Tshopo : Mgr. Leonard Ndjadi prêche l’Identité Ecclésiale des Centres de Santé catholiques aux gestionnaires des Structures du BDOM Kisangani
Kisangani, le 04 juin 2026 (caritasdev.cd) : Une rencontre initiée par la Caritas – Développement Kisangani, à travers son Bureau Diocésain des Œuvres Médicales, BDOM, a réuni autour de Monseigneur Leonard Ndjadi Ndjate, l’Evêque Auxiliaire, une vingtaine de Gestionnaires des Etablissements Sanitaires de l’Archidiocèse de Kisangani. Parmi eux, il y avait des médecins et des Infirmiers Titulaires venus des hôpitaux et Centres de Santé de l’Archidiocèse de Kisangani.
A l’ouverture des séances, vendredi 29 mai 2026, le Coordonnateur de la Caritas-Développement a circonscrit l’objectif de la rencontre. Il s’agit, a précisé l’Abbé Ferdinand Batubu, de réfléchir ensemble sur certains problèmes qui se posent dans la gestion des Structures médicales diocésaines en vue de tenter de trouver quelques pistes des solutions quant à ce.
Il a évoqué, à titre d’exemple, « la présence du BDOM qui ne se fait pas tellement sentir auprès des Centres de Santé Catholique à travers ses activités de supervision, les Centres de Santé devenus déserts vidés des malades à cause de la non fréquentation… ».
Dans sa communication, Mgr. Leonard Ndjadi Ndjate, en sa qualité de Chargé de l’accompagnement de la Pastorale Sociale de l’Eglise, a expliqué par des mots simples et clairs ce qu’on entend par « l’identité ecclésiale de Centre de Santé Catholique ».
D’entrée de jeu, et s’adressant aux participants, l’Evêque Auxiliaire a « affirmé que pour l’Eglise Catholique, la santé n’est pas que l’absence de la maladie. Mais, la santé englobe tout l’Etre ; elle touche tout l’Etre : le corps, l’âme et l’esprit. Mais aussi la relation avec les autres ».
C’est dans cette logique que le prélat catholique a bien voulu souligner que le corps de l’homme est sacré, en se référant de passage du livre de la Genèse dans son chapitre 1 verset 31.
Monseigneur Leonard a recommandé au Personnel soignant d’observer scrupuleusement trois choses dans leur prestation de soins aux malades.
Primo, mettre le malade au centre de toute action, sans discrimination quelconque, au nom du Christ et de l’Eglise.
Secundo, vivre l’éthique Catholique dans la pratique de soins de vie.
Cette éthique consiste à observer trois principes fondamentaux qui accompagnent le soin de la vie, a insisté l’Evêque Auxiliaire. Et de poursuive qu’il s’agit du respect de la vie dès la conception jusqu’à la mort naturelle, les soins palliatifs en soulageant les douleurs du malade et enfin la justice dans l’accès aux soins médicaux ; et cela, sans distinction.
Enfin tertio, il a évoqué l’identité ecclésiale d’un Centre de Santé Catholique.
Pour cet aspect, Monseigneur l’Evêque Auxiliaire a insisté pour dire qu’un personnel soignant, médecins et infirmiers, doit être compatissant à l’endroit du malade à l’exemple du Christ, se mettre au service de la personne malade toute entière dans toutes ses dimensions : corps, âme et esprit.
BDOM Kisangani : 70 Structures sanitaires dans 18 ZS
Dans son intervention, le Directeur du Bureau Diocésain des Œuvres Médicales (BDOM) a brossé la carte postale de son service intégré dans la Coordination de Caritas-Développement Kisangani.
En peu de mots, Docteur Pascal Baghinyea a précisé que dans l’Archidiocèse de Kisangani, on compte soixante-dix structures sanitaires qui sont reparties dans dix-huit Zones de Santé dont une à Lubutu dans la province de Maniema.
Dans ces structures de santé, a souligné le Directeur de BDOM, on a deux Hôpitaux Généraux de Références, quatre Centres de Santé de Références, trente-huit Centres de Santé, vingt-quatre postes de Santé, un Centre de santé spécialisé en réadaptation et soins psychomoteurs ainsi qu’un Centre de santé nutritionnel.
Au total, a signifié le Docteur Pascal Baghinyea, ces structures médicales diocésaines emploient 503 agents, dont vingt-six médecins, un pharmacien, 354 infirmiers toutes catégories confondues bénéficiant du personnel administratif, technique et autres, dont l’effectif s’élève à 122.
Vers l’institution de Fonds de Solidarité pour la Pastorale de la santé
Il y a près d’une décennie, a-t-il martelé, que le BDOM ne bénéficie plus des aides extérieures à titre d’appui institutionnel.
Néanmoins, une stratégie locale de mobilisation des ressources est mise en place pour surmonter, tant soit peu, cette difficulté. Cette stratégie consiste à une contribution statutaire des structures de santé à hauteur variable de cinq à trente Dollars américains, a dit le médecin responsable des œuvres médicales.
Séances tenantes, un débat a été ouvert sur l’institution de Fonds de Solidarité pour la Pastorale de la santé.
C’est une nouvelle réforme de financement solidaire des établissements sanitaires du réseau Catholique de Kisangani.
L’objectif, a précisé le Directeur du BDOM, « est de contribuer au renforcement de leur propre capacité institutionnelle pour l’offre de soins de santé adéquat et de qualité à la population, indépendamment des aides extérieures ».
Après discussions et échanges fructueux, sous les orientations de Mgr. Leonard Ndjadi, la proposition faite par le Docteur Pascal Baghinyea, quant à ce, a été renvoyée prochainement après étude approfondie par une commission ad hoc.
Une photo de famille a été prise à la fin de ces assises.
Cellule de Communication de la CD Kisangani

