Notre Revue de presse du mercredi 26 août 2026
Notre Revue de presse de ce mercredi 26 août2026 vous propose les principaux sujets traités par les médias ci-après:
- Lualaba : sept personnes dont deux chefs coutumiers périssent dans les eaux d’une ancienne mine à Kakanda;
- Félix Tshisekedi lance le balisage du fleuve Congo et de la rivière Kasaï;
- Ebola et conflit en RDC : l’OMS appelle à une trêve humanitaire de 6 mois;
- Taux de change indicatifs du mercredi 26 août2026 de la BCC ;
- RDC : à l’approche du dialogue, pouvoir et opposition renouent avec les accusations de violences ;
- Kinshasa : L’AVC de Budimbu accuse les militants de l’ECiDé de Fayulu d’avoir attaqué son siège;
- «Tous les prix ont doublé»: les Iraniens face à la crise économique provoquée par la guerre et les sanctions américaines;
- «Le Congo a besoin de communion» affirme le cardinal Ambongo
I. URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Actualité.cd: Lualaba : sept personnes dont deux chefs coutumiers périssent dans les eaux d’une ancienne mine à Kakanda: Sept personnes, dont deux chefs coutumiers, ont péri après la chute d’un minibus dans les eaux de l’ancienne mine de Kabamba Nkola, abandonnée par Boss Mining, dans l’agglomération de Kakanda, au Lualaba. Le drame s’est produit mercredi 19 août. Le véhicule transportait une délégation de miniers et de chefs coutumiers qui se rendaient sur un site minier pour y effectuer des cérémonies coutumières, en vue de permettre aux creuseurs artisanaux d’exploiter le site. Les recherches ont permis de localiser le minibus plusieurs jours après l’accident. Le corps du chef coutumier Kuvumbi a été repêché dimanche 23 août. Six autres dépouilles ont été sorties des eaux lundi 24 août, en même temps que le véhicule, à l’aide d’un engin. Les victimes étaient restées plusieurs jours sous l’eau. Les corps se trouvaient déjà dans un état avancé de décomposition au moment de leur récupération. Trois occupants du minibus, dont un chef coutumier et sa famille, ont survécu à l’accident. Selon Bergson Kabulo Nyala, coordonnateur de la société civile OSPC/Kakanda et ses environs, le chauffeur aurait perdu le contrôle du véhicule alors qu’il abordait une descente. Le minibus aurait ensuite été projeté dans les eaux de l’ancienne exploitation minière. Le repêchage des victimes s’est déroulé lundi 24 août devant une foule de curieux. Cette tragédie relance également les interrogations sur la sécurisation des anciennes excavations minières abandonnées dans cette partie de la province du Lualaba.
Radio Okapi: Félix Tshisekedi lance le balisage du fleuve Congo et de la rivière Kasaï: Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement lancé mardi 25 août, les travaux de balisage du fleuve Congo et de la rivière Kasaï, lors d’une cérémonie organisée au port de l’ONATRA, à Kinshasa. Après un défilé nautique, le chef de l’État a remis aux commandants des baliseurs l’« ordre de marche » autorisant le démarrage des travaux. Ceux-ci visent à sécuriser la navigation fluviale et à faciliter le transport des personnes et des marchandises. Le vice-Premier ministre chargé des Transports et Voies de communication, Jean-Pierre Bemba, a souligné l’objectif de cette opération : « Notre ambition ultime est claire : garantir une mobilité fluide et sécurisée sur toute l’étendue du réseau hydrographique national.» La cérémonie a également été marquée par la remise d’une baleinière métallique au Gouvernement et d’une drague multifonctions à la Régie des voies fluviales (RVF).
Actualité.cd: Ebola et conflit en RDC : l’OMS appelle à une trêve humanitaire de 6 mois: Une trêve de six mois, c’est ce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) demande aux belligérants, qui se battent dans le Nord-Est de la RDC, pour permettre aux équipes médicales d’atteindre les populations exposées et stopper la transmission de la maladie d’Ebola. L’épidémie continue en effet de se propager dans six provinces du pays. Les outils pour combattre Ebola existent, mais une partie des populations touchées reste hors de portée des équipes de santé, a déclaré le Dr Mohamed Yakub Janabi à l’ouverture de la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, mardi 25 août 2026 à Addis Abeba (Ethiopie). Pour l’agence sanitaire de l’ONU, l’accès aux communautés constitue désormais le principal obstacle à la riposte. « Lorsque nous parvenons à atteindre les populations, nous stoppons la transmission. Lorsque nous ne le pouvons pas, le virus continue de se propager », a insisté le Dr Janabi. La protection des personnels de santé est également devenue une urgence. Au 20 août, 158 professionnels de santé avaient été infectés et 45 étaient décédés. Pour l’OMS, l’enjeu est désormais de gagner la course contre le virus : atteindre les communautés, protéger ceux qui les soignent et briser les chaînes de transmission avant qu’Ebola Bundibugyo ne gagne davantage de terrain. Le bilan publié le 21 août 2026 fait état de 5.514 cas confirmés et 2.642 décès dans 57 zones de santé de la RDC.
BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : mercredi 26 août2026
1 USD = 2 266,5700 CDF
1 EUR = 2 642,9050 CDF
1 CFA = 4,0300 CDF
II. POLITIQUE ET SOCIETE
Le Potentiel: RDC : à l’approche du dialogue, pouvoir et opposition renouent avec les accusations de violences : Alors que les tractations se poursuivent autour de la tenue d’un dialogue national en République démocratique du Congo, le climat politique continue de se dégrader entre le pouvoir et l’opposition. En l’espace de vingt-quatre heures, les accusations de violences se sont multipliées : l’ECiDé de Martin Fayulu affirme que le cortège de son leader a été pris pour cible, lundi 24 août à Kinshasa, et met en cause des militants proches du pouvoir. Le lendemain, mardi 25 août, l’Alliance des valeurs du Congo (AVC) de Didier Budimbu a, à son tour, dénoncé l’attaque et le saccage de son siège par des militants présentés comme appartenant à l’ECiDé. Ces accusations croisées interviennent dans une séquence particulièrement sensible, marquée par la controverse autour de la réforme constitutionnelle et du recours éventuel au référendum, alors que l’idée d’un dialogue entre les différentes forces politiques est toujours évoquée. À mesure que les tensions montent dans les rues de Kinshasa, la crainte est désormais de voir la confrontation politique basculer dans la violence, compliquant davantage les conditions d’une éventuelle concertation nationale. De ce fait, le C64 et l’Union sacrée ravivent les tensions. En l’espace de vingt-quatre heures, deux camps politiques se sont accusés d’avoir été à l’origine d’incidents violents. L’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), parti de l’opposant Martin Fayulu, affirme que le cortège de son président national a été attaqué à son retour à Kinshasa. Le lendemain, l’Alliance des valeurs du Congo (AVC), formation dirigée par le ministre des Sports Didier Budimbu, a à son tour dénoncé une attaque contre son siège. Deux récits, deux accusations, mais un même constat : la violence politique menace de s’inviter dans une séquence où le dialogue est précisément présenté comme une voie possible de sortie de crise.
7sur7: Kinshasa : L’AVC de Budimbu accuse les militants de l’ECiDé de Fayulu d’avoir attaqué son siège: Le siège du parti politique Autre Vision du Congo (AVC), du ministre des Sports Didier Budimbu, aurait été attaqué à quelques jours de la célébration du 10ᵉ anniversaire de cette formation politique. Selon une dépêche de l’équipe de communication de l’AVC parvenue ce mardi 25 août 2026 à 7SUR7.CD, des militants identifiés comme étant membres du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), parti de Martin Fayulu, seraient à l’origine de cette attaque contre le siège de l’AVC. La même source fait état de dégâts matériels ainsi que de plusieurs personnes blessées lors des incidents. Elle affirme que ces militants auraient semé le désordre dans les installations du parti de Didier Budimbu. L’AVC dénonce une montée de la tension politique et condamne ce qu’il qualifie d’actes de violence et de provocation. Selon l’équipe de communication du parti, ces incidents interviennent alors que l’AVC s’apprête à célébrer dix années d’existence. La formation politique estime que les divergences politiques devraient être réglées par le débat et les voies démocratiques, plutôt que par des actes de violence. L’AVC appelle ainsi au respect des principes démocratiques et à la non-violence dans le règlement des divergences politiques.
III. AFRIQUE ET MONDE
RFI: «Tous les prix ont doublé»: les Iraniens face à la crise économique provoquée par la guerre et les sanctions américaines: Les États-Unis ont annoncé lundi 24 août de nouvelles sanctions contre l’Iran. Et même si aucun calendrier d’entrée en vigueur ou aucune liste de pays visés n’ont été communiqués, l’onde de choc se fait déjà sentir à Téhéran. En Iran, l’inflation était déjà à 70% et celle des produits de consommation courante à 130%. Six mois après le début de la guerre entre Washington et Téhéran, l’économie iranienne s’enfonce toujours plus. Et l’annonce des nouvelles sanctions américaines aggrave encore cette situation, comme l’affirme Alireza, qui a un grand magasin d’halogènes dans le quartier de Laleh-zar, dans le centre de Téhéran, où il y a des centaines de magasins de lampes et de câbles électriques. « À cause de ces sanctions, le prix de nos halogènes, qu’elles soient iraniennes ou étrangères, a augmenté de 30% en trois jours seulement. Nous avons stoppé les ventes. Nous achetons de l’aluminium et de l’acier pour fabriquer nos produits. Avant nous en trouvions, mais maintenant, on n’en trouve plus. On a même versé de l’argent mais les fabricants disent que les ventes sont stoppées », témoigne-t-il.
IV.EGLISE
Vatican News: «Le Congo a besoin de communion» affirme le cardinal Ambongo: L’archevêque de Kinshasa a salué la décision du président Tshisekedi d’engager un dialogue avec la population, annoncée à la mi-juillet. Le cardinal a tenu à manifester immédiatement son soutien personnel et celui de toute l’Église à un processus que la société civile et l’Église elle-même réclamaient depuis longtemps. Le cardinal a qualifié cette initiative d’étape fondamentale vers le renforcement de l’unité nationale. «Le Congo a besoin de communion». C’est par ces mots que le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa, a salué la décision du président d’engager un dialogue inclusif avec la population de la République démocratique du Congo (RDC). Une décision annoncée à la mi-juillet par le président Félix Tshisekedi. Le cardinal a qualifié cette initiative d’étape fondamentale vers le renforcement de l’unité nationale, à un moment où le pays continue de faire face à des situations d’insécurité et d’agressions extérieures. Elle intervient «à l’issue de nos entretiens avec le chef de l’État, qui a proposé d’engager un dialogue entre les fils et les filles du Congo, un dialogue inclusif».
Paris Mona
