Notre Revue de presse du mercredi 06 mai 2026
Voici les principaux sujets traités par les médias que nous vous proposons pour notre Revue de presse de ce mercredi 06 mai 2026 :
- Exactions des combattants Wazalendo à Lubero : la société civile lance un cri d’alarme;
- Bassin du Tanganyika : adoption des orientations pour la mise en œuvre d’un projet visant à réduire les impacts des catastrophes;
- Amélioration du système de santé : « l’IA ne peut jamais remplacer un médecin »
- Taux de change indicatifs du mercredi 06 mai 2026 de la BCC ;
- Félix Tshisekedi face à la presse ce mercredi 6 mai;
- Procès FRIVAO : Constant Mutamba absent pour « raisons de santé », la Cour renvoie l’affaire au 19 mai;
- Tchad : une attaque de Boko Haram contre une base militaire fait au moins 24 morts;
- Léon XIV: Si quelqu'un me critique, qu'il le fasse en disant la vérité.
- URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Radio Okapi: Exactions des combattants Wazalendo à Lubero : la société civile lance un cri d’alarme: La société civile du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, dénonce les agissements de certains groupes armés dits « Wazalendo », accusés de commettre des meurtres, des tortures et diverses tracasseries contre les populations civiles. Dans un communiqué publié mardi 5 mai, cette structure citoyenne fait état d’une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante. Elle cite notamment le double meurtre survenu jeudi dernier à Kimbulu, où un conducteur de taxi-moto et son client ont été tués, un acte attribué à ces combattants. Face à cette recrudescence des abus, la société civile appelle les autorités à renforcer l’encadrement des Wazalendo, à accélérer le processus de désarmement et à engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces exactions. Elle tire d’abord la sonnette d’alarme sur la circulation incontrôlée des armes détenues par certains Wazalendo, une situation jugée dangereuse pour les civils. Son président, Muhindo Tafuteni, s’en inquiète : « La circulation des armes dans la population, dont certains Wazalendo sont porteurs sans aucun professionnalisme, ni règlement militaire, et moins encore sans notions des droits, demeure une tombe creusée avec des conséquences incalculables. »
7sur7.cd: Bassin du Tanganyika : adoption des orientations pour la mise en œuvre d’un projet visant à réduire les impacts des catastrophes: Une réunion de concertation et d’alignement institutionnel pour l’opérationnalisation du programme régional « Réponses régionales aux déplacements liés aux catastrophes en Afrique subsaharienne (RE2CLID) » s’est tenue ce mardi 5 mai 2026 à Kinshasa. Elle a permis aux parties prenantes congolaises de définir une série d’orientations et de fixer des actions prioritaires en vue de la mise en œuvre du projet dans la partie congolaise du bassin. Organisée dans le cadre de la phase de démarrage du programme par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et son partenaire, l’agence belge de coopération internationale (Enabel), cette rencontre a permis d’aboutir à une compréhension commune des objectifs, des composantes et des zones d’intervention du projet. Celui-ci cible en priorité les zones riveraines du bassin du lac Tanganyika, particulièrement exposées aux aléas climatiques et aux déplacements de populations. « Ce projet est un projet essentiel, qui cible le bassin du lac Tanganyika pour répondre aux besoins urgents liés au changement climatique et aux différents aléas naturels touchant les populations affectées par les déplacements dus aux glissements de terrain, aux inondations, aux pluies torrentielles et à la montée des eaux du lac Tanganyika. Il est essentiel d’adopter une approche multisectorielle.Ce que nous avons prévu dans ce projet est stratégique. Une approche régionale permettra notamment de mettre en place des mesures de prévention, à travers des mécanismes d’alerte précoce, de renforcer la gestion des ressources naturelles et de proposer des solutions durables aux communautés touchées par les déplacements », a déclaré Ure Afra Sophie, coordinatrice du programme au sein de l’OIM.
