Ituri : plus de 34.000 personnes retournées à Djugu ont besoin d’une assistance multisectorielle urgente
Djungu, le 22 juillet 2026 (caritasdev.cd) : Plus de 34.000 personnes retournées à Djugu ont besoin d’une assistance multisectorielle urgente pour soutenir leur réintégration, renseigne le rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en République démocratique du Congo, en collaboration avec ses partenaires, parvenu à caritasdev.cd ce mardi 21 juillet 2026. Ce rapport couvre la période du 1ᵉʳ au 30 juin 2026. Ce document met en lumière la gravité de la situation humanitaire dans les Territoires d’Aru et de Djugu, où l’insécurité et l’épidémie d’Ebola compliquent l’accès aux populations vulnérables.
Des incursions transfrontalières dans le territoire d’Aru aggravent les risques de protection des civils et privent plus de 3.000enfants d’accès à l’éducation.
Les besoins humanitaires dépassent largement les capacités de réponse, dans un contexte marqué par l’insécurité et l’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo (MVB).
Des avancées signalées
66.637 personnes ont reçu une assistance alimentaire dans les territoires d’Aru et Djugu (Cluster SECAL, 30/6/2026).
999.000 personnes déplacées internes ont été recensées en Ituri au 31 mai (CMP Ituri, 11/6/2026).
64.058 personnes ont bénéficié d’une assistance monétaire dans le territoire de Djugu (Cluster SECAL et SI, 30/6/2026).
Situation du territoire d’Aru
Les incursions d’acteurs armés présumés en provenance du Soudan du Sud se sont intensifiées dans la Zone de Santé d’Adi. Selon des sources locales, au moins 25 personnes, dont desenfants, ont été enlevées en juin dans les villages d’Okabe, Zebhele Gabhu et Liga. Depuis mai, plus de 70 personnes auraient été kidnappées. Ces attaques s’accompagnent de pillages de bétail et de biens, accentuant la vulnérabilité des communautés. La fermeture de neuf écoles prive près de 3.000 enfants d’éducation. Les acteurs de protection appellent à un renforcement urgent de la sécurité pour les populations locales et les réfugiés sud-soudanais.
Situation dans le territoire de Djugu
Une accalmie fragile est observée depuis la mi-juin, malgré des tensions persistantes entre un groupe armé et les forces congolaises. Le 9 juin, un enfant déplacé a été tué et un autre grièvement blessé à Lodhinga, près du site de Plaine Savo (zone de santé de Fataki). Toutefois, la réouverture de l’axe Djadju–Lenga–Bule devrait faciliter l’accès humanitaire au site de Plaine Savo et contribuer à renforcer la cohésion intercommunautaire.
Le rapport souligne l’urgence d’une réponse humanitaire renforcée en Ituri, où les besoins des populations déplacées et retournées restent immenses. La persistance des violences armées et l’épidémie d’Ebola compliquent davantage les opérations, nécessitant une mobilisation accrue des acteurs nationaux et internationaux.
Paris Mona
