Les sujets ci-après ont été sélectionnés pour notre Revue de presse de ce mercredi 11 mars 2026 :
Les déplacés vivent la peur au quotidien dans la Plaine Savo en Ituri;
Santé : HJ Hospitals–Limete lance une campagne ORL avec un spécialiste venu d’Inde;
Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC);
ONU: à New York, Suminwa dénonce les violations des droits des femmes dans l’Est de la RDC ;
Changement ou non de la Constitution : le silence inquiétant des scientifiques qui expose la population à la manipulation ;
Russie : au moins six morts et 37 blessés après une frappe ukrainienne dans l'ouest ;
La douleur du Pape pour les enfants innocents et les victimes au Moyen-Orient.
URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
Radio Okapi : Les déplacés vivent la peur au quotidien dans la Plaine Savo en Ituri : La situation est restée très tendue ce mardi 10 mars aux alentours du site de déplacés de Plaine Savo, situé près du centre de négoce de Bule, à environ 85 kilomètres de Bunia. Entre accusations de bavures et infiltrations de miliciens, les milliers de civils qui y ont trouvé refuge vivent dans une peur constante. Une adolescente blessée et des morts signalés. Selon des sources locales, la journée de mardi a été marquée par une nouvelle tragédie : une adolescente de 16 ans a été blessée par balle lors de tirs attribués aux forces de l’ordre. Ce drame fait suite à une soirée de lundi déjà sanglante. Deux autres personnes auraient en effet perdu la vie dans une fusillade également imputée aux forces loyalistes. Des témoignages concordants affirment que l'armée aurait aussi incendié des habitations civiles. Parmi les victimes de la veille figurerait un homme âgé dont le corps, selon des sources locales, aurait été jeté dans les flammes d’une case en feu. Le chaos a débuté lundi lorsque des miliciens du groupe armé Convention pour la révolution populaire (CRP) se sont infiltrés sur le site. Ces derniers auraient réussi à repousser les FARDC vers les abords de cette zone de refuge. Selon un habitant joint sur place par Radio Okapi sous couvert d'anonymat, ces échanges de tirs nourris ont provoqué une panique généralisée et une débandade totale parmi les déplacés. Au-delà de la violence armée, les leaders communautaires tirent la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire : l'accès aux soins et à la nourriture est désormais rompu, faisant craindre une explosion de la mortalité liée aux maladies et à la malnutrition.
7sur7 : Santé : HJ Hospitals–Limete lance une campagne ORL avec un spécialiste venu d’Inde : L’établissement HJ Hospitals–Limete organise une campagne médicale spécialisée en oto-rhino-laryngologie (ORL) destinée aux personnes souffrant de problèmes liés aux oreilles, au nez et à la gorge. Cette initiative vise à offrir aux patients un accès facilité à des consultations et soins spécialisés. Pour cette campagne, l’hôpital accueille un médecin spécialiste venu d’Inde, qui assurera les consultations et la prise en charge des patients durant toute la période de l’activité. L’opération se déroulera du 09 au 13 mars, au sein des installations de HJ Hospitals à Limete. Durant ces cinq jours, les patients pourront bénéficier de consultations spécialisées, de diagnostics approfondis et de conseils médicaux adaptés pour différentes pathologies ORL, notamment les infections de l’oreille, les problèmes de sinus, les troubles de l’audition ou encore les affections de la gorge. Les personnes intéressées sont invitées à prendre rendez-vous aux numéros suivants : 081 558 6555 et 081 392 2612. Cette campagne s’inscrit dans la volonté de HJ Hospitals–Limete de renforcer l’accès à des soins spécialisés de qualité au profit de la population de Kinshasa.
Banque Centrale du Congo (@BCC_RDC sur X: Taux de change indicatifs du jour – Banque Centrale du Congo (BCC).
Actualite.cd : ONU: à New York, Suminwa dénonce les violations des droits des femmes dans l’Est de la RDC : La Première Ministre, Judith Suminwa prend part à la 70ᵉ session annuelle de la Commission de la condition de la femme (CSW70), qui se tient du lundi 9 au jeudi 19 mars 2026 au siège de l’ONU à New York, sous la présidence du Costa Rica. Il s’agit du plus grand rassemblement annuel des Nations Unies consacré à l’égalité des sexes et aux droits des femmes. Ces assises interviennent à un moment critique, où l’État de droit est menacé et l’espace démocratique se rétrécit. Par ailleurs, les droits des femmes et des filles continuent d’être bafoués, face à des systèmes judiciaires souvent impuissants à les protéger. Selon ONU Femmes, pour la majorité des femmes et des filles dans le monde, l’égalité juridique reste hors de portée, puisqu’elles ne disposent que de 64 % des droits juridiques des hommes. Ces inégalités ont des conséquences profondes et durables, affectant toute la vie des femmes et se transmettant de génération en génération, avec un impact sur l’ensemble de la société. Le thème prioritaire de la CSW70, « Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice », vise à mesurer l’impact de l’inégalité juridique sur la vie quotidienne et à recommander des mesures concrètes pour y remédier. L’ONU souligne ainsi l’impératif de former un front commun pour garantir l’égalité, protéger les droits humains et agir pour l’autonomisation de toutes les femmes. Pour cette 70ᵉ session, de nombreux plaidoyers en faveur des femmes ont été présentés à la tribune de l’ONU pour un monde plus juste, équitable et tourné vers l’avenir. Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a dénoncé la régression des droits des femmes, rappelant qu’elles ne détiennent que 64 % des droits juridiques des hommes. Judith Suminwa a rappelé qu’alors que la communauté internationale plaide pour les droits des femmes et des filles, celles de son pays continuent de payer le prix d’une agression rwandaise injuste, en particulier dans l’Est du pays.
