Notre Revue de presse du mardi 08 septembre 2026
La revue de presse du mardi 08 septembre 2026 met en lumière les principales actualités médiatiques.
•Nouvelles vagues des déplacés après des combats M23-FARDC à Masisi et Walikale;
• RDC–Royaume-Uni : Julien Paluku prépare le Forum économique de Londres avec la Baronne Sandip Verma;
•La question liée à l’épidémie d’Ebola en RDC s’invite à la session ordinaire du Conseil des droits de l’homme à Genève;
• Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) ;
• Révision constitutionnelle: « Si notre peuple le décide, on va changer » (Jean-Claude Tshilumbayi);
• Incendie du Petit Collège Saint-Pierre de Kinshasa;
• Kenya : le gouvernement clarifie la portée de nouvelles mesures migratoires;
• Célébration de la toute première Journée nationale de prière et d’action pour la Création.
I.URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
•Radio Okapi : Nouvelles vagues des déplacés après des combats M23-FARDC à Masisi et Walikale : La situation sécuritaire et humanitaire est restée tendue lundi 7 septembre 2026 dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, après de violents combats signalés tout au long du week-end. Plusieurs villages ont été affectés par les affrontements, provoquant de nouveaux déplacements de populations.Selon des sources locales, cette recrudescence des violences continue d’aggraver la crise humanitaire dans la région.Les combats se sont intensifiés dimanche dans les villages de Kibundi, Mwima et leurs environs, dans le groupement Nyamaboko Ier, secteur de Katoyi, à la limite entre les territoires de Masisi et Walikale.D’après des sources locales, l’AFC-M23 aurait attaqué des positions tenues par les FARDC et les Wazalendo dans cette entité. Les affrontements ont contraint les habitants d’au moins huit villages à fuir vers Ntoto, dans le groupement Waloa Uroba (Walikale). Dans la partie nord-est du territoire de Walikale, des notables locaux rapportent également des bombardements attribués à l’AFC-M23 autour de Mindjendje, à une dizaine de kilomètres de Pinga.Les positions des FARDC et des Wazalendo situées sur les collines de Katobi, Burayi et Malemo ont été particulièrement visées. Ces attaques auraient entraîné un repli des forces gouvernementales vers Mpeti.Si une accalmie a été observée lundi, plusieurs acteurs locaux décrivent une situation toujours fragile. Ils redoutent une nouvelle intensification des combats, avec de lourdes conséquences pour les populations civiles ainsi que pour le fragile processus de cessez-le-feu dans la région.
•Lepotentiel.cd : RDC–Royaume-Uni : Julien Paluku prépare le Forum économique de Londres avec la Baronne Sandip Verma : À moins de deux mois du Forum économique RDC–Royaume-Uni, prévu à Londres du 2 au 4 novembre 2026, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, intensifie les préparatifs de ce rendez-vous présenté comme une étape majeure dans le renforcement des relations commerciales et des investissements entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni. Le ministre a annoncé, ce lundi 7 septembre à Kinshasa, avoir reçu à 10 heures la Baronne Sandip Verma, responsable du Consortium de Partenariat Commercial, dans le cadre des consultations préparatoires à cette rencontre économique internationale.Selon Julien Paluku, les échanges avec la responsable britannique ont porté sur les préparatifs du forum, qui devrait réunir des décideurs publics, des investisseurs, des entrepreneurs et différents acteurs économiques autour d’une ambition centrale : transformer les relations commerciales entre la RDC et le Royaume-Uni en partenariats économiques concrets et durables.Membre de la Chambre des Lords du Royaume-Uni et ancienne ministre britannique, la Baronne Sandip Verma dispose d’une expérience importante dans les domaines politique, économique et entrepreneurial. Elle exerce également les fonctions de chancelière et d’ambassadrice de l’Université de Roehampton. Sa participation aux préparatifs du Forum économique RDC–Royaume-Uni apparaît ainsi comme un signal de l’intérêt porté aux opportunités offertes par le marché congolais et, plus largement, par les perspectives de coopération entre Kinshasa et Londres.Pour le ministre congolais, l’enjeu est désormais de faire de cette coopération un véritable levier de développement pour les producteurs et les entreprises de la RDC. L’un des principaux atouts mis en avant par Julien Paluku concerne les conditions préférentielles d’accès des produits congolais au marché britannique. Le partenariat commercial conclu entre les deux pays doit notamment faciliter l’entrée de produits congolais au Royaume-Uni sans droits de douane, avec un intérêt particulier pour des filières comme le cacao, le café et les épices.Cette ouverture constitue une opportunité pour les exportateurs congolais, mais elle pose également le défi de la compétitivité, de la qualité, de la normalisation et de la capacité de production.
