Sud-Kivu : des individus et groupes vulnérables résistent au recrutement pour l’esclavage moderne grâce à la Caritas
Mwenga, le 14 septembre 2022 (caritasdev.cd) : Des individus et des groupes vulnérables résistent au recrutement pour l’esclavage moderne. Par ailleurs, les femmes vulnérables et les filles adultes sont engagées dans des activités génératrices de revenus durables en tant qu’alternative viable à l’exploitation. Ce sont là les principaux progrès réalisés par le projet de « Protection et alternatives durables contre l’esclavage moderne dans l’Est de la RD. Congo », PADEMO en sigle, au cours du 1er semestre 2022.
Mwenga, le 14 septembre 2022 (caritasdev.cd) : Des individus et des groupes vulnérables résistent au recrutement pour l’esclavage moderne. Par ailleurs, les femmes vulnérables et les filles adultes sont engagées dans des activités génératrices de revenus durables en tant qu’alternative viable à l’exploitation. Ce sont là les principaux progrès réalisés par le projet de « Protection et alternatives durables contre l’esclavage moderne dans l’Est de la RD. Congo », PADEMO en sigle, au cours du 1er semestre 2022.
Financé par NORAD, à travers la Caritas Norvège, le PADEMO cible 1.200 personnes vulnérables du Territoire de Mwenga dans le Sud-Kivu, don’t les enfants de 8 à 11 ans qui sont victimes ou risquent d’être recrutés de force dans les pires formes de travail des enfants, les femmes et les jeunes filles marginalisées, victimes d’abus ou risquant de tomber dans des conditions de travail abusives dans l’industrie minière et ses alentours.
Le rapport semestriel du PADEMO, couvrant les activités du 1er janvier au 30 juin 2022, indique, d’une part, que les filles et les garçons vulnérables (âgés de 8 à 11 ans) sont réintégrés à l’école grâce à des cours de rattrapage. Ils bénéficient également des activités durables et génératrices de revenus pour leurs familles comme alternative viable à l’exploitation.
Pour atteindre les groupes cibles du projet, une mission d’identification des bénéficiaires (filles et garçons de 8 à 11 ans et les femmes vulnérables) a été organisée dans les différents axes du projet, don’t Kadubo-Kasika-Kalambi dans la Chefferie de Lwindi, Kibumba-Kakulu-Kibanda, dans la Chefferie de Basile et Wamuzimukalumba-Kamituga-Mitobo dans la Chefferie de Wamuzimu.
Il sied de souligner que le PADEMO mutualise les efforts avec un autre projet financé par les mêmes bailleurs. Il s’agit du Programme d’Accès à l’éducation et de lutte contre le travail des jeunes dans les mines à Mwenga (Sud-Kivu) et à Wamba (Haut-Uélé), projet OD. En fait, le PADEMO avait recruté les jeunes travaillant dans les différents Réseaux Communautaires pour la Protection de l’enfant, initiés par le projet OD dans le territoire de Mwenga.
D’autre part, une formation professionnelle des femmes et filles vulnérables a été organisée sur les filières des activités génératrices de revenus. Ainsi, 390 filles et femmes vulnérables ont été formées sur les filières entre avril et mai 2022. Cette activité a connu deux temps forts : formation de 341 filles et femmes vulnérables à Kamituga – Mwenga et Kasika, ainsi que 49 filles et femmes vulnérables à Mutobo.
Pour rappel, le PADEMO est mis en œuvre conjointement par la Caritas Congo Asbl, la Caritas-Développement Uvira et Croisade Humanitaire, sous l’accompagnement technique de la Caritas Congo Asbl, appuyé par la Caritas Norvège.
Guy-Marin Kamandji & Josué BOKETSHU (Stagiaire)
