Notre Revue de presse du vendredi 21 août 2026
La revue de presse du vendredi 21 août 2026 met en lumière les principales actualités médiatiques
• Plus de 10 000 victimes d’incendies sans assistance au Sud-Kivu (ONG);
• ancement des travaux de construction des infrastructures de contrôle sanitaire à Lufu;
• Les humanitaires appellent à leur protection face à l’insécurité et aux résistances contre la riposte à Ebola en Ituri;
• Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) ;
• À Washington, Kabila ouvre le front judiciaire;
• CHESD : plus de 1600 cadres formés en 10 ans, Félix Tshisekedi fixe 5 nouvelles priorités pour la défense du pays ;
• Cameroun : Paul Biya regagne Yaoundé après plus de deux mois d’absence;
• Journée de la sauvegarde de la Création, le Pape appelle au respect de la vie.
I.URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
•Radio okapi: Plus de 10 000 victimes d’incendies sans assistance au Sud-Kivu (ONG) : La province du Sud-Kivu compte plus de dix mille victimes d’incendies, qui vivent dans des conditions difficiles sans assistance humanitaire, a alerté jeudi 20 août 2026 le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance. Selon l’ONG, ces personnes sont issues de plus de 1 900 ménages dont les maisons ont été calcinées. Dans un rapport de situation partagé avec les autorités, cette organisation indique que la ville de Bukavu est la zone la plus touchée : au moins 1 500 maisons y ont pris feu depuis février 2025.Le responsable de cette enquête, Romuald Lwamba, révèle que la plupart de ces ménages victimes sombrent dans la précarité. Certains ont même regagné leurs villages, faute de prise en charge.« En attendant les mobilisations de l’éducation civique que nous sommes en train d’engager, avec d’autres acteurs et intervenants sociaux de la ville de Bukavu et des radios communautaires, pour sensibiliser la population sur les mécanismes de prévention des incendies, nous commençons par appeler le Gouvernement congolais à tirer sa conscience sur le fait que sa population à Bukavu est en train de mourir de cette misère, de cette catastrophe », indique-t-il.Les autorités devraient prendre des mesures nécessaires, comme on le fait pour les examens certificatifs nationaux, pour que l’aide soit acheminée dans les zones occupées en faveur de ces sinistrées.Pour éviter des incendies, suggère Romuald Lwamba, « nous appelons la population à changer les câbles de leur maison, en faisant recours à de bons techniciens électriciens pour installer ou réinstaller la maison ».
•ACP : lancement des travaux de construction des infrastructures de contrôle sanitaire à Lufu : Les travaux marquant la construction des infrastructures de contrôle sanitaire au poste frontalier de Lufu, dans le territoire de Songololo, au Kongo Central (sud-ouest de la République démocratique du Congo) ont été lancés, jeudi, en vue de renforcer la surveillance et la réponse aux menaces sanitaires transfrontalières, a constaté l’ACP.« À travers cet investissement, nous ne construisons donc pas uniquement des bâtiments. Nous construisons une capacité nationale et provinciale de protection de la population », a déclaré le ministre provincial de la Santé du Kongo Central, Jean Ndombasi, représentant le gouverneur de province, lors de la cérémonie.‹‹ Cette infrastructure constitue une étape importante dans le renforcement du système provincial de surveillance et de réponse aux urgences de santé publique ››, a-t-il ajouté, soulignant que le point d’entrée de Lufu occupe une position stratégique pour la province et la République démocratique du Congo.Selon le ministre provincial de la santé, la construction de ces infrastructures s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement de la préparation et de la réponse aux exigences sanitaires aux frontières, avec l’appui financier de la Banque mondiale et du gouvernement de la RDC, conformément aux exigences du Règlement sanitaire international (2005).Pour sa part, le coordonnateur provincial du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF), le Dr Romain Mvemba Mvemba, a salué le lancement de ces travaux, qu’il a considéré comme une étape décisive dans la mise en œuvre du Règlement sanitaire international.
