Notre Revue de presse du mercredi 16 septembre 2026
Notre Revue de presse de ce mercredi 16 septembre2026 vous propose les principaux sujets d’actualités traités par les médias ci-après:
- RDC : Judith Suminwa dépose à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 axé sur la sécurité et les investissements;
- Ebola en RDC : des progrès enregistrés, mais l’épidémie reste préoccupante (ONU);
- Taux de change indicatifs du mercredi 16 septembre 2026 de la BCC ;
- RDC : après la marche, Fayulu annonce une plainte contre Tshisekedi et son gouvernement devant les Tribunaux nationaux et les instances internationales;
- Assemblée nationale : « Le dialogue n’a pas de sens s’il ne peut résoudre les causes réelles des crises », estime Aimé Boji;
- Intelligence artificielle : les Égyptiens veulent garder l’humain au cœur de la technologie;
- Le Saint-Siège plaide pour une gouvernance éthique du nucléaire et de l’IA.
- URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Actualité.cd: RDC : Judith Suminwa dépose à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 axé sur la sécurité et les investissements: La Première Ministre, Judith Suminwa a déposé ce mardi 15 septembre 2026 au bureau de l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027, adopté par le gouvernement de la République lors de la 98ᵉ réunion du Conseil des ministres. Il est présenté en équilibre, en recettes et en dépenses à hauteur de 56.929 milliards de francs congolais, soit 24,8 milliards USD. Cette enveloppe représente une progression d’environ 12 % par rapport aux 22 milliards USD retenus dans la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. En plus du projet de budget pour l’exercice 2027, Mme Suminwa a également déposé le projet de loi relatif à la reddition des comptes de l’exercice 2025. Adopté lors de la 98ᵉ réunion du Conseil des ministres, ce texte indique que les recettes du budget du Pouvoir central ont atteint 40 559,66 milliards de francs congolais, soit un taux de réalisation de 80,01 % des prévisions. S’agissant des recettes internes, elles ont été mobilisées à hauteur de 27 849,49 milliards de francs congolais, soit près de 91 % des prévisions. Présenté par le gouvernement comme un « budget d’action et de souveraineté », le projet de loi de finances 2027 ambitionne de traduire concrètement, à travers les crédits budgétaires, les engagements du Président de la République inscrits dans le Programme d’actions du Gouvernement (PAG 2024-2028). La sécurité et la défense occupent une place importante dans les orientations présentées par la Première Ministre.
Radio Okapi: Ebola en RDC : des progrès enregistrés, mais l’épidémie reste préoccupante (ONU): Les efforts déployés pour contenir l’épidémie d’Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo commencent à produire des résultats. Toutefois, la maladie demeure une menace majeure et sa maîtrise nécessitera encore plusieurs mois d’efforts, ont averti mardi 15 septembre 2026 des agences des Nations unies. Selon l’ONU, l’épidémie continue de progresser de manière « exponentielle » dans la province du Nord-Kivu, même si des signes d’amélioration sont observés dans d’autres régions affectées. Dans ce contexte, les Nations unies estiment qu’il est encore prématuré d’affirmer que le pic de l’épidémie a été dépassé. « Il s’agit toujours d’une épidémie mortelle et de grande ampleur. Des progrès ont été enregistrés dans certaines zones, mais dans d’autres, nous continuons néanmoins à constater une augmentation du nombre de cas », a déclaré Julien Harneis, coordonnateur spécial de l’ONU pour Ebola, lors d’un point de presse à Genève. Malgré les premiers résultats encourageants, l’ONU souligne que les progrès observés restent fragiles. La riposte doit donc être maintenue et renforcée afin de consolider les acquis et de répondre efficacement à cette crise sanitaire.
BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : mercredi 16 septembre2026
1 USD = 2 270,2900 CDF
1 EUR = 2 619,3300 CDF
1 CFA = 3,9900 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
7sur7: RDC : après la marche, Fayulu annonce une plainte contre Tshisekedi et son gouvernement devant les Tribunaux nationaux et les instances internationales: L’opposant congolais Martin Fayulu a annoncé des poursuites judiciaires contre le président Félix Tshisekedi, son gouvernement et l’Hôtel de ville de Kinshasa, à la suite des troubles survenus ce mardi 15 septembre 2026, en marge de la marche organisée par la coalition de l’opposition C64 contre tout changement de la Constitution en RDC. Réagissant à ces événements, Martin Fayulu a annoncé l’intention de la C64 d’engager des démarches judiciaires contre les autorités qu’il tient pour responsables de la situation. « La prochaine étape, c’est de traduire Tshisekedi, son gouvernement et l’Hôtel de ville de Kinshasa devant les Tribunaux nationaux et des instances internationales », a déclaré Martin Fayulu. Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDE) a fait état de plusieurs blessés et de possibles pertes en vies humaines lors de ces troubles. Il a attribué les violences à la Force du progrès, une structure liée à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi). Martin Fayulu n’a toutefois pas précisé le nombre de personnes blessées ni le bilan exact des éventuelles pertes en vies humaines.
