Tanganyika : Caritas –Développement Kongolo introduit de nouvelles approches à la 2ème phase du projet d’appui à la sécurité alimentaire
Kongolo, le 03 août 2021 (caritasdev.cd) : Après 4 ans d’exécution du Projet d’Appui à la Sécurité Alimentaire dans le Territoire de Kongolo, (PSA/Kongolo), la Caritas-Développement Kongolo a lancé depuis janvier 2021 une deuxième phase dudit projet, avec l’introduction de nouvelles approches d’accompagnement pour l’amélioration des conditions de vie des communautés ciblées. En fait, ce projet a accompagné 1.000 ménages paysans à l’accroissement de la production agropastorale pour combattre l’insécurité alimentaire et l’extrême pauvreté.
Kongolo, le 03 août 2021 (caritasdev.cd) : Après 4 ans d’exécution du Projet d’Appui à la Sécurité Alimentaire dans le Territoire de Kongolo, (PSA/Kongolo), la Caritas-Développement Kongolo a lancé depuis janvier 2021 une deuxième phase dudit projet, avec l’introduction de nouvelles approches d’accompagnement pour l’amélioration des conditions de vie des communautés ciblées. En fait, ce projet a accompagné 1.000 ménages paysans à l’accroissement de la production agropastorale pour combattre l’insécurité alimentaire et l’extrême pauvreté.
Dans un entretien accordé au service de communication de la Caritas Kongolo, l’Ingénieur Bienvenu LWAMBA, chef de projet d’appui à la sécurité alimentaire en Territoire de Kongolo, justifie cette 2ème phase du projet en ces termes : ’’L’augmentation de la production qui a été enregistrée au cours de la première phase a soulevé le besoin de se lancer dans la commercialisation. Il faut donc un accompagnement de tous ces ménages pour qu’ils arrivent à bien commercialiser leur surplus de production. C’est ça le grand objectif de la 2ème phase du projet’’, a indiqué l’Ingénieur Bienvenu LWAMBA.
Pour rappel, PSA Kongolo est un projet qui s’intègre à un Programme Régional d’Appui à la Sécurité Alimentaire (PRASA) RDC, financé par la Caritas Autriche.
Deux entités sont ciblées, c’est-à-dire la Paroisse de Keba et la Paroisse de Sola. 500 ménages vont être structurés dans deux Coopératives, dont l’une à Keba et l’autre à Sola, regroupant chacune 10 associations.
Les coopératives ainsi constituées seront spécialisées dans des filières spécifiques. Celle de Sola aura comme filière Riz ; c’est-à-dire la production, la transformation et la commercialisation du riz. La coopérative de Keba quant à elle sera spécialisée dans les filières manioc et banane.
C’est ainsi que des séances de briefing sur l’approche du projet ont été organisées auprès de tous les groupes accompagnés c’est-à-dire 20 associations dont 10 dans le Secteur de Sola et 10 dans celui de Keba. Les membres ont été formés sur les mécanismes de mise en œuvre d’une coopérative agricole, le fonctionnement et la gestion des coopératives.
Le chef de projet indique en outre qu’une feuille de route a été établie pour l’exécution des activités : « Avec la feuille de route qui a été établie, d’ici-là, il y aura inauguration de ces 2 coopératives à Keba et à Sola. Ces dernières seront appuyées par le projet en équipements, matériels de transformation et en entrepôts pour le stockage de leurs produits ».
Par ailleurs, l’Ingénieur Bienvenu LWAMBA précise que d’autres activités connexes à celles de coopératives seront également réalisées par les associations. Il s’agit notamment de l’habitat écologique qui sera promu dans le projet en encourageant la production et l’utilisation de bloc de terre compressée (BTC) parce que le projet s’inscrit dans la préservation de l’environnement. Du matériel sera acquis par le projet et doté à certains groupes pour se lancer dans la production des BTC et des formations vont accompagner ces activités.
Professionnaliser la production des champignons
Il y a aussi la myciculture, c’est-à-dire la production des champignons. En effet, il a été observé que la consommation des champignons est vraiment limitée à la seule saison des pluies et qu’au-delà on ne sait pas consommer le champignon dans la zone d’intervention. Pour cette raison, le projet a pensé professionnaliser quelques associations dans la production des champignons, révèle l’ingénieur LWAMBA. Il renchérit en disant qu’il y a des souches de champignons qui seront importées et que les groupes seront formés. Des matériels nécessaires pour perpétuer ces souches sont déjà disponibles à la Caritas-Développement Kongolo. Les ménages seront professionnalisés dans la production des champignons pendant toute l’année. C’est une innovation dans le projet de sécurité alimentaire, martèle le chef de projet.
Un accent particulier sera mis également sur le reboisement. ‘’Nous devons préserver la nature et encourager l’exploitation durable des ressources naturelles. Le projet met un accent particulier sur les activités de reboisement. Celui-ci sera combiné aux activités de production agricole et même de l’élevage dans ce sens qu’on pourra avoir des champs de cultures en couloirs, des parcs à bois et même aussi on va accompagner les groupes dans les techniques de réduction de la consommation du bois énergie’’, confirme le chef de projet PSA/Kongolo. Toutefois, poursuit-il, d’autres activités qui étaient dans le projet passé, notamment l’élevage, les noyaux des géniteurs qui sont présents au niveau des différentes associations, vont servir au développement de la chaine de solidarité. Autrement dit, les ménages membres de chaque association vont bénéficier chacun à tour de rôle d’un géniteur venant de son groupe. L’objectif est d’atteindre chaque ménage avec un élevage de caprin ou ovin et un suivi technique, appui conseil sera effectué par un médecin vétérinaire pour la réussite de cette activité.
Pour finir, le chef de projet Bienvenu LWAMBA a conclu en disant qu’une approche très particulière a été envisagée et échangée avec les bénéficiaires du projet, c’est le sevrage: « Il est vrai qu’on ne va pas continuellement prendre en charge tous ces groupes. Il faudrait qu’à un certain moment que ces groupes se sentent responsables et qu’ils soient autonomes. C’est d’ailleurs pour cette raison que les coopératives ont été lancées parce que, comme vous le savez, les coopératives ont comme alternative, et l’unique d’ailleurs, c’est de se prendre en charge, l’autopromotion, l’indépendance. C’est pour cette raison que les groupes sont initiés à l’esprit d’auto prise en charge pour faciliter un bon sevrage », conclut-il.
La mise en œuvre de cette deuxième phase du Projet d’appui à la Sécurité Alimentaire dans le territoire de Kongolo est d’une durée de 4 ans. Il va du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2024.
Crispin NAWEJ
Chargé de communication (Caritas – Dév Kongolo).
