Dans l'est de la RDC, les combats reprennent deux jours après la fin des négociations en Suisse ;
Taux de change indicatifs du lundi 20 avril 2026 – Banque Centrale du Congo ;
Un nouveau modèle d’intelligence artificielle baptisé Mythos sème l’émoi ces jours-ci parce que son créateur le juge trop dangereux ;
Léon XIV en Guinée équatoriale, la première visite d'un pape dans le pays depuis 44 ans.
URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Radio Okapi : James Swan réaffirme l’engagement de la MONUSCO à protéger les civils. Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en RDC, James Swan, a réaffirmé, lundi 20 avril à Beni (Nord-Kivu), l’engagement de la MONUSCO à assurer la protection des populations civiles à travers la République démocratique du Congo. « J’ai réaffirmé au gouverneur du Nord‑Kivu l’engagement de la MONUSCO à poursuivre la mise en œuvre de son mandat, avec une priorité claire : la protection des civils, conformément aux résolutions 2808 (2025) et 2773 (2025) », a déclaré James Swan, à l’issue d’un échange avec le gouverneur militaire du Nord‑Kivu, général Kakule Somo. Le patron de la mission onusienne en RDC a déploré le fait que la ville de Beni et les territoires environnants continuent de subir les exactions des rebelles ADF, qui affectent lourdement les civils. Dans les zones les plus exposées à l’activisme des groupes armés, il a plaidé pour une protection mieux coordonnée, impliquant les autorités congolaises, les forces de sécurité nationales, la MONUSCO, les acteurs humanitaires ainsi que les communautés locales. Au cours de leur entretien, James Swan et le général Kakule Somo ont également examiné les recommandations issues des initiatives locales de paix et de stabilisation, notamment celles visant à apporter une réponse globale à la menace persistante des ADF. Au‑delà de l’approche militaire, les deux personnalités ont estimé nécessaire d’intégrer des actions de prévention, de protection communautaire, de dialogue local, de prise en charge des victimes, de lutte contre l’impunité et de renforcement progressif de l’autorité de l’État. Ce mardi 21 avril, le chef de la MONUSCO prévoit de rencontrer des acteurs politiques et des représentants de la société civile de Beni. James Swan effectue ainsi sa première mission de terrain dans la province du Nord‑Kivu depuis sa prise de ses fonctions, mardi 7 avril 2026.
Radio Okapi : Accord RDC-AFC/M23 : des prisonniers bientôt libérés, l’aide humanitaire enfin débloquée. Libération de détenus dans un délai de dix jours et accès humanitaire sans entrave : tels sont les principaux engagements de l’accord signé ce samedi 18 avril 2026, entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, dans le cadre du processus de paix en cours. Les deux parties ont convenu de procéder à la libération de détenus dans un délai de dix jours, conformément au mécanisme signé le 14 septembre 2025. Cette mesure vise à renforcer la confiance entre les parties et à consolider les efforts de paix. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne ce processus, notamment dans la gestion et la transmission des listes de détenus, conformément aux procédures établies. L’accord met également l’accent sur l’accès humanitaire dans les zones touchées par le conflit, en particulier dans l’Est de la RDC. Les parties se sont engagées à assurer un accès rapide, sûr et sans entrave à l’aide humanitaire : la libre circulation du personnel humanitaire l’acheminement des biens et services essentiels ; une assistance basée sur les besoins, sans discrimination. Les populations concernées devraient ainsi bénéficier d’un meilleur accès à la nourriture, aux soins de santé, à l’eau potable, à l’assainissement, à l’éducation et au logement. Les signataires se sont engagés à ne pas cibler les biens indispensables à la survie des populations civiles. Cela inclut notamment les infrastructures sanitaires et scolaires, les installations d’eau potable, ainsi que les zones agricoles et les réserves alimentaires. Les acteurs humanitaires et leurs équipements doivent également être protégés afin de garantir la continuité des opérations de secours. L’accord prévoit enfin l’opérationnalisation du mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu (MCVE+), avec l’appui de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO). Ce dispositif est chargé de surveiller et de vérifier le respect du cessez-le-feu sur le terrain..