ACP: Amélioration du système de santé : « l’IA ne peut jamais remplacer un médecin»(Professeur Bassma Jioudi): A l’occasion du forum Gitex Future Health Africa, l’apport de l’intelligence artificielle dans l’accélération de l’amélioration du système de santé de l’Afrique a fait l’objet d’un entretien par l’ACP avec une scientifique marocaine, en marge d’une conférence organisée par la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé, mardi à Casablanca, au Maroc. « L’IA ne peut jamais remplacer un médecin. L’IA est là pour aider à améliorer le diagnostic, à améliorer la précision du diagnostic. Mais finalement, celui qui interprète et qui valide les résultats de l’IA, c’est le médecin. Donc il faut qu’on enseigne, qu’on intègre cette culture de l’usage de l’IA. Et bien évidemment, il faut les ressources nécessaires en matière de compétence », a déclaré à l’ACP le professeur Bassma Jioudi, vice-présidente Engineering de l’Université Mohammed VI des Sciences et de la santé. Selon cette scientifique professeure d’informatique, il y a deux préalables importants à remplir pour arriver à bénéficier de tous les atouts de l’IA sur le plan médical en Afrique : « Il y a la partie préparation de l’infrastructure qui va fournir les conditions pour mettre en place cette intelligence artificielle et puis la formation des ressources, des profits, des compétences humaines qui vont justement accompagner cette intégration. Donc si on parle de la partie infrastructure, bien évidemment il faut préparer l’infrastructure qui est du même niveau qu’on a dans d’autres pays qui sont aujourd’hui des expériences réussies en matière d’utilisation et de développement d’intelligence artificielle ».
BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : mercredi 06 mai 2026
1 USD = 2310.4548 CDF
1 EUR = 2706.6276 CDF
1 CFA = 4.1262 CDF
II.POLITIQUE ET SOCIETE
Digital Congo: Félix Tshisekedi face à la presse ce mercredi 6 mai: Le président Félix Tshisekedi s’exprime ce mercredi 6 mai devant la presse nationale et internationale, dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement chargé. Cette prise de parole, très attendue, devrait aborder plusieurs dossiers brûlants qui dominent l’actualité du pays. La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC devrait figurer en tête de l’agenda présidentiel. Face à la persistance des violences dans le Nord-Kivu et l’Ituri, le chef de l’État pourrait préciser les orientations de son gouvernement pour restaurer l’autorité de l’État. Les récentes accusations contre le Rwanda et la montée des tensions régionales pourraient également être évoquées, notamment en lien avec les initiatives diplomatiques en cours au sein des organisations régionales africaines.
Actualités.cd: Sommet Africa Forward à Nairobi: la France va réaffirmer son soutien aux processus de Washington et de Doha, et appeler une fois de plus à réouvrir l’aéroport de Goma pour des vols humanitaire: Le Sommet Africa Forward co-organisé par le Kenya et la France s’ouvre du 11 au 12 mai à Nairobi. La France promet à cette occasion, de réitérer son soutien aux initiatives de paix en cours dans la région des Grands Lacs, à savoir le processus de Washington, qui prend en charge la crise entre Kinshasa et Kigali, et le processus de Doha, qui traite la crise entre Kinshasa et l’AFC/M23, mais aussi pousser pour la réouverture de l’aéroport de Goma, au Nord-Kivu, en vue de la reprise des vols humanitaires au profit des populations de l’Est de la RDC. Mardi, l’Elysée a répondu aux questions des médias de nombreux pays francophones au sujet de ces assises qui auront comme thème: “Des partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance”. Répondant à une question de ACTUALITE.CD lors du briefing de presse organisé par visioconférence, l'Élysée a rappelé la forte implication de la France dans la résolution de la crise dans la région des Grands Lacs. "Sur la situation dans l’Est, dans l’équilibre, elle sera, et vous savez tous la force de l’implication de la France en soutien des médiations, notamment la médiation américaine et la médiation qatarie, pour faire avancer les choses. Ce que nous souhaitions, c’était de faire entendre la voix des populations et surtout insister sur le besoin d’un soutien humanitaire. Ne pas oublier les besoins des populations les plus criants”, a répondu le délégué de l’Elysée.