•Radio okapi : Les humanitaires appellent à leur protection face à l’insécurité et aux résistances contre la riposte à Ebola en Ituri : L’insécurité persistante et les actes de résistance à la riposte contre Ebola continuent de compliquer le travail des organisations humanitaires dans plusieurs zones de l’Ituri. À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée le 19 août à Bunia, les agences des Nations Unies et leurs partenaires ont appelé au respect du droit international humanitaire ainsi qu’au renforcement de la protection des travailleurs humanitaires.De son côté, le gouverneur de l’Ituri a réaffirmé son engagement à améliorer leur sécurité afin de leur permettre de poursuivre leur assistance aux populations. En Ituri, les organisations humanitaires interviennent dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements de populations et l’épidémie d’Ebola. Malgré leur engagement, leurs équipes sont régulièrement confrontées à des menaces, des attaques et des actes de violence qui entravent leurs activités sur le terrain.Selon les statistiques présentées à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, 293 incidents de sécurité ont affecté les acteurs humanitaires dans l’est de la République démocratique du Congo. Ces incidents ont notamment coûté la vie à huit travailleurs humanitaires. Parmi eux, 34 étaient liés aux activités de riposte contre Ebola. Face à cette situation, le chef du bureau d’OCHA en Ituri, Frank Lasmani, a lancé un appel à la protection des acteurs humanitaires : « Les travailleurs humanitaires ne sont pas des cibles. Le droit international humanitaire doit être respecté, les civils doivent être protégés et les humanitaires doivent pouvoir accéder de manière sûre, rapide et sans entrave aux personnes qui ont besoin d’assistance. »
•BCC: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC) : vendredi 21 aout 2026
| Devise Taux moyen (CDF) Taux achat (CDF) Taux vente (CDF) Variation 1j USD (Dollar américain) 2 265,15 2 214,06 2 316,24 +0,01 % EUR (Euro) 2 641,92 2 582,33 2 701,50 +0,59 % XAF (Franc CFA – CEMAC) 4,03 3,94 4,12 +0,75 % |
II.POLITIQUE ET SOCIETE
•Media congo:À Washington, Kabila ouvre le front judiciaire : L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, engage une nouvelle bataille remettant en cause les sanctions américaines dont il fait l’objet depuis le 30 avril. Après la décision du département du Trésor des États-Unis, l’ex-chef de l’État a choisi de contester cette mesure devant la justice américaine. Les autorités américaines reprochent notamment à Joseph Kabila d’avoir apporté un soutien direct ou indirect à la rébellion de l’Alliance fleuve Congo (AFC/M23), active dans l’est de la RDC. Ces accusations ont conduit Washington à lui imposer des sanctions financières. Selon Jeune Afrique, pour défendre ses intérêts devant les juridictions américaines, Joseph Kabila a fait appel à l’avocat Erich Ferrari. Ce juriste américain est spécialisé dans les procédures liées aux sanctions économiques et aux mesures restrictives décidées par le Trésor américain.La contestation a officiellement pris une tournure judiciaire le 4 août à Washington. Le conseil de l’ancien président a saisi la Cour de district des États-Unis pour le district de Columbia et a dirigé son recours contre l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), l’organe du Trésor américain chargé de mettre en œuvre les sanctions financières. Dans cette procédure, la défense de Joseph Kabila conteste notamment la manière dont les accusations ayant conduit aux sanctions ont été établies. Elle estime que les motifs avancés par l’administration Trump restent trop généraux et ne permettent pas, selon elle, d’établir de manière suffisamment précise les faits reprochés à l’ancien président congolais.Au centre du recours figure l’absence alléguée d’éléments matériels établissant un lien entre Joseph Kabila et l’AFC/M23. Selon sa défense, les autorités américaines n’auraient pas produit de preuves précises permettant d’établir l’existence d’une relation opérationnelle, financière ou politique avec cette coalition.La procédure vise ainsi à remettre en cause l’inscription de l’ancien président congolais sur la liste des personnes visées par les sanctions de l’OFAC. La défense demande à la justice américaine d’examiner les fondements de cette décision administrative.Les mesures américaines ont des conséquences directes sur les avoirs et les opérations financières relevant de la juridiction des États-Unis. Elles peuvent notamment entraîner le gel des biens concernés et restreindre les transactions effectuées par des citoyens ou des entreprises américaines avec la personne sanctionnée. La procédure permettra à la justice américaine d’examiner les arguments de sa défense ainsi que les éléments avancés par l’administration américaine. Cette offensive judiciaire intervient alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC continue de mobiliser l’attention des autorités congolaises, régionales et internationales. Les accusations américaines contre le leader du PPRD s’inscrivent dans un contexte plus large, marqué par les affrontements impliquant notamment la rébellion de l’AFC/M23.
