Sud-Kivu: Caritas Congo Asbl lance le programme “Agriculture durable et meilleure protection des forêts tropicales en RDC”
Bukavu, le 8 décembre 2021(caritasdev.cd) : L’atelier de lancement du Programme « Agriculture durable et meilleure protection des forêts tropicales en République Démocratique du Congo », ADPF en sigle, a été organisé le 19 novembre 2021 à Bukavu au Centre Interdiocésain Episcopal dans le Sud-Kivu.
Bukavu, le 8 décembre 2021(caritasdev.cd) : L’atelier de lancement du Programme « Agriculture durable et meilleure protection des forêts tropicales en République Démocratique du Congo », ADPF en sigle, a été organisé le 19 novembre 2021 à Bukavu au Centre Interdiocésain Episcopal dans le Sud-Kivu.
Cette cérémonie d’ouverture a permis aux participants d’avoir des informations pertinentes sur le programme et de recueillir auprès de ces représentants des parties prenantes au programme de leurs réactions et commentaires.
Au cours de cet atelier du lancement de programme, les participants ont suivi progressivement les présentations du programme et son contexte, les objectifs, les résultats, les activités ainsi que le stratégie de mise œuvre et les rôles de chacun des membres du consortium. Ils ont également suivi les présentations du plan suivi, évaluation, apprentissage et redevabilité ; le rapport synthèse de l’étude de base.
Après la présentation du programme, s’en est suivi l’étape de discussions et d’échanges sur le mode opératoire et les risques du programme; et le questionnements et contributions qui ont conduit à une bonne compréhension des attentes du programme.
En fait, le programme « Agriculture durable et meilleure protection des forêts en RDC », a été initié dans le cadre « l’Initiative Interreligieuse pour la forêt tropicale, IRI en sigle, une alliance internationale et multiconfessionnelle qui vise à faire prévaloir l’urgence morale et les valeurs religieuses dans le cadre de la lutte mondiale contre la déforestation tropicale. La Caritas Norvège et Caritas Congo ASBL ont adhéré à cette initiative depuis 2018 ».
Ce programme fait partie du projet global (NORAD) : QZA-21/0038 Caritas Norway – NICFI 2021-25, dénommé : « Réduction de la déforestation et de la pauvreté rurale grâce à une utilisation durable des terres en République Démocratique du Congo et en Colombie.
Par ailleurs, dans sa phase opérationnelle, le programme sera mise en œuvre dans un consortium Caritas Norvège, Norwegian Church Aid (NCA), Caritas Congo ASBL et Eglise du Christ au Congo (ECC) en collaboration avec les bureaux locaux dans les sites ciblés.
A cet effet, Caritas Norvège assure le lead du consortium, Caritas Congo ASBL est responsable de la mise en œuvre des activités des résultats 4 et 5, tandis que Norwegian Church Aid (NCA) coordonne le suivi – évaluation et s’occupe de la mise en œuvre des résultats 1,2 et 3 à travers l’Eglise du Christ au Congo.
Ce programme a une durée de 5 ans, soit de 2021 à 2025 et vise à promouvoir les Politiques pour une utilisation durable des forêts et des terres en RDC et améliorer les droits et les moyens de subsistance des peuples autochtones et des communautés locales des Territoires de Kaïlo et Kalehe. Le budget total pour le consortium est de NOK 16 380 031 dont 6 284 881 pour la Caritas Congo Asbl soit 698 320, 11 USD.
Groupes cibles du programme
Le programme cible les ménages vulnérables entre autres les femmes, les hommes et les enfants. Ces derniers seront sélectionnés parmi les communautés qui vivent à proximité de la forêt. Le programme sélectionnera des agriculteurs par territoire pour une formation sur l’agriculture durable.
Ces agriculteurs formeront d’autres agriculteurs sélectionnés selon des critères de vulnérabilité. Les activités du programme seront accessibles à l’ensemble des communautés des zones d’intervention, indépendamment de la religion, de l’ethnicité, du genre ou de l’orientation sexuelle.
Les Chefs religieux et membres de la Coalition inter-ecclésiale seront également la cible pour ce programme. Ils seront composés des : leaders de la société civile, des leaders religieux et des communautés (au Maniema, au Sud Kivu et à Kinshasa).
Les chefs religieux aux niveaux local, provincial et national seront impliqués dans la mise en œuvre du projet. Ils viendront – pour l’Eglise du Christ du Congo – de ses communautés membres ou des Synodes provinciaux et – pour Caritas – des diocèses.
Les Comités locaux de suivi forestier seront composés des leaders de la société civile, des chefs religieux, des acteurs étatiques et communautés (au Maniema et au Sud Kivu) dont 50% femmes/hommes par clan, si possible, ayant fait leurs preuves au niveau communautaire, capables de s’exprimer librement leurs opinions, de lecture et d’écriture.
Résultats attendus du programme
A la fin de ce programme, les résultats suivants sont attendus : la société civile promeut et surveille la gestion durable des forêts et des terres ; les chefs religieux et les communautés locales sont mobilisés pour la protection, la restauration et la gestion durable des forêts tropicales en RDC et les droits forestiers sont garantis pour les concessions forestières des communautés locales (CFCL).
Autre résultat attendue : les communautés génèrent des moyens de subsistance et des revenus grâce à une production durable et les initiatives locales en matière d’économie d’énergie et de carburants de remplacement pour une meilleure gestion des ressources naturelles sont encouragées.
Des recommandations formulées lors du lancement de programme
En termes des recommandations, les participants ont émis les vœux de prendre en compte le suivi des activités par les autorités étatiques en plus de la participation aux réunions planifiées de présentation de l’état d’avancement des activités.
Etant donné qu’il existe des paysans sans terres, que la Caritas et les membres du consortium plaident pour l’accès et la sécurisation des terres, vulgariser les textes légaux et politiques, notamment dans les domaines agricoles et de gestion des terres et forêts afin de réduire les conflits fonciers récurrents.
Face aux défis de la demande croissante en charbon de bois, que le projet développe les stratégies visant à limiter la surexploitation des forêts.
Il faudrait aussi faire face aux défis de la déforestation, que le projet plaide auprès du Gouvernement de la RDC et au bailleur de fonds pour la co-gestion des forêts impliquant les paysans et l’accès au paiement des services environnementaux pour les Concessions Forestières des Communautés Locales qui permettront-ils de s’attaquer aux causes sous-jacentes de la déforestation.
En ce qui concerne l’insécurité à Kalongo et aux alentours des parcs nationaux de Lomai et Kahuzi – Biega, que le projet plaide auprès du Gouvernement Congolais pour le rétablissement de la paix.
Faire la restitution de l’étude de base dans les sites de Kaïlo et Kalehe afin d’obtenir le consentement de la population enquêtée sur les résultats obtenus.
En outre, plaider pour l’élargissement des activités du projet dans le Territoire de Shabunda qui regorge une grande partie du Parc National de Kahuzi Biega.
Paris Mona