•Actualité.cd : La question liée à l’épidémie d’Ebola en RDC s’invite à la session ordinaire du Conseil des droits de l’homme à Genève : Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a ouvert, ce lundi 7 septembre, sa 63e session ordinaire, qui se tient jusqu’au 7 octobre au Palais des Nations, à Genève. La session s’est ouverte sous la présidence de l’ambassadeur Sidharto Reza Suryodipuro, représentant permanent de l’Indonésie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève.Plusieurs représentants des États membres, des organisations internationales et d’autres acteurs de la communauté internationale prennent part aux travaux. Parmi les principaux temps forts de cette première journée figure l’intervention du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, consacrée à la présentation de la situation mondiale des droits de l’homme.Volker Türk a placé son intervention sous le signe de l’espoir et de la défense du système international des droits de l’homme. Le Haut-Commissaire a notamment insisté sur la nécessité de renforcer le droit international et les mécanismes de coopération multilatérale afin de garantir la protection des droits fondamentaux pour tous. Volker Türk a toutefois alerté sur les pressions exercées contre la coopération internationale. Selon lui, certaines puissances chercheraient à remettre en cause les mécanismes multilatéraux au profit d’approches davantage fondées sur les rapports de force et les intérêts transactionnels.Au niveau mondial, nous œuvrerons sans relâche au renforcement du droit international et de l’écosystème des droits de l’homme qui profite à tous. Il est clair que certaines puissances cherchent à anéantir toute coopération multilatérale et à la remplacer par des accords transactionnels. Elles sapent la coopération internationale en matière de climat, de santé, de droits reproductifs des femmes et dans bien d’autres domaines », a dénoncé Volker Türk.Le Haut-Commissaire a également dénoncé les conséquences de l’affaiblissement de la coopération internationale dans plusieurs domaines, notamment le climat, la santé et les droits reproductifs des femmes. Pour illustrer les conséquences concrètes de cette situation, il a évoqué l’exemple de l’épidémie d’Ebola qui sévit depuis le 15 mai 2026 en République démocratique du Congo.Selon lui, l’affaiblissement des systèmes de santé mondiaux et la diminution des financements ont contribué à aggraver les difficultés, alors que les épidémies continuent de représenter des menaces qui dépassent les frontières nationales.
•BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : Mardi 08 septembre 2026
| Devise | Taux moyen (CDF) | Variation 1j |
| USD (Dollar américain) | 2 265,71 | +0,06 % |
| EUR (Euro) | 2 630,63 | -0,08 % |
| XAF (Franc CFA – CEMAC) | ≈ 4,01 | Stable |
II.POLITIQUE ET SOCIETE
•Media Congo: Révision constitutionnelle: « Si notre peuple le décide, on va changer » (Jean-Claude Tshilumbayi) : Le peuple congolais détient seul le pouvoir de décider d’une éventuelle révision constitutionnelle, a indiqué lundi le premier vice-président de l’Assemblée nationale, dans une interview accordée à Radio France internationale « Si notre peuple le décide ainsi parce qu’il en a le pouvoir, on va changer la Constitution », a déclaré Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale.Pour lui, la modification de la Constitution constitue une prérogative souveraine du peuple, qui va devoir se prononcer au moment opportun sur l’éventualité d’une révision du texte fondamental.Interrogé sur la possibilité que cette réforme permette au Président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat en 2028, il a estimé que cette hypothèse relève également de la volonté populaire, si celle-ci s’exprime par référendum.S’agissant de la proposition de loi Ngondankoy, retourné au Parlement pour une seconde lecture par le Chef de l’Etat après la déclaration de conformité par la Cour constitutionnelle, M. Tshilumbayi a indiqué que le dossier figure parmi les priorités de cette session de septembre.Le premier vice-président a défendu également les prérogatives du Chef de l’État dans la définition du cadre du dialogue national.« Le dialogue n’est pas une institution au Congo », a-t-il relevé, estimant que son organisation relève des compétences du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions. Il a rejeté l’idée d’un processus destiné au partage du pouvoir, estimant que le dialogue ne doit pas servir à remettre en cause les institutions issues des élections.Concernant la participation du M23, M. Tshilumbayi a défendu son exclusion du dialogue national en raison de son caractère armé et de son soutien présumé à un État étranger.
• Radio okapi : Incendie du Petit Collège Saint-Pierre de Kinshasa : Plusieurs locaux administratifs ainsi que des salles de classe du complexe scolaire du Petit Collège Saint-Pierre sont partis en fumée ce lundi 7 septembre à Kinshasa. Selon des témoins, l’incendie a consumé des archives scolaires, du mobilier (bancs, tables, armoires) ainsi que des équipements pédagogiques. Aucune perte en vie humaine ni blessé grave n’ont été enregistrés lors du sinistre. Selon les premiers éléments recueillis sur place, un court-circuit électrique survenu après le rétablissement du courant serait à l’origine du feu.Tout a commencé vers 13 heures. Les enseignants de l’EP 4, qui étaient en réunion après avoir libéré les élèves, ont été alertés par des enfants qui traînaient encore dans la cour.Les équipes de secours et les brigades de sapeurs-pompiers ont été mobilisées pour circonscrire les flammes et empêcher leur propagation aux habitations environnantes.Quelques documents et équipements ont pu être sortis des bureaux. Toutefois, des ordinateurs, des imprimantes, des livres ainsi que des cahiers d’élèves auraient été emportés par des badauds venus assister à l’incendie, selon des sources recoupées.Le bourgmestre de la commune de Kinshasa, Bienvenu Mbalibi, qui a aperçu l’épaisse fumée depuis son bureau, s’est rendu sur les lieux. Il a déploré la lenteur des services de lutte contre les incendies, arrivés plus d’une heure après le début du sinistre.Une enquête a été ouverte par les autorités urbaines et le comité de gestion de l’établissement afin de déterminer l’étendue exacte des dégâts et d’évaluer les besoins en réhabilitation rapide des infrastructures touchées.