Media Congo : Changement ou non de la Constitution : le silence inquiétant des scientifiques qui expose la population à la manipulation : Depuis la sortie médiatique de Modeste Bahati Lukwebo, professeur d’université et deuxième vice-président du Sénat, l’opinion nationale s’est enflammée autour d’une question qui touche directement à l’avenir de la République démocratique du Congo. Les partisans du régime en place voient dans cette initiative l’occasion de doter la RDC d’une « Constitution capable de placer le pays sur la voie de son développement », certains allant jusqu’à qualifier l’actuelle loi fondamentale d’« imposition des belligérants ». Du côté de l’opposition, la lecture est tout autre. Pour plusieurs acteurs politiques, ce débat serait une diversion destinée à détourner l’attention de la population des problèmes majeurs que traverse le pays, notamment l’insécurité persistante, la pénurie d’eau potable et le déficit chronique en énergie électrique. L’opposant Martin Fayulu estime même que cette question ne mérite pas d’être débattue au regard des urgences auxquelles la RDC est confrontée. D’autres voix de l’opposition vont encore plus loin. Olivier Kamitatu, porte-parole du parti Ensemble pour la République, voit dans cette initiative une tentative du régime en place d’ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président de la République, Félix Tshisekedi. Face à ce débat houleux qui engage l’avenir de plus de 100 millions de Congolais, l’éclairage des spécialistes du droit constitutionnel devrait pourtant s’imposer comme une nécessité absolue. Mais depuis le début de cette controverse, un constat troublant s’impose : le silence quasi total des professeurs d’université pourtant qualifiés pour éclairer l’opinion publique. Est-ce la peur des représailles ? Ou la conséquence d’une proximité assumée avec les milieux politiques ? La question mérite d’être posée, d’autant plus qu’une grande partie des professeurs d’université, notamment ceux spécialisés en droit constitutionnel, occupent aujourd’hui des fonctions dans des cabinets politiques ou sont affiliés à des partis politiques.
III, AFRIQUE ET MONDE
RFI :Russie: au moins six morts et 37 blessés après une frappe ukrainienne dans l'ouest. Un bombardement ukrainien sur la ville de Briansk, dans l'ouest de la Russie, a fait mardi 9 mars au moins 6 morts et 37 blessés, a annoncé le gouverneur régional, Alexandre Bogomaz. «À la suite d'une attaque terroriste de missile, six civils ont été tués et 37 blessés. Tous ont été transportés à l'hôpital régional de Briansk», a affirmé M. Bogomaz sur son compte Telegram. La ville de Briansk, qui compte environ 400 000 habitants, est située à une centaine de kilomètres à vol d'oiseau de la frontière ukrainienne.
Africa News :Haïti : plus de 1200 personnes tuées par des frappes de drones : Des civils ont été tués lors de frappes de drones visant des gangs en Haïti. Selon l’ONG Human Rights Watch, au moins 1 243 personnes sont mortes lors de 141 opérations menées entre le 1er mars 2025 et le 21 janvier dernier. Pour l’organisation, les forces de sécurité haïtiennes feraient appel à des prestataires privés de sécurité qui utilisent de plus en plus des drones, une stratégie qui provoquerait de nombreux dommages collatéraux parmi les civils. « Des dizaines de personnes, dont de nombreux enfants, ont été tuées ou blessées lors de ces opérations meurtrières menées par des drones », affirme Juanita Goebertus, directrice pour les Amériques à Human Rights Watch. Elle appelle les autorités haïtiennes à renforcer le contrôle de ces opérations. La situation sécuritaire dans le pays reste extrêmement préoccupante. Les gangs contrôlent désormais près de 90 % de la capitale, Port-au-Prince, et ont tué près de 6 000 personnes en 2025, selon les United Nations. Cette insécurité a provoqué le déplacement d’environ 1,4 million de personnes, soit près de 10 % de la population. Par ailleurs, près de la moitié des Haïtiens souffrent d’une insécurité alimentaire aiguë, dont 1,2 million d’enfants de moins de cinq ans.
IV. EGLISE
Vatican News : La douleur du Pape pour les enfants innocents et les victimes au Moyen-Orient. La Salle de presse du Saint-Siège, par le biais de sa chaîne ''Telegram'', fait savoir que le Pape Léon XIV prie pour que cessent toutes les hostilités dans les régions du Moyen-Orient. Le Souverain pontife a une pensée pour les « nombreux innocents, dont beaucoup d'enfants » tués dans les bombardements et «pour ceux qui leur portaient secours», comme le père Pierre El-Rahi, le prêtre maronite mort aujourd'hui lors d'une attaque au Liban. Le Pape Léon XIV exprime sa « profonde douleur » pour «toutes les victimes des bombardements de ces derniers jours au Moyen-Orient, pour les nombreux innocents, dont beaucoup d'enfants, et pour ceux qui leur portaient secours, comme le père Pierre El-Rahi». Il s'agit du prêtre maronite tué lundi après-midi à Qlaya lors d'une attaque qui a frappé une maison dans la région de sa paroisse, dans les montagnes, blessant l'un de ses paroissiens. Comme l'a raconté le père franciscain Toufic Bou Merhi aux médias du Vatican, le père Pierre s'est précipité avec des dizaines d'autres jeunes pour secourir le paroissien. À ce moment-là, un autre bombardement a frappé la même maison et le prêtre a été blessé. Transporté dans un hôpital de la région, il n'a pas survécu.