l’éducation et l’insuffisance des mécanismes de contrôle dans certaines exploitations artisanales.Lors de son intervention, Paul Nsapu a souligné que la lutte contre le travail des enfants dans les mines ne relève pas uniquement des acteurs présents sur les sites d’exploitation.Selon lui, elle doit également concerner l’ensemble de la chaîne de valeur des minerais, de l’extraction en RDC à la transformation et à la commercialisation sur les marchés internationaux, en passant par les pays importateurs et les industries utilisatrices.La CNDH-RDC rappelle par ailleurs que l’exposition des enfants aux travaux miniers constitue une violation des normes internationales, notamment de la Convention n°182 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les pires formes de travail des enfants.Pour la CNDH, la lutte contre le travail des enfants doit être accompagnée de mesures favorisant une exploitation minière respectueuse des droits humains.
•ACP: le ministre de l’Emploi questionné sur l’efficacité des contrôles du travail : Une question d’actualité sur l’efficacité des contrôles du travail a été adressée au ministre de l’Emploi et Travail par le député national Eric Tshikuma, élu de la Funa à Kinshasa, selon une publication faite mercredi sur son compte X.« Nous demandons des comptes précis sur l’efficacité de l’Inspection Générale du Travail (IGT), les rapports de missions de contrôle effectuées dans les grandes entreprises, y compris minières, les sanctions appliquées aux entreprises en infraction et surtout, la traçabilité des amendes perçues», a écrit le député Eric Tshikuma.La Question d’actualité, déposée au Bureau de l’Assemblée nationale le 15 septembre 2026 et adressée au ministre de l’Emploi et Travail, porte sur le bilan des activités de contrôle conduites au cours des 24 derniers mois.L’élu de la Funa souhaite notamment obtenir les rapports des missions réalisées dans les grandes entreprises, avec une attention particulière au secteur minier.Il cherche également à connaître les suites réservées aux infractions relevées lors de ces opérations, notamment les sanctions infligées aux employeurs concernés.Cette démarche parlementaire entend ainsi mettre en lumière la chaîne allant du contrôle à la sanction, tout en permettant d’apprécier les résultats obtenus dans l’application de la législation du travail.«La réforme IGT voulue et engagée par le Président de la République nécessite d’être éclairée par cette lumière sur l’état des lieux de 24 derniers mois», a-t-il souligné. ACP/PM
•Lepotentiel.cd: Octobre Rose : la RDC lance le dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein : La République démocratique du Congo lance, ce jeudi 1er octobre, une campagne de dépistage du cancer du sein et du cancer du col de l’utérus. L’opération, menée à l’occasion d’Octobre Rose, devrait permettre à 912 000 femmes de bénéficier du dépistage du cancer du col de l’utérus dans six provinces du pays.L’annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, dans un message publié sur son compte X, consulté ce jeudi 1er octobre 2026.La campagne est organisée par le ministère de la Santé, avec l’appui de la Banque mondiale et de Roche. Elle concerne les provinces de Kinshasa, du Kongo Central, du Haut-Katanga, de l’Équateur, de la Tshopo et du Kwilu. Selon le ministre, le programme doit se poursuivre jusqu’en 2028.À Kinshasa, 5 000 femmes pourront également bénéficier gratuitement du dépistage du cancer du sein dans le cadre de cette campagne.Pour justifier l’importance de cette initiative, Roger Kamba évoque les données de GLOBOCAN 2024. Selon ces chiffres cités par le ministre, plus de 9 700 nouveaux cas de cancer du sein et plus de 11 200 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont enregistrés chaque année chez les femmes en RDC.Le ministre appelle ainsi les femmes à ne pas attendre l’apparition des symptômes avant de consulter. « Même sans symptôme, faites-vous dépister », insiste Roger Kamba, qui encourage également les femmes à choisir le site de dépistage le plus proche et à se présenter au rendez-vous.Le ministre invite enfin les femmes à sensibiliser leur entourage afin d’élargir la participation à cette campagne. « Votre santé compte. Votre vie compte. N’attendez pas que la maladie se manifeste pour agir », écrit-il.
•BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : jeudi 01 octobre 2026
* 1 USD (Dollar américain) = 2 267,8000 CDF (Franc congolais)
* 1 EUR (Euro) = 2 573,8145 CDF
* 1 XAF/XOF (Franc CFA) = environ 3,92 CDF (calculé sur la base du cours croisé officiel Euro/CFA fixe de 1 EUR = 655,957 FCFA).
II.POLITIQUE ET SOCIETE
•Media Congo : L’affaire Kabila, un an après le verdict : Un an après sa condamnation à mort, Joseph Kabila reste au cœur du débat politique en RDC. Procédures judiciaires, avenir du PPRD et dialogue national : retour sur une affaire qui continue de diviserLe 30 septembre 2026 marque le premier anniversaire de la condamnation à mort de l’ancien président congolais Joseph Kabila. Un verdict qui continue de susciter des réactions contrastées au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Depuis cette décision, plusieurs développements sont venus alimenter le dossier, notamment l’ouverture de nouvelles procédures judiciaires ainsi que des mesures prises contre son parti politique, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).Le 19 avril 2025, le ministre de la Justice de l’époque, Constant Mutamba, avait demandé l’ouverture de poursuites judiciaires contre l’ancien chef de l’État, l’accusant d’être impliqué dans la rébellion AFC/M23. Dans la foulée, plusieurs mesures administratives et judiciaires avaient été prises à l’encontre de Joseph Kabila et de son entourage politique.Un an après le verdict, les débats restent vifs à travers le pays. Dans la province du Lualaba, bastion historiquement favorable à Joseph Kabila, les avis demeurent partagés. Pour certains habitants, la condamnation de l’ancien président relève avant tout d’un règlement de comptes politique. D’autres, au contraire, estiment que l’ex-chef de l’État doit répondre devant la justice des accusations portées contre lui. Cette polarisation illustre les divisions persistantes autour de la figure de Joseph Kabila, près de huit ans après son départ du pouvoir.
• DigitalCongo: RDC : malgré l’appel au boycott, la rentrée parlementaire a bien eu lieu à Kinshasa, au Lualaba, dans la Tshopo et dans plusieurs autres provinces : Le Collectif des députés provinciaux réclame le paiement de dix mois d’émoluments impayés et avait appelé à ne pas tenir les cérémonies d’ouverture. Mercredi 30 septembre 2026, Kinshasa, le Lualaba, la Tshopo, le Sud-Kivu et d’autres provinces du pays ont pourtant ouvert leurs travaux. La capitale affirme sa solidarité avec le mouvement, mais invoque l’urgence.La rentrée parlementaire dans les provinces de la République démocratique du Congo s’est déroulée sous tension. Le Collectif des députés provinciaux avait appelé au boycott de l’ouverture de la session ordinaire, le mercredi 30 septembre 2026. En cause : le non-paiement de dix mois d’émoluments aux élus provinciaux. Le Collectif réclame au gouvernement central le règlement de ces arriérés et annonce une manifestation devant le ministère des Finances.Pour donner du poids à leur mouvement, les députés provinciaux avaient demandé expressément aux bureaux des différentes Assemblées provinciales de ne pas organiser les cérémonies officielles de rentrée, tant que la situation financière n’est pas décantée.A Kinshasa, la consigne n’a pas été suivie à la lettre.Le Bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) a maintenu la cérémonie d’ouverture. Les députés provinciaux ont été convoqués à 11 heures dans l’hémicycle. Après trois mois de vacances parlementaires, les élus kinois ont donc repris le chemin de l’Assemblée.Interrogés, certains députés justifient cette décision par la nécessité de ne pas paralyser l’institution. « Nous partageons les mêmes préoccupations », confie l’un d’eux, avant d’ajouter : « Mais, au regard des urgences auxquelles la capitale est confrontée, nous avons le devoir d’ouvrir cette session afin de nous mettre rapidement au travail. »