• Digital Congo : CHESD : plus de 1600 cadres formés en 10 ans, Félix Tshisekedi fixe 5 nouvelles priorités pour la défense du pays :Le Président Félix Tshisekedi, a dévoilé jeudi 20 août 2026 la nouvelle « doctrine de défense globale » de la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la clôture de l’année académique 2025-2026 et de l’ouverture de la session 2026-2027 du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD).La cérémonie, organisée au Palais du Peuple à Kinshasa, a également marqué les dix ans d’existence du CHESD, une institution qui, selon les autorités, a déjà formé 1 692 cadres civils et militaires, y compris ceux de l’École Supérieure d’Administration Militaire (ESAM).La cérémonie s’est déroulée en présence du président burundais, Évariste Ndayishimiye. Les ministres de la Défense de la République du Congo et de la République centrafricaine y ont également pris part, représentant leurs chefs d’État respectifs.Dans son discours, Félix Tshisekedi a présenté le CHESD comme un outil stratégique allant au-delà de la simple formation des cadres.« Le Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense est bien davantage qu’une institution de formation. Il est une école du discernement, de l’anticipation et de la responsabilité ; un lieu où la République apprend à voir loin, à penser juste et à décider souverainement », a-t-il déclaré.La nouvelle doctrine de défense globale de la RDC repose sur cinq grandes priorités : l’affirmation d’une pensée stratégique souveraine, le renforcement des capacités de veille et d’anticipation, la souveraineté numérique et informationnelle, la promotion de réponses africaines aux crises régionales ainsi que le respect de l’éthique républicaine.Pour le chef de l’État, cette orientation doit permettre à la RDC de développer sa propre vision en matière de sécurité et de défense.« La souveraineté commence dans l’esprit : par la capacité de comprendre les menaces, de définir nos intérêts vitaux et de choisir, en toute indépendance, les moyens de les défendre », a-t-il affirmé.»Cette ambition intervient alors que la RDC siège comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mandat 2026-2027.
III.AFRIQUE ET MONDE
•Le Potentiel.cd: Cameroun : Paul Biya regagne Yaoundé après plus de deux mois d’absence : Le président camerounais Paul Biya a regagné Yaoundé ce jeudi 20 août 2026, après plus de deux mois passés en Europe. Son retour au Cameroun met fin à une longue absence qui avait alimenté les interrogations sur son état de santé et son agenda, dans un contexte politique particulièrement scruté à l’approche de la présidentielle. Accueilli dans la capitale camerounaise, le chef de l’État retrouve ainsi le pays après plusieurs semaines d’absence, durant lesquelles les spéculations sur sa situation personnelle et politique se sont multipliées.Paul Biya avait quitté le pays le 7 juin dernier. La présidence camerounaise avait alors présenté ce déplacement comme un « court séjour privé », sans annoncer une durée précise pour son retour.La prolongation de son séjour européen avait alimenté les spéculations, notamment sur son état de santé. L’absence prolongée du chef de l’État avait également suscité des interrogations sur la conduite des affaires publiques pendant cette période.Le retour de Paul Biya intervient dans un contexte politique particulier au Cameroun, à l’approche de nouvelles échéances nationales. Sa présence à Yaoundé devrait permettre au président de reprendre directement ses activités officielles et de suivre les principaux dossiers du pays.
IV.EGLISE
•Vatican News : Journée de la sauvegarde de la Création, le Pape appelle au respect de la vie :Dans son message pour la 11e Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création 2026, le Pape souligne que les causes profondes des conflits et de l’exploitation de la création, trouvent leur «origine dans une crise éthique et culturelle, qui se caractérise notamment par la perte du sens des limites, le désir de domination, la recherche du profit immédiat et l’incapacité à reconnaître la dignité donnée par Dieu à chaque personne humaine». Le 1er septembre prochain sera célébrée la 11e Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création sous le thème: «Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes». Ce passage de la Bible rappelle en effet le prophète Isaïe, qui a évoqué un temps où les nations, «de leurs épées, forgeront des socs. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée; ils n’apprendront plus la guerre » (Is 2, 4), transformant ainsi ce qui détruit la vie en ce qui la préserve.La journée consacrée à la sauvegarde de la Création, qui marquera le début du Temps œcuménique de la création, s’achèvera le 4 octobre prochain, jour de la fête de saint François d’Assise. À l’occasion de ce traditionnel événement institué par le Pape François en 2015, son successeur, Léon XIV, invite à « contempler le don de la vie» et à «chérir la terre qui la soutient». «Ce sont là des moyens concrets de rendre gloire à notre Créateur». Dans son dense message rendu public ce jeudi 20 août, le Souverain pontife insiste sur le « respect de la vie», tout en invitant à «prendre soin de la terre qui nous a été confiée». Léon XIV déplore toutes ces « guerres qui laissent des blessures». Elles s’étendent bien au-delà du champ de bataille, explique-t-il, «font des victimes, déchire les familles et contraint des millions de personnes à fuir leur foyer, aggravant ainsi la peur, l’injustice et la division ». La guerre, avertit le Pape, «laisse également derrière elle une destruction sociale et écologique qui perdure pendant des générations».
Keren Lulu