Digital Congo: Assemblée nationale : « Le dialogue n’a pas de sens s’il ne peut résoudre les causes réelles des crises », estime Aimé Boji: L’Assemblée nationale a ouvert, ce mardi 15 septembre, sa session ordinaire de septembre. À cette occasion, son président, Aimé Boji, a plaidé pour un dialogue politique capable de s’attaquer aux causes profondes des crises qui secouent la République démocratique du Congo (RDC). « Depuis 1960, notre pays a toujours recouru au dialogue pour résoudre ses problèmes. Mais les crises ont resurgi, les groupes armés ont repris leurs activités et les tensions ont été ravivées. Le dialogue n’a pas de sens s’il ne peut résoudre les causes réelles des crises », a déclaré Aimé Boji dans son discours d’ouverture. Le président de la chambre basse du Parlement a toutefois insisté sur la nécessité de distinguer dialogue et légitimation de la violence. « Dialoguer ne signifie pas légitimer la violence », a-t-il souligné, estimant qu’il n’est pas possible d’engager des discussions avec des acteurs qui continuent de recourir aux armes. « On ne peut pas venir au dialogue alors que certains ont la main sur la gâchette. On ne peut pas dialoguer avec ceux qui ont choisi les armes comme argument », a-t-il ajouté. Aimé Boji a par ailleurs salué la décision du chef de l’État de signer l’ordonnance portant organisation de ce dialogue. Il a appelé les confessions religieuses, notamment les Églises catholique et protestante, à prendre leurs responsabilités en contribuant à l’organisation d’assises équitables et inclusives.
III. AFRIQUE ET MONDE
Africa news: Intelligence artificielle : les Égyptiens veulent garder l’humain au cœur de la technologie: L’intelligence artificielle continue de susciter autant d’espoirs que d’inquiétudes à travers le monde. Alors que les grandes entreprises technologiques accélèrent le développement de cette technologie, le débat s’intensifie sur ses conséquences pour l’emploi, l’éducation et la société. Au Caire, les avis recueillis par l’AFP témoignent d’une confiance prudente : l’IA est perçue comme un outil puissant, mais qui ne pourra jamais remplacer totalement l’humain. Pour Marian Nassif, développeuse web, l’intelligence artificielle doit avant tout être considérée comme une assistance. « L’IA ne remplacera certainement pas les êtres humains. Il faudra toujours une intervention humaine pour vérifier et valider les résultats qu’elle produit », explique-t-elle. Selon elle, cette technologie peut simplifier les tâches du quotidien et améliorer la productivité, sans pour autant se substituer aux compétences humaines. Même prudence chez Sherif Fakher, professeur d’ingénierie pétrolière. Il ne considère pas l’intelligence artificielle comme une menace, mais estime qu’elle oblige chacun à évoluer. « L’IA fait évoluer les mentalités. Les étudiants, les enseignants et les professionnels doivent apprendre à travailler avec ces outils, sans en devenir totalement dépendants », affirme-t-il.
IV. EGLISE
Vatican news: Le Saint-Siège plaide pour une gouvernance éthique du nucléaire et de l’IA»: À l’occasion de la 70e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui se tient à Vienne en Autriche, le Saint-Siège a réaffirmé son soutien aux usages pacifiques de la technologie nucléaire tout en appelant à renforcer les garanties, la sûreté et la coopération internationale. Face à l’essor de l’intelligence artificielle dans le secteur nucléaire, Mgr Gallagher, a plaidé également pour une innovation placée sous le signe de la responsabilité et du bien commun. Il y a soixante-dix ans, a rappelé d’emblée Mgr Gallagher, le Saint-Siège, en devenant l’un des signataires fondateurs de l’AIEA, a affirmé «sa conviction qu’une technologie au potentiel aussi vaste doit être guidée par des principes éthiques solides, être mise au service de la paix et du développement humain intégral, et être protégée contre toute utilisation destructrice.» C’est la raison pour laquelle même si les «réalités géopolitiques ont évolué» et que «la technologie nucléaire a connu depuis lors des progrès exponentiels», «la vision du Saint-Siège reste inchangée: l’utilisation pacifique de l’énergie atomique doit continuer à être guidée par ces mêmes principes éthiques immuables,» a encore précisé le Secrétaire pour les Relations avec les États et les Organisations Internationales, lors de son intervention à l’occasion de la 70e session ordinaire de la Conférence générale de l’AIEA, qui se tient actuellement à Vienne (du 13 au 18 septembre).
Paris Mona