BCC : Taux de change indicatifs du jour – Mardi 21 avril 2026 – Banque Centrale du Congo (BCC) :
🇺🇸 1 USD = 2 308,7405 CDF
🇪🇺 1 EUR = 2 715,4167 CDF
🇨🇳 1 CNY = 338,5413 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
RFI : Dans l'est de la RDC, les combats reprennent deux jours après la fin des négociations en Suisse. À peine deux jours après la fin du dernier round de négociations en Suisse, où l’AFC/M23 et le gouvernement congolais se sont à nouveau engagés à respecter un cessez-le-feu, les combats ont repris dans l’est de la RDC. Les deux camps s’accusent mutuellement de bombardements et de violations de la trêve dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu. Cela faisait presque une semaine, soit la durée des négociations en Suisse, que les attaques de drones s’étaient calmées sur les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira, dans le Sud-Kivu. Mais de nouvelles violences ont été enregistrées depuis le week-end dernier. Dimanche 19 avril, tôt le matin, des frappes de drones ont visé les villages de Bichaka et « Point zéro », distants d’une dizaine de kilomètres, selon des sources locales. Des militaires congolais ainsi que leurs alliés burundais et des combattants Wazalendo sont présents dans cette zone.
III. AFRIQUE ET MONDE
La Presse : Un nouveau modèle d’intelligence artificielle baptisé Mythos sème l’émoi ces jours-ci parce que son créateur le juge trop dangereux. L’heure n’est pas à la panique, affirment les experts consultés par notre chroniqueur. Mais le danger est réel. Et le statu quo est intolérable. L’un des géants américains de l’IA, Anthropic, venait d’annoncer qu’il ne rendrait pas accessible au public cette toute nouvelle version de son robot conversationnel Claude, qui est l’un des grands rivaux de ChatGPT. Car, Claude Mythos est jugé trop dangereux. Principalement parce que, lorsqu’il s’agit de trouver des failles logicielles, il est redoutable. Ce nouvel outil a rapidement « découvert des milliers de vulnérabilités de haute gravité, y compris certaines au sein de chaque système d’exploitation et navigateur web majeur », a fait savoir l’entreprise. Il est plus que temps qu’on prenne conscience, aux États-Unis, qu’on ne peut pas donner carte blanche aux géants de l’IA et penser que ce pari fou va bien se terminer. Or, ne soyons pas naïfs, l’administration Trump veut empêcher quiconque de réglementer ce secteur et d’entraver son développement.
IV. EGLISE
RFI : Léon XIV en Guinée équatoriale, la première visite d'un pape dans le pays depuis 44 ans. Léon XIV a quitté l’Angola mardi 21 avril dans la matinée pour rejoindre Malabo, capitale de la Guinée équatoriale et dernière étape de son voyage sur le continent africain. Lors de cette visite de trois jours dans ce pays fortement marqué par la foi catholique, le souverain pontife doit y rencontrer les autorités politiques et religieuses mais aussi le monde de la culture, visiter un hôpital psychiatrique ou encore une école du nom de son prédécesseur, François, mort il y a tout juste un an. Cette dernière étape du voyage apostolique du pape s’effectue dans le pays le plus catholique de sa tournée, où près de 75 % des deux millions d’habitants ont embrassé le catholicisme. Pour Léon XIV, l’Église locale est même considérée comme la colonne vertébrale du pays, très présente dans les universités ou les hôpitaux et dont la croissance l’a fait passer en quelques années de trois à cinq diocèses. Cette visite intervient à l’occasion du 170e anniversaire de l’évangélisation du pays. Cela faisait 44 ans que l’ancienne colonie espagnole n’avait pas accueilli un pape, le dernier en date ayant été Jean-Paul II. À l’époque, le président Teodoro Obiang était déjà à la tête du pays depuis trois ans. Une position qu’il occupe encore aujourd’hui, signe de son omnipotence.