III.AFRIQUE ET MONDE
• RFI: Vol Dubaï-Tel-Aviv dérouté : «Je n’arrive pas à croire qu’on soit rentré, c’est le cauchemar d’une vie» :Si de nombreuses zones d’ombres persistent, le scénario de l’incident survenu dans le vol Dubaï-Tel-Aviv du mercredi 30 septembre commence à se dessiner. Au micro de notre correspondante en Israël, de nombreux survivants rapatriés dans la soirée racontent le déroulé des faits.« Je n’arrive pas à croire qu’on soit rentré, c’est le cauchemar d’une vie… » Ron est soulagé mais encore très choqué. Comme les autres rapatriés israéliens du vol Dubaï-Tel-Aviv dérouté en Arabie saoudite mercredi 30 septembre en raison d’un incident à bord, il raconte les turbulences, la peur que l’avion s’écrase, et la découverte du pilote poignardé.Eran, lui, est venu à l’aéroport accueillir sa sœur et son beau-frère, Assaf, de retour de Dubaï. « Il a été l’un de ceux qui ont aidé à maîtriser le copilote », relate-t-il après avoir visionné des extraits vidéo sur lesquels on aperçoit le mari de sa sœur. « Le gars avec du sang, c’est lui, c’est Assaf, on le considère comme un héros ! », se targue Eran.On avait l’impression que l’avion allait s’écraser. On a entendu beaucoup de cris… Environ une minute plus tard, on a vu des passagers sortir du cockpit, couverts de sang et là, les rumeurs ont commencé à circuler pour savoir ce qu’il s’était passé. Et puis on a compris : le terroriste à bord avait poignardé le pilote. Je sais que trois passagers se sont jetés sur le terroriste et l’ont maîtrisé. Et puis il y avait un autre pilote dans l’avion, je crois qu’il était britannique. Il est allé dans le cockpit et nous a conduits en Arabie saoudite. Oui, c’est mon fils. Je lui ai dit que c’était le genre d’événement qui n’arrivait qu’une fois tous les 25 ans, je voulais qu’il reste calme. Nous sommes heureux d’être de retour.
IV.EGLISE
•Vatican news : La « renaissance », le fil conducteur du voyage apostolique en France : Comme de tradition après un voyage apostolique, Léon XIV a consacré la catéchèse de ce mercredi 30 septembre à sa visite en France et au siège de l’UNESCO qui s’est achevée lundi dernier. Venu dans le pays tricolore ‘‘bleu, blanc, rouge’’, comme apôtre du Christ «pour que le monde ait la vie», le Souverain pontife a rendu grâce à Dieu pour l’enthousiasme rencontré. Aussi, il a souhaité que ce voyage, «événement de grâce, porte des fruits abondants et durables».De Paris à Lourdes, en passant par Metz, et une visite au siège de l’UNESCO, le Pape est revenu lors de l’audience générale de ce mercredi 30 septembre, sur les temps forts de son voyage apostolique en France. De retour au Vatican dans la soirée du 28 septembre, Léon XIV a décrit son 5e voyage apostolique comme «un grand don» pour lui-même et pour le peuple de Dieu. Devant de milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre, il a adressé d’abord ses remerciements à ceux qui l’ont accueilli, aux autorités civiles et religieuses, mais aussi aux nombreux Français venus à sa rencontre.Le Souverain pontife a rassemblé les réflexions et les impressions «encore très vives» de cette visite pastorale autour d’un seul et même grand symbole: la cathédrale Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie en 2019 et désormais restaurée. «Précisément Notre-Dame, avec le drame qu’elle a vécu, peut symboliquement éclairer tout ce voyage apostolique, en offrant une clé de lecture que je résumerais en un mot: renaissance», a-t-il fait savoir.
Keren Lulu