Digital Congo: Procès FRIVAO : Constant Mutamba absent pour « raisons de santé », la Cour renvoie l’affaire au 19 mai: Convoqué ce mardi 5 mai 2026 comme renseignant dans l’affaire FRIVAO, l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba ne s’est pas présenté. La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a jugé son audition indispensable et a renvoyé la cause au 19 mai prochain. L’audience de ce mardi dans le procès FRIVAO s’est ouverte sans l’un de ses témoins les plus attendus. Constant Mutamba, cité comme renseignant, a brillé par son absence. Par le biais de ses avocats, l’ex-garde des Sceaux a invoqué des « raisons de santé » pour justifier sa non-comparution. Sa lettre d’excuse était accompagnée d’un document médical. La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, qui instruit ce dossier de malversations financières présumées autour du Fonds d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), a pris acte de l’excuse. Les juges ont toutefois estimé que l’audition de Constant Mutamba était « indispensable à la manifestation de la vérité ». L’affaire a donc été renvoyée au 19 mai 2026 pour permettre sa comparution à la barre. Le nom de Constant Mutamba revient avec insistance dans ce dossier. Plusieurs témoins et prévenus l’ont cité lors des précédentes audiences, notamment le prévenu Chançard Bolukola, ancien coordonnateur du FRIVAO, qui a pointé son rôle à l’époque où il dirigeait le ministère de la Justice. L’ancien ministre n’est cependant pas poursuivi dans ce volet. Il est convoqué en qualité de renseignant, pour éclairer la Cour sur la gestion des fonds de cette structure.
III. AFRIQUE ET MONDE
Africa news: Tchad : une attaque de Boko Haram contre une base militaire fait au moins 24 morts: Une attaque menée dans la soirée du lundi 4 mai contre la base militaire de Barka Tolorom, située sur la rive tchadienne du Lac Tchad, a fait au moins 24 morts et plusieurs dizaines de blessés parmi les soldats tchadiens, selon des sources militaires et administratives concordantes. Un responsable militaire évoque un bilan de 25 morts et 46 blessés, tandis qu’une autorité locale confirme 24 morts, tout en assurant que « la situation est maîtrisée et sous contrôle ». L’assaut a été attribué à la nébuleuse jihadiste Boko Haram, active dans le bassin du lac Tchad, zone frontalière poreuse partagée entre le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a condamné une attaque « lâche », réaffirmant la détermination des forces armées à « éradiquer totalement cette menace ». Cette nouvelle attaque survient dans un contexte de regain d’activités des factions de Boko Haram, notamment le groupe JAS, déjà impliqué ces derniers mois dans des enlèvements et des raids contre des positions militaires. La région du lac Tchad demeure un sanctuaire pour plusieurs groupes armés, dont l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
IV. EGLISE
Vatican News: Léon XIV: Si quelqu'un me critique, qu'il le fasse en disant la vérité: Léon XIV a répondu aux questions des journalistes à Castel Gandolfo et a commenté les dernières déclarations critiques du président américain Donald Trump: «L'Église s'est prononcée contre toutes les armes nucléaires depuis des années. J'espère être entendu pour la valeur de la Parole de Dieu.» Concernant sa rencontre jeudi 7 mai avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, le Pape a exprimé le souhait d'un «bon dialogue» pour «mieux se comprendre». «La mission de l'Église est de proclamer l'Évangile, de prêcher la paix. Si quelqu'un veut me critiquer pour avoir proclamé l'Évangile, qu'il le fasse en disant la vérité.» À la suite du cardinal Pietro Parolin mardi matin, le Pape Léon XIV a lui-même commenté les dernières déclarations critiques du président américain Donald Trump. Devant la Villa Barberini, sa résidence à Castel Gandolfo, Léon XIV s'est arrêté devant un groupe de journalistes et a répondu à leurs questions: «L'Église s'est prononcée contre toutes les armes nucléaires depuis des années, il n'y a donc aucun doute là-dessus», a-t-il déclaré en réponse aux affirmations de Donald Trump selon lesquelles le Souverain pontife étatsunien jugerait acceptable que l'Iran possède l'arme nucléaire, mettant ainsi tous les catholiques en danger.
Cellule de Communication Caritas Congo Asbl