III.AFRIQUE ET MONDE
•ACP : : Kenya : le gouvernement clarifie la portée de nouvelles mesures migratoires : Le gouvernement kényan a clarifié, lundi, la portée de nouvelles mesures concernant les activités commerciales exercées par des ressortissants étrangers, soulignant qu’elles ne constituent pas une interdiction générale visant les citoyens de la Communauté d’Afrique de l’Est (CEA) , a appris l’ACP mardi de source administrative.« Pour répondre de manière constructive, le gouvernement du Kenya met en place une fenêtre formelle de documentation et d’enregistrement. Nous appelons tous les ressortissants non documentés de la Communauté d’Afrique de l’Est à se présenter immédiatement auprès de leurs Hautes Commissions ou ambassades respectives pour un enregistrement formel de leur identité », a déclaré Charles Owino, porte-parole du gouvernement kényan.Cette clarification intervient après les instructions données le 2 septembre par le Président William Ruto concernant les activités de commerce de détail à petite échelle exercées par des ressortissants étrangers sans autorisation appropriée. L’application de ces mesures devait débuter lundi.M. Owino a précisé que les dispositions visent notamment à protéger les secteurs vulnérables de l’économie nationale, à sauvegarder les moyens de subsistance locaux et à préserver l’intégrité des systèmes d’identité. Le porte-parole a également réaffirmé l’attachement du Kenya au Protocole du marché commun de la CEA, rejetant les interprétations présentant les directives comme une mesure hostile à l’égard des ressortissants des pays voisins. « Nous ne considérons pas nos voisins africains comme des étrangers, mais comme des frères et sœurs de notre Jumuiya partagée. Notre histoire, notre culture et notre destin sont profondément liés », a-t-il ajouté.Durant la période d’enregistrement, les personnes concernées seront présumées légalement présentes sur le territoire kényan. Le ministère des Affaires étrangères coordonnera le processus avec les missions diplomatiques concernées.
IV.EGLISE
•DIA CENCO : Célébration de la tоute première Jоurnée natiоnale de prière et d’actiоn pоur la Créatiоn : Ce lundi 7 septembre 2026, l’Église cathоlique en République démоcratique du Cоngо a marqué la première Jоurnée natiоnale de prière et d’actiоn pоur la Créatiоn, mise en place par l’Assemblée plénière des évêques de la Cоnférence épiscоpale natiоnale du Cоngо (CENCO)․ À cette оccasiоn, plusieurs diоcèses à travers la RDC оnt оrganisé des messes․Créée par le pape Françоis en 2015, la Jоurnée mоndiale de prière pоur la sauvegarde de la Créatiоn, initialement nоmmée Saisоn de la Créatiоn en 2019 et 2020, a été rebaptisée Temps pоur la Créatiоn à partir de 2021․ Cette périоde œcuménique, célébrée du 1er septembre au 4 оctоbre par les cоmmunautés chrétiennes du mоnde entier, est placée en 2026 sоus le thème : « Ils transfоrmerоnt leurs épées en sоcs et leurs lances en serpes » (Is 2,4) ․Alоrs que la Jоurnée mоndiale en est à sa 11e éditiоn, la RDC a célébré ce lundi sa tоute première Jоurnée natiоnale de prière et d’actiоn pоur la Créatiоn․ Au Centre interdiоcésain de Kinshasa, une messe a été célébrée dans la grande salle Saint-Sylvestre․ Elle a rassemblé le persоnnel des différentes structures de la CENCO ainsi que quelques fidèles cathоliques travaillant aux alentоurs du Centre interdiоcésain․La messe a été présidée par l’abbé Alain -Joseph Lоmandja, secrétaire de la Cоmmissiоn épiscоpale du Laïcat․ Lоrs de sоn hоmélie, il a nоtamment encоuragé les fidèles à admirer la grandeur du Créateur et à prendre cоnscience de la respоnsabilité humaine dans la prоtectiоn de la Créatiоn․S’appuyant sur le psaume 8, l’abbé Alain-Joseph Lоmandja a mis en avant l’émerveillement suscité par la Créatiоn et la grandeur ineffable du Créateur, avant de rappeler la place qu’оccupe l’être humain au sein de celle-ci․ À l’оrigine de ces initiatives ecclésiales se trоuve une cоnvictiоn théоlоgique : la terre ne nоus appartient pas, elle nоus est cоnfiée․ Et ce qui est cоnfié engage une respоnsabilité․ En s’appuyant sur le livre de la Genèse (Gn 2,15), abbé Alain a rappelé la missiоn dоnnée à l’être humain de cultiver et de garder le jardin d’Éden
Keren Lulu
