Sud-Ubangi: EP Kolongo, illustration d’une école primaire gratuite, mais aux bâtiments non viables
Budjala, le 30 octobre 2020 (caritasdev.cd) : la République Démocratique du Congo (RDC) a réalisé un pas de géant en rendant effective l’obligation constitutionnelle de la gratuité de l’enseignement fondamental. Cette avancée n’est pas facile dans un contexte de basse conjoncture économique tant au niveau national qu’international. L’option courageuse prise par le Président Tshisekedi rencontre encore plusieurs écueils. Il s’agit notamment de l’existence des écoles non mécanisées, des enseignants non payés et des infrastructures scolaires non viables. Autant de défis que le Gouvernement doit relever. Dans cette optique, il est annoncé le paiement du salaire d’environ 58.000 enseignants du cycle primaire dès la fin de ce mois d’octobre 2020, longtemps considérés comme Nouvelles Unités.
Budjala, le 30 octobre 2020 (caritasdev.cd) : la République Démocratique du Congo (RDC) a réalisé un pas de géant en rendant effective l’obligation constitutionnelle de la gratuité de l’enseignement fondamental. Cette avancée n’est pas facile dans un contexte de basse conjoncture économique tant au niveau national qu’international. L’option courageuse prise par le Président Tshisekedi rencontre encore plusieurs écueils. Il s’agit notamment de l’existence des écoles non mécanisées, des enseignants non payés et des infrastructures scolaires non viables. Autant de défis que le Gouvernement doit relever. Dans cette optique, il est annoncé le paiement du salaire d’environ 58.000 enseignants du cycle primaire dès la fin de ce mois d’octobre 2020, longtemps considérés comme Nouvelles Unités.
Cependant, un autre défi demeure, concernant les infrastructures scolaires non viables. C’est le cas de l’Ecole Primaire (EP) Kolongo, à 39 Kms du centre de Budjala, dans la Province du Sud-Ubangi. Elle se trouve à la paroisse Saint Paul de Ngbulu, Secteur de Banza, en Territoire de Budjala. Cet établissement scolaire a un effectif de 304 garçons et 211 filles, avec huit enseignants et trois agents administratifs. Elle fonctionne depuis plus de dix ans. Mais, ces bâtiments laissent à désirer.
Comme le montre la photo ci-contre, cette école comprend deux principaux blocs de classes construites en pisé, avec une toiture en paille, prête à faire passer de l’eau à la moindre pluie. A certains endroits, la toiture est quasi-inexistante. Caritas-Développement Budjala plaide pour la réhabilitation de cette école.
Il s’agit là d’une illustration de l’état de plusieurs écoles des milieux reculés de la RDC. Il est dès lors à souhaiter que le Gouvernement poursuive avec son vaste Programme de Réhabilitation et de Reconstruction des Infrastructures Scolaires (PRRIS) sur toute l’étendue du territoire national, financé sur ses fonds propres. Suspendu vers 2015, il a été relancé dans le cadre du programme d’urgence dit de « 100 jours » du Président Antoine-Félix Tshisekedi. En effet, le PRRIS s’aligne sur la politique de constructions des infrastructures scolaires de qualité, à moindre coût, avec l’implication des communautés locales.
Guy-Marin Kamandji & Raïssa Bigarura (Stagiaire UCC)
